🏛️ 08/10/2026 rtenfrancais.tv  4min 3 #329281

« La Paki » : après les « Mamadou » et les « rabzouz », Macron se voit à nouveau prêter des propos racistes

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© Thierry Nectoux/Gamma-Rapho Source: Gettyimages.ru

Les députés Prisca Thevenot, Gabriel Attal et Pieyre-Alexandre Anglade, lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, le 26 mai 2026. [Photo d'illustration]

Selon L'Infiltré, Emmanuel Macron aurait qualifié de "Paki" Prisca Thevenot, députée issue de son propre parti et ex-porte-parole du gouvernement Attal. Des députés macronistes ont appelé à un démenti "rapide". Ce n'est pas la première fois que des propos prêtés au chef de l'État, dont certains à connotation raciste, font polémique.

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Alors qu'une grande partie de la presse française a les yeux rivés sur des propos à connotation antisémite que Jordan Bardella aurait tenus lors de sa puberté, selon Mediapart, L'Infiltré est venu jeter un pavé dans la mare. D'après l'hebdomadaire d'investigation, récemment lancé par le média Frontières (ex-Livre noir), la campagne de Gabriel Attal serait devenue un "sujet de plaisanterie récurrent" à l'Élysée, où l'on suivrait la tournée des "mille bistrots" avec "une gourmandise peu fraternelle".

Un exercice auquel "participe lui-même" le chef de l'État français, peut-on lire, notamment aux dépens de Prisca Thevenot, députée Ensemble des Hauts-de-Seine, ex-porte-parole du gouvernement Attal et soutien de ce dernier dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2027. "Un témoin de la scène rapporte à L'Infiltré que Macron s'est moqué de la députée alors qu'elle intervenait en duplex à la télévision pour défendre la campagne d'Attal, en l'appelant"la Paki"", a ainsi relaté l'hebdomadaire.

"Je n'imagine pas que de tels mots puissent avoir été tenus réellement. Il faut qu'il y ait un démenti rapide", a réagi sur X le 7 octobre la députée Ensemble du Nord Violette Spillebout et porte-parole de Gabriel Attal.  Même tonalité du côté de son homologue de la Sarthe Julie Delpech. "J'espère qu'ils sont faux et qu'un démenti sera rapidement apporté", a déclaré cette autre députée du parti présidentiel, semblant elle aussi oublier que ce n'est pas la première fois que des propos de ce genre sont prêtés au locataire du 55 rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Je découvre cet article qui rapporte des propos racistes prêtés au Président de la République, à l'encontre de notre collègue @priscathevenot. Je n'imagine pas que de tels mots puissent avoir été tenus réellement. Il faut qu'il y ait un démenti rapide. Ne jamais laisser passer le racisme, l'antisemitisme, la discrimination.

- Violette Spillebout (@VSpillebout)  October 7, 2026

Fin 2024, Le Monde rapportait qu'Emmanuel Macron aurait - notamment - déclaré à son ministre de la Santé de l'époque Aurélien Rousseau que les urgences en France sont "rempli de Mamadou". Toujours selon le quotidien, le président français qualifierait aussi les Maghrébins de "rabzouz".

Des révélations qui avaient provoqué un tollé à gauche de l'échiquier politique français. "Les propos racistes du président Macron le rendent indigne d'exercer sa fonction. Notre appel à la destitution est sur la table, celles et ceux qui sont attachés aux principes de la République doivent s'en saisir", avait fustigé la vice-présidente La France insoumise (LFI) de l'Assemblée nationale Clémence Guetté.

Des propos rapportés que l'Élysée s'était contenté de "fermement" démentir, selon les déclarations de "l'entourage" d'Emmanuel Macron...  eux-mêmes rapportés par Le Monde, qui avait "mainten[u] ses informations".

Propos bien plus difficiles à démentir en revanche : ceux tenus par le président français quelques semaines après son élection en 2017, lorsqu'il lâchait tout sourire et  face caméra que le "kwassa-kwassa" - frêle esquif que l'on retrouve dans l'archipel des Comores - "pêche peu, il amène du Comorien" à Mayotte.

Dans ses révélations de décembre 2024, Le Monde s'était aussi attardé sur la manière dont Emmanuel Macron qualifiait de "cocottes" la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier et Lucie Castets, alors désignée par le Nouveau Front populaire (NFP) pour devenir Première ministre, ou encore sur la façon dont il avait rebaptisé Matignon, sous Gabriel Attal, "cage aux folles".

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