🏛️ 19/10/2026 rtenfrancais.tv  3min 4 #330499

Golfe : Macron en quête d'approvisionnements énergétiques, sous le feu des critiques

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Le président français Emmanuel Macron avec l'émir du Koweït Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah

Au lendemain d'un week-end de violences dans l'Hexagone, le président français Emmanuel Macron a maintenu sa tournée dans les monarchies du Golfe. Entre accusations de déconnexion, finances publiques exsangues et guerre régionale, plusieurs observateurs doutent des retombées concrètes de ce déplacement diplomatique.

صاحب السمو أمير البلاد الشيخ مشعل الأحمد الجابر الصباح يقلّد الرئيس إيمانويل ماكرون رئيس الجمهورية الفرنسية قلادة مبارك الكبير • تقديرا وامتنانا من الشعب الكويتي ولتعزيز وتقوية العلاقات الطيبة بين البلدين  t.co

- كويت نيوز (@KuwaitNews)  October 19, 2026

Objectif affiché : sécuriser les approvisionnements pétroliers, réduire la pression sur les prix des carburants et renforcer les partenariats militaires.

Une tournée au mauvais moment, avec quels moyens ?

L'opportunité du déplacement interroge. Pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, interrogé par l'Agence France-Presse (AFP), ce voyage peut donner une impression de normalité, mais aussi faire apparaître le président comme "déconnecté" et suggérer une forme de "vide du pouvoir".

Dans un éditorial publié lundi par Opinion Internationale, Michel Taube reproche au président son manque de réponses aux violences. Il déplore notamment que Macron n'ait pas annoncé de rencontre avec les commerçants et entrepreneurs sinistrés à son retour.

Bla bla bla : vous n'allez pas vous contenter d'un tweet, monsieur le Président ? Mesurez donc ce qui se passe : Ce n'est pas le #chaos, c'est une #guerrecivile en France et entre Français ! Mon 1er édito (la suite demain) :  t.co

- Michel Taube (@MichelTaube)  October 18, 2026

L'utilité économique du déplacement soulève d'autres interrogations. "D'abord, il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe", estime Thierry Bros, professeur à Sciences Po. Dans des propos rapportés par l'AFP, il ironise sur l'état des finances françaises : "Et pour acheter, il faut un carnet de chèques et le carnet de chèques français, il n'a plus beaucoup de feuillets".

"Il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe. Depuis 10 ans, il explique qu'on a besoin de moins 🛢️. Et pour acheter, il faut un carnet de chèques & 🇫🇷, il n'a plus beaucoup de feuillets" ma conclusion @le_Parisien  t.co

- Thierry Bros (@thierry_bros)  October 19, 2026

L'expert en énergie Francis Perrin souligne, auprès de TV5Monde, la difficulté d'obtenir des engagements fermes tant que la région reste déstabilisée par la guerre contre l'Iran et les perturbations du détroit d'Ormuz.

À l'étranger, les analyses sont moins sévères. Interrogé par Les Échos le 18 octobre, Robert Mogielnicki, de l'Arab Gulf States Institute in Washington, estime que "Paris a une carte à jouer" auprès de monarchies désireuses de diversifier leurs alliances.

Mais Adel Bakawan, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), rappelle les limites de l'ambition française : "La région sait parfaitement que la France est une puissance moyenne qui ne peut pas remplacer totalement les États-Unis".

Une puissance moyenne qui n'est toutefois pas dépourvue de moyens : au Koweït, une déclaration d'intention en matière de défense a déjà été signée, et Airbus a engagé des discussions sur le renouvellement de la flotte de Kuwait Airways.

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