
Par Moon of Alabama - Le 22 septembre 2026
Farnaz Fassihi est la journaliste du New York Times pour les Nations Unies. Elle écrit également souvent sur l'Iran.
Plus tôt ce mois-ci, un de ses articles intitulé " comment les partisans iraniens de la ligne dure ont prévalu et saboté l'Accord de paix américain" ( archivé) affirme qu'un ancien haut fonctionnaire sans poste à responsabilité, un certain Hussein Taeb, avait ordonné le bombardement de trois pétroliers dans le détroit d'Hormuz. Un acte, affirmait-elle, qui avait fait dérailler les efforts de paix :
Ce compte rendu de délibérations internes tenues par des dirigeants iraniens est basé sur des interviews : huit responsables iraniens, trois membres des Gardiens de la Révolution, quatre anciens responsables et une revue de dizaines de discours et de commentaires de responsables gouvernementaux et de généraux militaires de juin à septembre publiés dans la presse iranienne et les médias sociaux. Les officiels interviewés pour cet article sont restés anonymes pour discuter de délicats sujets de sécurité nationale.
Comme si l'une de ces personnes allait discuter avec un journaliste du New York Times qui n'était même pas en Iran...
Ce rapport fut largement moqué et considéré comme un faux par divers experts sur l'Iran ou vivant en Iran :
Seyed Mohammad Marandi @s_m_marandi - 15: 37 UTC - 13 septembre 2026
Une infox par la même personne qui, en septembre 2022, disait que l'Ayatollah Seyed Ali Khamenei était gravement malade
De telles décisions ne sont pas prises par des individus.
Aujourd'hui, Farnaz Fassihi est revenue à son sujet d'origine, le siège des Nations Unies :
Le chef de l'ONU utilise son discours final pour lancer un dur avertissement - NY Times, 22 septembre 2026
Le Secrétaire général des Nations Unies a prononcé son dernier discours devant l'Assemblée générale à New York mardi matin, exposant les dangers auxquels le monde est confronté et exhortant les dirigeants à changer les choses avant qu'il ne soit trop tard.
Mr. Guterres, 77 ans, a publié une évaluation brutale de l'état des affaires mondiales, pour faire face à la nécessité de relever des défis urgents au moment où les divisions entre les nations semblent s'aggraver.
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Mr. Guterres a reproché à la Russie d'avoir envahi l'Ukraine et causé des souffrances humaines en perturbant les chaînes d'approvisionnement alimentaires et énergétiques mondiales. Mais il n'a fait aucune mention directe de l'implication des États-Unis et d'Israël en Iran et des troubles et des victimes civiles que cela a causés.
Au lieu de cela, il n'a parlé qu'en termes généraux de confrontations régionales non spécifiées.
"Dans tout le Moyen-Orient, les conflits n'arrêtent pas" a déclaré Guterres. "Assez, c'est assez". Il a demandé à toutes les nations impliquées à revenir à la diplomatie.
La citation en caractères gras est très trompeuse.
Guterres a longuement parlé du principal conflit au Moyen-Orient, en particulier du génocide israélien à Gaza.
Le New York Times, et Farnaz Fassihi, ne font aucune mention de cela ( vidéo ) :
La paix est bien plus que l'absence de conflit. C'est la restriction de l'abus de pouvoir par la loi. C'est la reconnaissance, telle qu'elle est inscrite dans la Charte des Nations Unies, que la force ne peut pas être l'arbitre final de ceux dont la vie, des droits et le futur comptent.
Aujourd'hui, ce principe est mis à rude épreuve. Partout au Moyen-Orient, les conflits se suivent. Les soi-disant cessez-le-feu ne sont rien de plus que des "moins-de-feu".
Assez, c'est assez.
Je lance un appel aux dirigeants de cette Chambre pour qu'ils profitent de cette réunion de haut niveau pour engager une désescalade et le dialogue. Ensemble, envoyons un message clair depuis cette salle :
Les combats doivent cesser. L'aide humanitaire doit arriver. Les droits et libertés de navigation doivent être pleinement rétablis conformément au droit international.
Au milieu des troubles qui secouent la région, il ne faut pas perdre de vue la situation dévastatrice dans les Territoires palestiniens occupés.
Près de trois ans se sont écoulés depuis les odieuses attaques terroristes perpétrées par le Hamas le 7 octobre.
Ce qui a suivi a été une attaque contre les Palestiniens de Gaza, avec une ampleur de meurtres et de destructions sans pareille à tout ce dont j'ai été témoin au cours de toutes mes années en tant que Secrétaire général.
La Cour internationale de Justice a émis des mesures provisoires juridiquement contraignantes dans l'affaire intitulée : "Application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide sur la bande de Gaza".
Dans un avis consultatif rendu l'année dernière, la Cour a dit clairement que les Nations Unies doivent être autorisés à s'acquitter de leurs mandats à Gaza - et que notre personnel doit être protégés.
Toutes les parties doivent se conformer aux règles de la cour.
Pendant ce temps, la violence, les déplacements et l'expansion des colonies par Israël en Cisjordanie occupée détruisent le chemin vers la paix et font planer le spectre d'un nettoyage ethnique. Nous ne pouvons pas laisser la solution à deux États disparaître sous nos yeux.
Le passage ci-dessus du discours a été largement appaludi.
Le New York Times et Farnaz Fassihi résument ce qui précède en disant que Guterres n'a parlé du Moyen-Orient que "en termes généraux d'affrontements régionaux non spécifiés".
Faire cela, est plus qu'une simple erreur.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.