🏛️ 02/10/2026 rtenfrancais.tv  4min ⁎️ 4 #328552

« Vous avez tout raté, vous avez tout ruiné » : le gouvernement français sous le feu des critiques après la présentation du budget 2027

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© Telmo Pinto/NurPhoto Source: Gettyimages.ru

Roland Lescure, Serge Papin, Stéphanie Rist, Maud Bregeon, Jean-Pierre Farandou et David Amiel, au sortir d'un Conseil des ministres, ce 1er octobre 2026 au Palais de l'Élysée.

Le projet de budget présenté le 1er octobre par le gouvernement Lecornu a vivement fait réagir, tant dans les rangs des organisations syndicales qu'au sein des oppositions de gauche comme de droite, certains allant jusqu'à brandir la censure, à sept mois de l'élection présidentielle.

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"Vous avez tout raté, vous avez tout ruiné. La meilleure preuve, c'est vos résultats", a lancé ce 1er octobre le député Rassemblement national (RN) de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, au ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure et à son homologue de l'Action et des Comptes publics David Amiel.

Ces derniers étaient auditionnés à l'Assemblée nationale, dans la foulée de la présentation par le gouvernement Lecornu du projet de loi de finances (PLF) et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui prévoit un "effort de redressement" des finances publiques de 43 milliards d'euros avec pour ambition de contenir le déficit public à 5% du PIB, soit environ 170 milliards d'euros.

"Si vos politiques économiques fonctionnaient, les caisses seraient pleines", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par la chaîne LCP, estimant que le projet de budget tout juste présenté "n'est pas capable de rétablir les finances publiques" et de dénoncer "un calcul bidon qui vise à présenter des économies" alors que le PLF prévoit une hausse des dépenses".

Même son de cloche du côté du député de la Somme et candidat à l'élection présidentielle de gauche François Ruffin, qui a fustigé sur BFMTV un "bricolage" et du "ravaudage". Le président de la commission des finances et député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel a fait savoir que son parti "ne pourrait que s'y opposer".

Pour leur part, les Socialistes n'ont vu "aucune main tendue" qui permettrait au gouvernement d'éviter la censure, a déclaré la députée de Meurthe-et-Moselle Estelle Mercier, responsable du projet de loi de finances pour le groupe PS, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale.

"Une provocation supplémentaire"

Toujours parmi les critiques de la copie budgétaire du gouvernement, au-delà des formations politiques, les organisations syndicales n'étaient pas en reste. "Une nouvelle fois, l'essentiel des efforts demandés repose sur les salariés, les agents de la fonction publique, les retraités et les personnes les plus vulnérables", s'est indignée l'Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), qui a par ailleurs dénoncé "la réduction de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises".

Pour sa part, le Medef a regretté que cette "surtaxe de l'IS" - présentée comme provisoire - ait été reconduite pour la troisième année consécutive, arguant que "la France a besoin de croissance et donc d'entreprises fortes capables d'investir et d'embaucher".

"J'ai envie de demander, est-ce que M. Lecornu est un pyromane ?", a lancé sur Franceinfo la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, le projet de budget prévoyant d'instaurer des frais d'inscription pour les étudiants en BTS ou en classe préparatoire aux grandes écoles qui, jusqu'à présent, sont gratuits. "Alors que nos lycées sont en feu au sens propre comme figuré, malheureusement, le budget contient une provocation supplémentaire", a-t-elle estimé.

Même tonalité du côté de la France insoumise, accusée par Matignon d'être derrière la fronde lycéenne. Son secrétaire national, Manuel Bompard, qualifie sur X les membres du gouvernement Lecornu d'être des "provocateurs irresponsables", tandis que l'eurodéputée Manon Aubry parle de "véritable crachat au visage des lycéens".

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