Viktor Mikhin,
Dans les fils d'actualité, la Libye et le Soudan existent comme des sujets séparés : on évoque l'une quand il est question de migrants, l'autre quand les bombes tombent sur Khartoum.
Deux guerres. Deux pays. Quatre mille kilomètres de littoral qui ne se rencontrent jamais, et mille kilomètres de désert commun qui relient tout. Sur la carte de l'influence réelle, de la logistique et des capitaux, il s'agit d'une zone unique de décomposition postcoloniale, cimentée par le sang, l'or et les armes occidentales.