par Marina Vostrakova
Le coût de l'inaction environnementale au Maroc commence à s'exprimer en chiffres massifs, révélant un décalage structurel entre la production de déchets plastiques et la capacité réelle du pays à les traiter. Un rapport récent de Greenpeace met en lumière une équation économique alarmante : alors que les dommages annuels infligés aux écosystèmes marins de la façade méditerranéenne marocaine sont estimés à 1,2 milliard de dollars (environ 12 milliards de dirhams), le seul besoin d'investissement pour moderniser la gestion des déchets dans la région Casablanca-Settat s'élève à 14 milliards de dirhams.