Les six syndicats représentatifs des quelque 150 000 salariés de la Sécurité sociale ont appelé mardi les agents à faire grève jeudi et invité les assurés à rejoindre la mobilisation contre les restrictions budgétaires et la dégradation du service public.
Dans une lettre ouverte aux assurés, la CFDT, la CFE-CGC, la CGT, la CFTC, FO et l'Unsa dénoncent des choix qui menacent, selon elles, les droits sociaux et les moyens des organismes.
Elles critiquent le gel prévu des prestations familiales, la remise en cause de l'indexation des pensions sur l'inflation et les restrictions concernant la santé. Le manque d'effectifs entraîne également, selon l'intersyndicale, des délais de traitement plus longs, des difficultés d'accès aux accueils et des retards de versement.
Des recrutements et des hausses de salaire réclamés
Les organisations demandent des recrutements, des outils informatiques fiables et des accueils accessibles, ainsi qu'une revalorisation de la valeur du point servant au calcul des rémunérations. La CFDT a renouvelé mardi ces revendications, dénonçant l'absence de véritable négociation salariale avec l'Ucanss, qui représente les employeurs du régime général.
Cet appel s'inscrit dans la journée interprofessionnelle du 5 novembre pour les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi et les services publics, après trois samedis de mobilisation contre la vie chère.
Un recours sur le parcours parisien
En Île-de-France, l'intersyndicale a saisi mardi le tribunal administratif au sujet du parcours Bastille-Concorde demandé pour jeudi.
Les organisations cherchent à obtenir la publication d'une éventuelle interdiction et sa suspension. L'audience est prévue mercredi à 9 h 30, selon les informations rapportées par la presse française. À ce stade, ces démarches ne permettent pas de présenter l'interdiction comme officiellement publiée.
Parallèlement, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a demandé aux préfets des dispositifs de sécurité renforcés pour jeudi, selon un télégramme consulté par la presse française. Lors de son audition parlementaire mardi, le ministre de l'Intérieur a également annoncé la reconduction du dispositif appliqué les 24 et 31 octobre, comprenant davantage de contrôles en amont et un repositionnement des forces.
Un appel européen pour la fin novembre
Des syndicats et associations de défense du droit au logement de sept pays européens, réunis mardi à Paris, ont par ailleurs appelé à des manifestations coordonnées les 20, 21 et 22 novembre.
Les organisations, parmi lesquelles la CGT, Solidaires et Droit au logement en France, réclament notamment des hausses de salaires et de pensions, un meilleur accès au logement et un encadrement des prix du logement, de l'alimentation et de l'énergie.
Les victimes avaient en moyenne 49 ans, soit 30 ans de moins que la population générale, et 20 d'entre elles étaient âgées de moins de 15 ans.
