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L'eurodéputé français Raphaël Glucksmann à Nancy, le 8 octobre 2026. [Photo d'illustration]
Moins d'une semaine après avoir été désigné vainqueur de la primaire de la gauche non mélenchoniste, Raphaël Glucksmann a été donné favori par un sondage pour porter la gauche au second tour de l'élection présidentielle française.
Un baromètre PresiTrack réalisé par OpinionWay pour Les Échos, publié le 15 octobre, a donné "pour la première fois" Raphaël Glucksmann au second tour de la présidentielle de 2027, volant la vedette à Jean-Luc Mélenchon comme principal challenger de Marine Le Pen, qui conserve une très nette avance dans les intentions de vote.
Quelques jours après sa victoire à la primaire dite "sociale-démocrate", celui que Bruno Retailleau décrit comme ayant "le charisme d'un horodateur en panne" est ainsi crédité de 16 % des intentions de vote, contre 15 % pour le dernier tribun de la vie politique française.
Les deux hommes de gauche sont néanmoins donnés au coude à coude, à 15 %, en cas de présence d'Édouard Philippe en lieu et place de Gabriel Attal. Le maire du Havre est lui-même crédité de 15 % des intentions de vote par ce sondage PresiTrack.
Un "effet boost", selon un sondeur
"Il y a vraiment un effet boost en faveur de Raphaël Glucksmann. Il est même plus fort qu'attendu puisque le mouvement lycéen affaiblit les deux candidats du bloc central, Gabriel Attal et Édouard Philippe", a déclaré au quotidien d'information économique le vice-président d'OpinionWay, Bruno Jeanbart.
"Fin 2016, Benoît Hamon, vainqueur de la primaire socialiste, avait, lui aussi, connu une forte hausse dans les sondages avant de s'effondrer par la suite et de finir à 6 %", a toutefois tempéré Les Échos.
Le 11 octobre, après avoir été donné gagnant par un sondage publié le jour même de l'ouverture des votes - qui s'étaient étirés sur une journée supplémentaire après l'annonce d'une cyberattaque contre la plateforme - Raphaël Glucksmann avait remporté cette primaire de la gauche avec plus de 66 % des suffrages.
À l'issue de cette annonce, cet ancien conseiller de l'ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili avait eu droit à une couverture médiatique digne d'une victoire à une présidentielle, des journalistes prenant en chasse son scooter à travers les rues de Paris.