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Le Louvre, à Paris. [Photo d'illustration]
Le Louvre pourrait augmenter le prix de ses billets et réduire ses expositions en 2027. Le gouvernement français prévoit de lui retirer trois millions d'euros de subvention de fonctionnement, alors que le musée, symbole du patrimoine national, doit déjà financer d'importants travaux de rénovation et de sécurité.
Le Louvre pourrait de nouveau faire payer plus cher ses visiteurs. Dans un entretien au Figaro publié le 14 octobre, son président-directeur, Christophe Leribault, a évoqué une hausse des tarifs et une réduction du programme d'expositions face aux coupes prévues dans le budget français pour 2027. Le gouvernement envisage ainsi de réduire les moyens d'un musée déjà confronté à de graves problèmes d'entretien.
Le patrimoine français soumis aux restrictions
Le projet de budget prévoit une diminution de trois millions d'euros de la subvention de fonctionnement du Louvre. Le ministère de la Culture est lui aussi mis à contribution : ses crédits reculeraient de 0,6 %, selon les chiffres rapportés par Le Monde.
Pour justifier ces choix, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, affirme que la culture "doit participer comme les autres à l'effort global". L'État entend donc économiser sur une institution qui abrite une part majeure du patrimoine français. Dix millions d'euros resteraient affectés aux travaux du musée, sans compenser la baisse de ses moyens de fonctionnement.
Les visiteurs appelés à payer davantage
Le prix des billets a déjà augmenté. Passé de 17 à 22 euros en 2024, le tarif d'entrée atteint, depuis janvier 2026, 32 euros pour les visiteurs qui ne bénéficient pas du tarif réservé aux ressortissants et résidents de l'Espace économique européen.
Selon Le Monde, le ministère mise désormais sur ces recettes supplémentaires pour atténuer la baisse de sa subvention. Or, les revenus issus de cette tarification différenciée devaient initialement servir à financer des travaux. Le Louvre pourrait donc devoir puiser dans l'argent destiné à sa rénovation pour maintenir son fonctionnement, tout en réduisant ses expositions. Pour le public, la perspective est celle de billets plus chers et d'une offre culturelle moins riche.
Un musée déjà en quête de moyens
Devant le Sénat, le 17 juin, Christophe Leribault avait déjà prévenu : "Accumuler des œuvres dans un musée que l'on ne pourrait plus ouvrir au public serait un non-sens absolu." Il insistait sur l'urgence des rénovations. Alors que le Louvre a besoin de fonds pour préserver ses collections et accueillir le public, l'exécutif français choisit de réduire son soutien au fonctionnement du musée. Une politique d'économies qui risque de se faire sentir aussi bien sur sa programmation que sur le portefeuille des visiteurs.