🏛️ 19/10/2026 french.presstv.ir  3min 6 #330508

 France : le Premier ministre annonce des couvre-feux « localisés » et « partiels » dans plusieurs villes du Nord

Crise sociale en France : Sébastien Lecornu annonce la mise en place de « couvre-feux localisés »

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Face à la mobilisation nationale contre la vie chère, le gouvernement français durcit son dispositif en annonçant des couvre-feux localisés, des renforts policiers et des restrictions des rassemblements.

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a annoncé avoir demandé aux préfets de mettre en place des couvre-feux "partiels" et "localisés" dès ce lundi soir, pour, dit-il, protéger les commerces après un week-end marqué par de vastes manifestations à travers le pays.

Il a évoqué le lancement d'une "opération judiciaire très importante, massive", tout en accusant l'ultragauche de chercher à organiser un "désordre profond" dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle. Une accusation qui s'inscrit dans la volonté du gouvernement de placer les troubles au centre du débat, alors que la mobilisation du 17 octobre a rassemblé des lycéens, des étudiants, des retraités, d'anciens Gilets jaunes et des organisations syndicales, notamment la CGT, autour de revendications liées au pouvoir d'achat, à la flambée des prix de l'énergie et des carburant et à la dégradation des services publics.

S'exprimant sur le perron de l'hôtel de Matignon, Sébastien Lecornu a également prétendu qu'aucune personne n'avait été tuée lors des événements, estimant que le bilan aurait pu être plus lourd, et a salué l'action des policiers et des gendarmes.

Interrogé sur un éventuel recours à l'état d'urgence, il n'a pas écarté cette option, déclarant que le gouvernement pourrait y recourir si nécessaire. Il a, en outre, renouvelé sa confiance au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a annoncé de nouveaux renforts de police et de gendarmerie sur le terrain, notamment pour le week-end à venir.

Ces mesures ont été prises après une journée nationale de mobilisation contre la vie chère, dans un contexte de contestation sociale qui dépasse les seuls événements du week-end. Si plusieurs cortèges se sont déroulés sans incident majeur, des affrontements, des pillages de commerces et des dégradations de bâtiments publics ont été signalés dans plusieurs villes.

Dans ce contexte, les autorités ont également renforcé les restrictions visant les rassemblements. À Marseille, un arrêté préfectoral a interdit toute manifestation et tout rassemblement sur l'ensemble de la commune lundi 19 octobre, de midi à 20 heures, en invoquant "les risques de nouveaux troubles à l'ordre public".

Dimanche, le président français Emmanuel Macron a lui-même déclaré que les préfets pourraient, en concertation avec les maires, aller jusqu'à interdire certains rassemblements. Ces annonces soulèvent ainsi la question de la réponse privilégiée par le gouvernement français à une crise sociale : plutôt que de répondre aux revendications liées au coût de la vie, il mise sur le renforcement du dispositif sécuritaire et la restriction de l'espace de contestation.

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