Paris : plus de 40 stations fermées pour une manifestation reléguée en périphérie

Vers une convergence des colères : étudiants, syndicats et Gilets jaunes dans la rue

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La contestation sociale reprend de plus belle en France. Après les vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants relancent les blocages des établissements scolaires et universitaires, tandis que les syndicats appellent à une grande journée de grève et de manifestations jeudi 5 novembre. Les Gilets jaunes entendent également rejoindre le mouvement, dans un contexte marqué par les revendications sur le pouvoir d'achat, les salaires et les services publics.

Dès lundi 2 novembre, plusieurs lycées et universités ont de nouveau connu des perturbations. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 41 lycées étaient bloqués sur environ 3 700 établissements, tandis que près de 15 % des établissements de l'enseignement supérieur ont également été perturbés. Des chiffres contestés par les organisations lycéennes, qui estiment l'ampleur de la mobilisation plus importante.

Les organisations étudiantes et lycéennes appellent à intensifier les blocages dès mardi et à poursuivre les actions jusqu'à jeudi. Pour Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, le mouvement est loin d'être terminé : les étudiants veulent continuer à se mobiliser afin d'obtenir des réponses concrètes du gouvernement.

Cette reprise intervient malgré les annonces de l'exécutif, qui prévoit notamment le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, la création de 500 postes supplémentaires dans l'Éducation nationale, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Des mesures jugées insuffisantes par les organisations de jeunesse, qui réclament notamment 10 milliards d'euros d'investissement dans l'éducation et l'abrogation de Parcoursup.

Jeudi 5 novembre, vers une convergence des mobilisations

Le temps fort de la semaine est attendu jeudi, avec une journée nationale de grève et de manifestations à l'appel de la quasi-totalité des organisations syndicales. Salariés du privé, fonctionnaires et retraités sont invités à descendre dans la rue pour réclamer des hausses de salaires, la défense du pouvoir d'achat, de l'emploi et des services publics.

Lycéens et étudiants ont également annoncé leur participation aux cortèges, souhaitant rejoindre les travailleurs dans cette mobilisation. Les Gilets jaunes entendent eux aussi se joindre au mouvement pour faire de cette journée une mobilisation populaire dépassant le seul cadre syndical.

À Paris, le parcours de la manifestation reste toutefois incertain, les autorités n'ayant pas encore validé l'itinéraire proposé par les organisateurs. Les restrictions imposées lors des précédentes manifestations continuent de susciter des critiques syndicales, notamment concernant les conditions d'organisation et de sécurité.

 Les syndicats de l'Éducation nationale et les organisations lycéennes et étudiantes appellent à la grève et à manifester le 5 novembre.

Les Gilets jaunes veulent prolonger la mobilisation

La contestation pourrait se poursuivre après jeudi. Les Gilets jaunes appellent déjà à de nouvelles actions vendredi 6 et samedi 7 novembre, avec un "six-seven" (en référence à une expression devenue virale sur les réseaux sociaux, en particulier chez les plus jeunes) et un nouvel "acte 4" envisagés dans plusieurs villes françaises.

Cette semaine pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le mouvement social. Partie des revendications lycéennes et étudiantes autour de l'éducation et de Parcoursup, la contestation s'étend désormais aux questions de pouvoir d'achat, de salaires et de services publics. La journée du 5 novembre constituera un test important pour mesurer la capacité de ces différents mouvements à unir leurs forces et à maintenir la pression sur le gouvernement.

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