
Chroniques de l'Armageddon
.Une émission de Raphaël Berland.
Invitée : Lise Philippe, Coach&Formatrice ERES, écrivaine et chroniqueuse.
Thème : "ASE, ESS L'imposture du social".
Que se passe-t-il lorsque des institutions créées pour protéger, accompagner et aider deviennent elles-mêmes l'objet de graves accusations de dysfonctionnements ?
Protection de l'enfance, placements, accompagnement éducatif, économie sociale et solidaire : derrière ces expressions rassurantes se trouvent des milliers de professionnels engagés... mais aussi des familles qui racontent parfois une tout autre réalité.
Pour ce nouveau numéro des "Chroniques de l'Armageddon", Raphaël Berland reçoit Lise Philippe, coach & formatrice ERES, écrivaine et chroniqueuse.
Un sujet sensible, douloureux et explosif :
"ASE, ESS... L'IMPOSTURE DU SOCIAL"
👧 PROTÉGER LES ENFANTS... MAIS COMMENT ?
L'Aide sociale à l'enfance (ASE) possède une mission fondamentale : venir en aide aux mineurs en danger ou risquant de l'être.
Personne ne peut sérieusement contester la nécessité d'une telle mission.
Mais précisément parce qu'elle touche à ce que nous avons de plus précieux - nos enfants - son fonctionnement doit pouvoir être interrogé.
Que devient une famille lorsqu'une décision de placement est prise ?
Comment sont élaborés les rapports qui peuvent peser sur une décision judiciaire ?
Quelle place reste-t-il à la parole des parents ?
Et surtout : comment s'assurer que l'intérêt supérieur de l'enfant demeure réellement au centre du dispositif ?
Car derrière les sigles, les administrations et les procédures, il existe des vies bouleversées.
Des enfants séparés de leurs parents.
Des parents qui disent ne plus comprendre ce qui leur arrive.
Et des professionnels qui, eux aussi, peuvent se retrouver prisonniers d'un système administratif dont ils ne maîtrisent pas toujours les contraintes.
⚠️ QUAND LE "SOCIAL" DEVIENT UN SYSTÈME
Lise Philippe propose d'aller plus loin.
Son interrogation ne concerne pas uniquement l'ASE, mais plus largement certaines structures relevant de l'économie sociale et solidaire (ESS) et les mécanismes institutionnels, associatifs et financiers qui entourent l'action sociale.
Qui finance ?
Qui contrôle ?
Qui évalue les résultats ?
Quelle part des moyens bénéficie directement aux personnes que ces structures sont censées aider ?
Existe-t-il des conflits d'intérêts, des logiques bureaucratiques ou économiques susceptibles de faire passer la survie du système avant la finalité de sa mission ?
Et lorsqu'un dispositif dysfonctionne, qui en assume réellement la responsabilité ?
Ce sont des questions dérangeantes.
Mais une institution chargée de protéger les plus vulnérables ne devrait-elle pas être, justement, l'une des institutions les plus transparentes de notre société ?
🔎 ENQUÊTER N'EST PAS CONDAMNER
Le titre de cette émission est volontairement provocateur : "L'imposture du social".
Il exprime l'analyse que Lise Philippe viendra développer et défendre au cours de l'émission.
Il ne signifie évidemment pas que l'ensemble des professionnels de l'ASE, du secteur associatif ou de l'ESS participeraient à une quelconque "imposture".
Beaucoup accomplissent quotidiennement un travail difficile auprès d'enfants, de familles et de personnes vulnérables.
Mais reconnaître leur engagement ne doit pas davantage interdire d'examiner les dysfonctionnements, les responsabilités institutionnelles et les témoignages de ceux qui estiment avoir été broyés par le système.
C'est précisément à cela que sert le débat.
🎙️ RAPHAËL BERLAND FACE À LISE PHILIPPE
Dans cette nouvelle émission, Raphaël Berland reviendra avec son invitée sur les mécanismes qu'elle dénonce et sur son expérience du secteur.
Quels faits peut-elle documenter ?
Quelles situations a-t-elle rencontrées ?
Pourquoi emploie-t-elle le mot "imposture" ?
Et surtout, quelles solutions propose-t-elle ?
Car dénoncer ne suffit pas.
Si certaines structures ne remplissent plus correctement leur mission, il faut comprendre pourquoi, identifier ce qui doit être corrigé et imaginer comment remettre l'humain au centre.
Une émission qui promet de déranger.
Parce qu'en matière de protection de l'enfance, une question devrait toujours primer sur toutes les autres : protégeons-nous le système... ou protégeons-nous réellement les enfants ?
