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Des étudiants français manifestent et incendient des poubelles et des vélos lors d'affrontements avec les forces de l'ordre à Aubervilliers, près de Paris, le 1er octobre 2026. [Photo d'illustration]
Alors que la fronde lycéenne gagne du terrain, les services de la préfecture de Police de Paris estiment qu'elle serait "téléguidée" par des syndicats et des organisations politiques "radicales", parmi lesquelles le parti de Jean-Luc Mélenchon, accusé également par Matignon. LFI a appelé l'exécutif "à ne pas sombrer dans le complotisme".
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"Les origines du mouvement résident de toute évidence dans une instrumentalisation de structures syndicales étudiantes et de mouvements politiques proches de l'extrême gauche". Dans une note, dont Le Figaro s'est fait l'écho le 1er octobre, les services de renseignement rattachés à la Préfecture de Police de Paris alertent sur le caractère "inédit" de ces actions marquées "par une volonté de désordre manifeste, notamment par la commission de violences urbaines, sans revendications sociales précises".
"Le climat de tension sociale qui en découle marque une inflexion en cette rentrée sociale plutôt calme et peut correspondre à une stratégie d'embrasement de la part des structures syndicales et politiques parmi les plus radicales pour imposer leurs idées à l'approche d'échéances électorales nationales", estiment les auteurs de ce rapport.
Ces derniers ont également souligné le rôle clef des réseaux sociaux qui "permettent aux jeunes d'établir des contacts entre lycées et de mutuellement se prêter main-forte lors des tentatives de blocages". Même tonalité quant au recours à l'IA "pour établir des visuels annonçant les blocages" - qui serait "un phénomène nouveau" se "substituant aux habituels tracts syndicaux" avec l'anonymat en prime - ou aux trottinettes électriques pour "établir des liaisons inter lycées, assurer des missions comme la livraison de mortiers, ou permettre la fuite des tireurs à peine leur méfait commis". Une tendance pourtant déjà observée dans certains règlements de comptes ultra-violents sur fond de trafic de stupéfiants.
"De toute évidence, les lycéens sont poussés à ces actions par des éléments d'extrême gauche repérés tant parmi des structures syndicales étudiantes de l'université Paris 8 (Le Poing levé, FSE) ou Paris Nanterre (FSE) que des organisations politiques comme les Jeunes communistes révolutionnaires, Révolution permanente ou LFI", ont estimé les membres de ce service de renseignement. Ces derniers ont mis un point d'honneur à égrainer les différents incidents depuis le premier rassemblement "peu mobilisateur" du 21 septembre en Seine-Saint-Denis ainsi que le profil d'une quarantaine d'interpellés, qui sont en partie "extérieurs aux lycées" et pour les deux tiers "inconnus des services".
Le gouvernement français "sombre dans le complotisme", estime Bompard
"Des appels sur les réseaux sociaux" ont été lancés pour bloquer des lycées "dans le cadre d'un"challenge des blocus"lycéens organisé sur le département", ont tenu à "souligner" les auteurs du rapport. "Ceci rappelle fortement le"blocus challenge"lancé en mars 2023 par le député (LFI) du Val-de-Marne Louis Boyard pendant le conflit social lié à la réforme des retraites pour créer une émulation entre lycéens", ont-ils ajouté.
Par ailleurs, selon cette même source, les rassemblements de soutien de jeunes devant les commissariats où des lycéens ont été placés en garde à vue, à la suite, par exemple, de jets de mortier, constitueraient "un élément qui plaide également pour un possible"téléguidage"opéré par des syndicats, cette pratique étant habituelle pour ces structures, mais assez rare parmi les jeunes".
Les services de renseignement français estimeraient que le mouvement est une "manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultragauche", a indiqué le même jour Matignon, à l'issue d'une cellule interministérielle de crise. Accusations en réponses auxquelles le coordinateur de LFI Manuel Bompard "appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens", évoquant un mouvement "spontané".
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