🏛️ 17/10/2026 french.presstv.ir  2min 5 #330223

 Blocages lycéens : la mobilisation s'étend avec le soutien de Lfi

France: Nuñez autorise les grenades assourdissantes malgré leur suspension lors des mobilisations lycéennes

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Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé vendredi que les forces de l'ordre pourraient utiliser des grenades assourdissantes en cas de violences graves lors de la mobilisation prévue samedi, à laquelle il s'attend à voir une participation "assez importante".

"S'il devait y avoir des violences graves dans les grandes villes et en marge des manifestations, ces grenades seront utilisées", a-t-il dit sur France 2, estimant que policiers et gendarmes devaient pouvoir recourir à "l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition".

Cette annonce intervient dans un contexte de mobilisation lycéenne portant notamment sur les conditions de scolarité, les absences d'enseignants non remplacés et l'état des bâtiments scolaires.

L'usage des grenades assourdissantes a été suspendu dans le cadre de ce mouvement. Le ministre distingue cette suspension de leur recours face à des "violences urbaines".

Au moins 250 actions sont prévues samedi, sous la forme de manifestations, de rassemblements spontanés ou de blocages, selon Laurent Nuñez. Le ministre a fait part de ses craintes de voir des violences éclater en fin de cortège, notamment à Bordeaux et à Toulouse, qu'il attribue à "l'ultragauche".

Les forces de l'ordre ont pour consigne d'encadrer les manifestations, d'intervenir en cas d'exactions et de disperser les rassemblements spontanés qui entravent la circulation, a-t-il précisé.

À Paris, un parcours interdit et un itinéraire alternatif proposé

La préfecture de police a interdit jeudi le parcours déclaré par le Comité de l'assemblée générale Interfac IDF, entre les places de la République et de la Concorde, invoquant des "risques sérieux de troubles à l'ordre public".

Elle a proposé un itinéraire reliant la place de la République à celle de la Nation, une proposition rejetée par les organisateurs. Cette option reste toutefois ouverte, selon la préfecture, citée par la presse française.

Pour justifier sa décision, la préfecture affirme que les incidents survenus mardi ont révélé la présence, au sein du cortège d'Interfac IDF, de plusieurs centaines d'individus déterminés à affronter les forces de l'ordre et à commettre des dégradations.

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