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L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, en juillet 2024. [Photo d'illustration]
Comme pressenti par un sondage Harris Interactive publié à l'ouverture des votes, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, connu pour son anti-poutinisme obsessionnel, a remporté la primaire de la gauche non mélenchoniste dès le premier tour.
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À l'issue d'un vote sans suspens, mais dont le résultat fait la une de la presse française ce 11 octobre, Raphaël Glucksmann a remporté la primaire dite "sociale-démocrate" avec 66,13% des suffrages, loin devant Olivier Faure et ses 14,46%. Sur la dernière marche du podium figure Ségolène Royal, qui a obtenu 7,62% des suffrages, suivie de Emmanuel Maurel avec 5,92% des votes puis de Jérôme Guedj avec 5,83%.
François Hollande en embuscade ?
Reste à savoir comment performera Raphaël Glucksmann face à l'autre candidat de la gauche : le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Jusqu'à présent donné perdant - dans la plupart des sondages - face au dernier tribun de la vie politique française, Raphaël Glucksmann affirmait début juin qu'il "plie[rait]" Mélenchon dans un match à gauche au premier tour.
Une affirmation d'autant plus piquante que le charisme du candidat social-démocrate est objet de railleries en France. Railleries qui viennent tant de ses opposants politiques, à l'instar du président des Républicains Bruno Retailleau, selon lequel Raphaël Glucksmann aurait "le charisme d'un horodateur en panne", que de son propre camp : "Le gars qui prétend tenir tête à Poutine, il a ses antisèches sur son portable", taclait ainsi Ségolène Royal.
Raphaël Glucksmann pourrait néanmoins avoir à composer avec une "inconnue", selon une partie de la presse française : François Hollande et ses velléités de retour à l'Élysée. Celui-ci "parie sur un effondrement de Raphaël Glucksmann d'ici au mois de janvier pour apparaître comme une solution de recours", peut-on ainsi lire. Reste à savoir si celui-ci voudra vraiment être celui qui écopera de l'ardoise budgétaire et sociale des deux quinquennats Macron.