
Lundi dernier, nous apprenions de la part de la première procureure de Paris Laure Beccuau que l'audition des gardés à vue ne permettait pas d'incriminer l'extrême gauche dans l'organisation des émeutes du 17 octobre en France ;
La majorité des émeutiers sont peu connus de la justice et ne revendiquent aucune motivation politique ;
Les motifs des revendications sont nombreux mais je retiendrai l'exemple criant des toilettes dans certains lycées qui sont hors fonction et qui ne sont pas réparées par faute de moyens alors que dans le même temps la France a donné directement 26 milliards d'euros au régime corrompu de Zelensky et que le train de vie de Brigitte Macron coûte 5,2 millions d'euros à l'Élysée chaque année ;
Cette semaine nous apprenions également que le gouvernement Macron avait intimé l'ordre à ses Renseignements généraux (DGSI) d'incriminer à tort le parti politique de centre gauche LFI dans l'organisation des émeutes, sources : Mediapart, L'Humanité.
Plainte a été déposée par LFI ;
Nous notons sous Macron une dégradation significative du niveau de la formation des polices avec des moyennes d'admission aux examens qui ont été ramenées de 12/20 à 6/20. Les bavures policières sont en augmentation et une forte majorité des policiers sont radicalisés au profit de l'extrême droite, le Rassemblement national de Marine Le Pen ;
Les premières sanctions pénales ont été attribuées à des casseurs aux noms bien français et non à des maghrébins comme l'insinuaient déjà dimanche soir le premier ministre et des élus de droite et d'extrême droite ;
Si ces mêmes droites et extrêmes droites ont abondamment relayé des fakes news et des photos montage provenant de comptes sur les réseaux sociaux israéliens elles ont fermé les yeux sur l'augmentation de la présence d'extrémistes identitaires et néo nazis dans les manifestations ;
Les événements du 17 octobre démontrent plus la recrudescence d'un fascisme d'extrême droite et hautement xénophobe qu'une prise en main de ce que l'on nomme l'ultra gauche ;
Il est également frappant de constater l'augmentation exponentielle de policiers déguisés en Black Bloc et qui ont activement participé aux provocations et aux agressions ;
Quant au président Emmanuel Macron, une fois de plus, il a été en-dessous de tout. La veille des événements, il était à Bruxelles. Le jour même il assistait au concert de Céline Dion avec Brigitte et le lendemain il s'envolait pour Dubaï ;
Selon mon analyse, les émeutes du 17 octobre 2026 souffrent d'une ingérence étrangère fasciste, tout comme les événements de Ceuta, en Espagne, en juillet dernier. Celle-ci vient de l'autre côté de la Méditerranée, du Moyen Orient ;
Aussi, des "leaders" politiques qui sont allés se "prostituer" à Netanyahou - qui est pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour crimes contre l'humanité - tels que le français Jordan Bardella ou l'espagnol Santiago Abascal - pour ne mentionner que ceux-là - sont des agents de propagation de ce fascisme hautement xénophobe et obscurantiste qui constitue la plus grande menace aujourd'hui pour le Vieux continent ;
Finalement, est-ce que le dispositif policier de maintien de l'ordre a été dépassé ? La réponse est manifestement affirmative. Le manque d'anticipation est évident. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a été beaucoup trop occupé ces derniers mois à persécuter les manifestants pacifiques anti-génocide qu'à défendre la République.
François Meylan
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France : "Dans une telle situation, un chef d'État qui se respecte doit rester dans sa capitale"
par Anthony Lefebvre
Les manifestations qui ont secoué la France le 17 octobre dernier sont au cœur de l'analyse de François Meylan, ancien officier du renseignement suisse. Pour Sputnik Afrique, il revient sur la gestion des mobilisations par les forces de l'ordre et critique l'attitude d'Emmanuel Macron, notamment ses déplacements pendant cette période de tensions.
François Meylan estime que les forces de police françaises disposent d'une longue expérience des manifestations, mais qu'elles ne tirent pas suffisamment les leçons des mobilisations précédentes. Il juge cette situation préoccupante, notamment après les récentes manifestations de lycéens.
"Il y a une flopée de manifestations, c'est-à-dire que les forces de police n'en sont pas à leur coup d'essai. Elles ont eu maintes et maintes reprises, maintes occasions de pouvoir observer, apprendre, de faire un débriefing et d'en tirer des leçons. Alors, sur ce plan-là, c'est très inquiétant".
L'ancien officier considère que ces mobilisations auraient dû servir de préparation aux forces de l'ordre. Il estime que leur réponse révèle des difficultés persistantes dans la gestion des manifestations.
L'expert critique également l'attitude du président français pendant cette période. Il évoque notamment son déplacement à Bruxelles, sa présence à un concert de Céline Dion et son départ pour le Moyen-Orient.
"Je pense qu'entre son déplacement à Bruxelles la veille de la manifestation, son concert de Céline Dion au pire de la crise et son envol ce matin pour le Moyen-Orient, il est plus question d'un oubli. Il n'a pas pensé à ça. C'est la preuve qu'il est à l'ouest. Dans une telle situation, un chef d'État qui se respecte, il doit rester dans sa capitale".
L'intervenant revient enfin sur une allocution d'Emmanuel Macron au cours de laquelle, selon lui, le président aurait omis de mentionner la Russie.
source : Sputnik Afrique