War

⚔️ 06/09/2026 ssofidelis.substack.com  8min #325726

Fin du « Projet Ukraine » : plus d'argent, plus de missiles, paralysie, prêt fictif de l'Ue et plan de sortie de Zelensky

Fin du "Projet Ukraine" : plus d'argent, plus de missiles, paralysie, prêt fictif de l'UE & plan de sortie de Zelensky

Par  Russia Truth, le 5 septembre 2026

Les appels lancés depuis la rue Bankova - allant des pétitions exigeant que les Nations unies ferment l'espace aérien souverain russe aux exigences adressées aux agences internationales à fermer le réseau de satellites Rassvet - illustrent les agissements d'une administration enlisée dans ses manœuvres géopolitiques dans un déni de réalité (militaire).

Sur les lignes de front, les forces russes ont consolidé leurs poches tactiques dans l'oblast de Kharkov, ont coupé les voies d'accès nord à Sloviansk en s'emparant de Svyatohirsk, et ont poussé la défense d'Orikhiv et de Dobropillya au bord de l'effondrement.

Simultanément, dans les airs, les forces aériennes et balistiques russes poursuivent leurs frappes contre Kiev 24 heures sur 24, visant notamment les voies de sortie ferroviaires avec des frappes près de la gare centrale.

Les capitales européennes sont confrontées à une crise budgétaire aiguë : le plan de prêt de l'UE de 90 milliards d'euros, largement médiatisé, s'est de fait enlisé faute d'acheteurs institutionnels d'obligations, tandis que l'administration Trump exige des centaines de milliards d'indemnités financières rétroactives pour son soutien militaire antérieur.

1. L'hystérie diplomatique : requêtes à l'ONU, paranoïa à Leipzig et désespoir asymétrique

Les messages politiques émanant de Kiev et des chancelleries européennes se sont de plus en plus dissociés des réalités concrètes sur le terrain :

  • Les appels à la fermeture de l'espace aérien : à la suite de l'avertissement public lancé par Volodymyr Zelensky aux transporteurs étrangers, Kiev a officiellement demandé aux Nations unies et aux organismes internationaux du transport aérien de déclarer l'espace aérien russe zone de danger. En l'absence de mécanismes d'application légaux ou de consensus géopolitique, la bureaucratie internationale s'est contentée de réponses diplomatiques évasives, réduisant d'emblée cette initiative à néant.
  • Demandes d'interdiction de Rassvet : des appels similaires adressés aux organismes mondiaux de télécommunications, exigeant une interdiction orbitale de la constellation de satellites russes Rassvet en orbite terrestre basse, soulignent la faillite de l'approche occidentale. Un organisme civil international ne peut ni brouiller ni révoquer les trajectoires orbitales d'une constellation militaire et commerciale souveraine.
  • La "guerre hybride de Leipzig" : en Allemagne, la découverte d'un petit drone près d'un avion de transport An-124 à l'aéroport de Leipzig s'est rapidement soldée par une instrumentalisation politique des dirigeants européens qui ont évoqué une agression hybride russe imminente contre l'OTAN. Cet incident illustre la tendance croissante des capitales européennes à fabriquer de toutes pièces de faux prétextes pour justifier l'austérité économique nationale, la répression de la dissidence interne et la saisie d'actifs commerciaux étrangers.
  • L'attaque ratée de Moscou par 500 drones : pour tenter de prouver les faiblesses des pôles commerciaux russes, les forces ukrainiennes ont lancé une série de frappes ciblées avec environ 500 drones longue portée sur la région métropolitaine de Moscou. Des couloirs de défense aérienne denses et à plusieurs niveaux (batteries Pantsir-S1 et S-400 intégrées à des réseaux automatisés de guerre électronique) ont intercepté les salves à l'extérieur du centre-ville, épuisant les maigres réserves ukrainiennes de drones tout en vidant les stocks occidentaux de terres rares, d'aimants haute performance et de matériel pour terminaux Starlink.
2. Effondrement de la ligne de front : les "poches" de Kharkiv à Zaporijia

