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Sébastien Lecornu, Premier ministre français, à l'issue de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2026
Après la journée de mobilisation du 5 novembre, Sébastien Lecornu convoque pour le 9 novembre une "conférence sociale" à Matignon avec syndicats et patronat. Les organisations de jeunesse et gilets jaunes promettent de nouvelles actions le 7 novembre pour leur "acte IV".
Après la forte mobilisation du 5 novembre pour les salaires et le pouvoir d'achat, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé une conférence sociale le 9 novembre à Matignon. Syndicats et patronat y sont conviés, tandis que de nouvelles manifestations sont déjà prévues le 7 novembre.
Une réponse gouvernementale sous pression
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou doit finaliser d'ici le 8 novembre les concertations engagées. Sur TF1, il a estimé "important" d'essayer de franchir "la barre des 1 500 euros net" pour le Smic, aujourd'hui fixé à 1 477,93 euros, éventuellement dès le 1er décembre.
"On est prêt à discuter avec les organisations patronales sur un ajustement du coût du travail" @JPFarandou, ministre du Travail et des Solidarités dans #BonjourLaMatinaleTF1 t.co
- TF1Info (@TF1Info) November 6, 2026
Les syndicats réclament pour leur part 100 à 150 euros de hausse nette.
Marylise Léon, secrétaire générale de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), a salué sur RTL une participation "de plus d'un million" et exigé "des réponses à la hauteur". Elle a rappelé la demande d'une revalorisation de 100 euros du Smic et de "vraies dynamiques salariales", tout en appelant le gouvernement à ne pas attendre la présidentielle.
Denis Gravouil, membre de la direction de la CGT depuis 2016, entend mettre la pression sur l'exécutif : "Il ne faut pas qu'on sorte avec des miettes".
"Conférence sociale" avec Sébastien Lecornu: "Il ne faut pas qu'on sorte avec des miettes", prévient @DenisGravouil (CGT) t.co
- LCP (@LCP) November 5, 2026
L'intersyndicale a indiqué qu'elle déciderait des suites de la mobilisation à l'issue de la réunion du 9 novembre, déplorant l'absence de rendez-vous spécifiques pour les fonctionnaires et les jeunes.
La colère ne devrait pourtant pas retomber. Des organisations de jeunesse et des gilets jaunes annoncent de nouvelles actions samedi 7 novembre pour l'"acte IV" de leur mouvement lancé le 17 octobre.
Les responsables syndicaux insistent : seule une avancée concrète aux revendications sur les salaires pourra enrayer la contestation. Le patronat, de son côté, reste opposé à toute hausse substantielle du Smic, estimant qu'elle pèserait sur l'emploi. La rencontre du 9 novembre s'annonce donc tendue, alors que la rue se prépare à un nouveau rendez-vous dès le 7 novembre.