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Tunisie : la pêche au corail rouge interdite jusqu'au 31 décembre 2026

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© Unsplash / lionel mermoz

Corail rouge. [Photo d'illustration]

Le ministère tunisien de l'Agriculture a décidé de suspendre la pêche au corail rouge sur l'ensemble des côtes du pays jusqu'à la fin de l'année 2026. Cette mesure vise à préserver la ressource, favoriser sa régénération et lutter contre le braconnage, dans un contexte de forte baisse de la production légale au fil des décennies.

La Tunisie a interdit la pêche au corail rouge sur l'ensemble de ses côtes jusqu'au 31 décembre 2026, selon une décision du ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche. Cette mesure s'appuie notamment sur les conclusions du comité consultatif chargé de la réglementation de la pêche, réuni le 28 septembre, ainsi que sur les textes législatifs et réglementaires encadrant cette activité.

Cette suspension vise à limiter la pression exercée sur les ressources marines, à permettre la régénération des populations de corail rouge dans les fonds marins et à lutter contre les activités de pêche illégales. Elle doit également contribuer à la réévaluation des quotas sur la base de données scientifiques.

Le corail rouge tunisien, prisé pour sa couleur intense et sa qualité, constitue une ressource recherchée par la haute joaillerie internationale. Son exploitation représente ainsi un enjeu économique, notamment pour les activités artisanales et les exportations.

Des contrôles renforcés dans les ports

L'application de cette interdiction devrait s'accompagner d'une intensification des contrôles par les gardes-côtes et les services douaniers dans les ports concernés. Une attention particulière pourrait être portée à Tabarka, dans le gouvernorat de Jendouba, ville du nord-ouest tunisien connue pour son artisanat lié au corail rouge.

La mesure intervient alors que la production légale tunisienne a fortement diminué au cours des dernières décennies. Estimée à plus de 20 tonnes par an dans les années 1960, elle se situerait désormais autour de 3 à 4 tonnes annuelles, selon les données communiquées.

Malgré ce recul, la filière conserve une importance économique, avec des recettes d'exportation estimées entre 10 et 12 millions de dinars. Une part importante du corail brut est traditionnellement destinée aux marchés étrangers, notamment à l'Italie et à d'autres pays européens.

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