
© Telmo Pinto/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Un pupitre portant l'inscription "Présentation du budget 2027" avec en fond des drapeaux français et européens au ministère de l'Économie et des Finances, à Bercy, le 1er octobre 2026
Selon un sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, 65% des Français estiment que la France peut négocier à la baisse sa contribution de 30,9 milliards d'euros au budget de l'UE, un scénario validé au-delà des clivages politiques.
Une large majorité de l'opinion publique se montre convaincue que Paris dispose d'une marge de manœuvre pour réduire sa participation au budget européen, alors même que l'Assemblée nationale vient d'entériner le montant de 30,9 milliards d'euros pour 2027.
Un consensus transpartisan autour d'une négociation à la baisse
Le sondage Odoxa-Backbone révèle un rare point d'accord : 65 % des personnes interrogées pensent que la France peut réussir à négocier à la baisse cette contribution destinée à financer les politiques agricoles, économiques et régionales de l'Union européenne (UE). Ce chiffre transcende les sensibilités. Il s'établit à 75 % chez les proches de La France insoumise (LFI), 66 % chez ceux du Rassemblement national (RN), 69 % chez les écologistes, 63 % chez les sympathisants des Républicains (LR) et même 76 % chez les proches de Renaissance, traditionnellement les plus favorables à l'Europe.
Les Français valident le scénario d'une baisse de la contribution au budget européen (sondage). Via @Le_Figaro t.co
- Lucas Hélin (@LucasHelin) October 15, 2026
Ce résultat est publié juste après le vote des députés qui, dans la nuit de mercredi à jeudi, ont adopté par 111 voix contre 93 l'article prévoyant ce prélèvement de 30,9 milliards d'euros, malgré l'opposition déterminée de LFI et du RN. Le ministre chargé de l'Europe Benjamin Haddad a rappelé que la France, bien que contributrice nette, reste "la première bénéficiaire en volume" des subventions européennes.
Ma trajectoire budgétaire, ce n'est pas le coup de rabot idiot, stupide, que nous avons eu l'habitude de voir. Quand on fait beaucoup d'économies, il y a un risque d'effet récessif. La suppression de l'ADEME et la baisse de la contribution à l'Union européenne, ce n'est pas récessif.
- Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 15, 2026
Le candidat souverainiste à l'élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé une augmentation de "2 milliards d'euros votés par l'Assemblée nationale pour la contribution française à l'Union européenne en 2027" et "un sommet européen à Bruxelles souhaitant un budget pluriannuel 2028-2034 qui impliquerait en moyenne 10 milliards d'euros de plus par an à verser pour les Français".
🔴+2 milliards d'euros votés par l'Assemblée nationale pour la contribution française à l'Union européenne en 2027. 🔴Un sommet européen à Bruxelles souhaitant un budget pluriannuel 2028-2034 qui impliquerait en moyenne 10 milliards d'euros de plus par an à verser pour les Français. L'Union européenne n'est plus réformable, libérons-nous-en ! Aidez-nous à résister ! Participez à la campagne présidentielle : t.co
- Nicolas Dupont-Aignan (@dupontaignan) October 15, 2026
Les négociations sur le budget pluriannuel de l'UE pour 2028-2034 se poursuivent à Bruxelles, sous la pression des échéances électorales de 2027. Le président français Emmanuel Macron a quant à lui averti ses homologues qu'un compromis serait encore plus difficile à trouver l'année prochaine dans un contexte d'élection présidentielle.