Par Camille Adam
Si le prochain président de la République n'est pas encore connu, le programme qu'il devra appliquer l'est. En effet, la Commission européenne vient de publier les recommandations pour la France pour l'année 2026. On y retrouve les obsessions habituelles de la Commission : réduction des dépenses publiques et dérégulation. La nouveauté tient au rôle désormais assumé du Semestre européen, devenu l'un des principaux outils dont dispose la Commission pour imposer, ou tenter d'imposer, des réformes dans des domaines où les traités ne lui confèrent aucune compétence : dérégulation des professions réglementées ou orientation de l'épargne.