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Une feuille d'impôt en France et des billets de banque. [Image d'illustration]
Selon des chiffres publiés par l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), la taxe foncière à laquelle sont assujettis les propriétaires français a, en moyenne, bondi de 93,4 % entre 2005 et 2025, soit deux fois et demie l'inflation.
La veille de cette publication, l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a rendu publique la vingtième édition de son Observatoire national des taxes foncières. On y apprend qu'en l'espace d'une génération - comme l'ont imagé certains médias français -, cet impôt a presque doublé, avec une hausse moyenne de 93,4 % entre 2005 et 2025.
"Son montant a ainsi quasiment doublé en vingt ans alors que l'inflation, dont on parle tous les jours, n'a crû sur vingt ans que de 36,8 %, tandis que les loyers n'ont augmenté que de 27 %", a souligné le président de l'UNPI, Sylvain Grataloup, cité par Le Parisien.
Vers une pression fiscale record en 2027
Les propriétaires subissent à la fois les taux appliqués aux biens immobiliers, votés par les collectivités, et les valeurs locatives cadastrales estimées par l'administration fiscale. Selon Le Figaro, les premiers ont augmenté de 32,2 % en vingt ans, tandis que les valeurs locatives cadastrales ont progressé de 46,3 % sur la même période.
Face à cet impôt, tous les propriétaires ne sont pas logés à la même enseigne. À Paris, dirigé par le Parti socialiste depuis le début des années 2000, la taxe foncière a explosé de 261,2 % - parallèlement à la hausse de la dette de la ville -, un taux qui ne prend pas en compte la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. À l'opposé, on retrouve Colombes, dans les Hauts-de-Seine, où cet impôt a progressé de 36 %.
Présentant cet impôt comme "extrêmement injuste", l'économiste Thomas Piketty a appelé, le 15 octobre sur BFMTV, à "passer à un impôt progressif sur le patrimoine net d'emprunt", en somme à faire payer davantage ceux qui sont pleinement propriétaires de leur logement. Selon lui, cela reviendrait à "une baisse de la taxe foncière pour 90 % des Français".
Pour rappel, la France dispute au Danemark le titre de pays de l'OCDE qui taxe le plus. Après une pression fiscale atteignant 43,9 % du PIB en 2026, Bercy se pencherait sur une hausse de ce taux à 44,2 % l'année prochaine.