
© Nicolas Economou/NurPhoto Source: Gettyimages.ru
Le président français Emmanuel Macron à l'issue du sommet du Conseil européen, le 16 octobre 2026 à Bruxelles, en Belgique.
À moins de six mois du scrutin, Emmanuel Macron estime que seule une coalition allant de Raphaël Glucksmann à David Lisnard peut empêcher un second tour Le Pen-Mélenchon. Il privilégie un projet commun plutôt qu'une primaire.
Un rassemblement de la social-démocratie à la droite
Emmanuel Macron considère que la tripartition politique reste le cadre de 2027.
Contrairement à son ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui mise sur un retour du clivage droite-gauche, le président sortant estime qu'un candidat unique issu d'un accord large : des sociaux-démocrates de Raphaël Glucksmann (Place publique, investi par le PS) jusqu'au maire de Cannes David Lisnard (ex-LR), est indispensable pour franchir le premier tour et, en cas de victoire, disposer d'une majorité à l'Assemblée.
L'initiative a été critiquée sur les réseaux sociaux, Antonin Ferreira Roche, conseiller municipal UDR de Liancourt a fustigé : "L'obsession anti-RN de Macron relève de la psychiatrie à ce stade".
L'obsession anti-RN de Macron relève de la psychiatrie à ce stade. Lisnard souhaite drastiquement réduire la dépense publique et l'immigration, quand Glucksmann propose tout l'inverse. Sa place est ainsi aux côtés de l'UDR et Le Pen, celle de Glucksmann auprès de Mélenchon.
- Antonin Ferreira Roche (@Antonin_FR_) November 5, 2026
Selon Le Figaro, le chef de l'État préfère que les prétendants (Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau, Glucksmann, Lisnard...) travaillent d'abord ensemble sur un projet commun plutôt que de s'affronter dans une primaire, à laquelle il ne croit pas. Il assume seul le bilan des deux quinquennats et dispense les candidats de le défendre.
Les divergences restent profondes, notamment sur les retraites, l'immigration ou la fiscalité. Macron, qui se concentre officiellement sur les dossiers européens et internationaux, laisse entendre que l'échec éventuel du bloc central reposerait sur son incapacité à s'unir.
La suggestion peine néanmoins à convaincre, l'analyste politique François Cocq explique : "Macron ne peut pas s'en empêcher, voilà qu'il plaide officiellement pour une grande coalition [...] pour un attelage brinquebalant qui est le cercueil de la souveraineté populaire fermé par les clous de la démocratie".
📖 Il arrive ! "Le piège de la démocratie minoritaire" analyse la montée puis le règne des gouvernements minoritaires en 🇫🇷 et dans l'🇪🇺, et, à l'approche de 2027, étudie comment en sortir. Déjà en commande éditeur avec le lien ci-dessous 👇 t.co t.co
- François Cocq (@FrancoisCocq) September 6, 2026