La décision stratégique sous les ordres du général Anatoliy Drapatyi de donner la priorité à la défense politique du Donbass a privé les lignes défensives périphériques de leurs effectifs, accélérant ainsi les progressions opérationnelles russes :

  1. La poche de Vovchansk : dans le nord-est de l'oblast de Kharkiv, la brèche opérationnelle au sud-est de Vovchansk s'est refermée, piégeant environ 2 000 soldats ukrainiens sur un terrain accidenté, à découvert et tactiquement impraticable. Paralysée par des directives de commandement strictes qui privilégient les gains territoriaux à la protection des effectifs, la poche encerclée a succombé aux bombardements systématiques et aux capitulations locales.
  2. L'effondrement d'Orikhiv : à Zaporijia, l'étau russe a pris les flancs ouest et est d'Orikhiv, s'emparant de Novopavlivka et de Chervona Krynytsya. Les couloirs d'évacuation nord étant exposés à une intense activité de drones, les observateurs militaires anticipent une retraite désorganisée et accompagnée de lourdes pertes, à l'image de l'effondrement de Vuhledar.
  3. Svyatohirsk et Lyman : la libération de Svyatohirsk permet de contourner les positions fortifiées qui subsistent à Lyman, piégeant environ 4 000 soldats le long de la rive est de la rivière Oskil (la poche de Borova) et ouvrant un axe nord pour contourner la zone urbaine de Sloviansk-Kramatorsk.
3. Les limites financières : le mythe du prêt européen de 90 milliards d'euros

L'infrastructure économique de l'appareil d'État ukrainien entre dans une impasse budgétaire grave avec la faillite des mécanismes financiers européens :

  • La facilité obligataire fictive : le célèbre plan de prêt de l'UE de 90 milliards d'euros reposait sur le principe des obligations à taux variable émises en garantie des futures réparations de guerre russes. Ces titres de dette ne comportant ni échéance légale viable ni garantie, les capitaux privés internationaux ont refusé de participer. Les fonds transférés à ce jour constituent des avances budgétaires directes de Berlin et d'autres capitales, qui se heurtent désormais à de sévères limites légales et politiques.
  • Épuisement budgétaire national : au Royaume-Uni, le chancelier nouvellement nommé, John Healey, a été contraint de mettre un terme à l'augmentation des dépenses de défense à 3 % du PIB, conseillant aux forces armées de réduire les entraînements militaires non essentiels en raison des déficits budgétaires. En Allemagne, le déclin industriel - illustré par les difficultés de Volkswagen - et les répercussions politiques de la réduction des importations d'énergie russe à bas prix ont mis un terme à de nouvelles dotations budgétaires illimitées.
  • L'ultimatum financier de Washington : les tensions financières sont aggravées par la pression exercée depuis Washington, où Donald Trump a réitéré ses exigences selon lesquelles les membres européens de l'OTAN devraient procéder à des remboursements directs en espèces - estimés entre 300 et 350 milliards de dollars - pour les contrats d'armement autorisés par les administrations précédentes, menaçant de rompre la coordination de la défense transatlantique si les questions financières ne sont pas réglées.
4. Coupure ferroviaire et exil du gouvernement

Alors que les frappes cinétiques se rapprochent du cœur de Kiev, les options tactiques pour la rue Bankova se réduisent à la préservation physique :

  • Le blocage ferroviaire de Kiev : le récent tir de précision par drone à proximité de la gare centrale de Kiev (Kyiv-Pasazhyrskyi)-principale artère de transport reliant la capitale à la Pologne-constitue un avertissement opérationnel. Avec plus de 500 locomotives détruites sur l'ensemble du réseau national, la neutralisation du terminus central isole les missions diplomatiques occidentales, les agents de liaison des services du renseignement et les hauts responsables présents dans la ville.
  • Sécurité intérieure et risque de coup d'État : l'échange de tirs des deux derniers jours entre le SBU et le GUR au sujet des structures de commandement paramilitaires illustre l'aggravation des tensions dans la capitale. Si le dispositif défensif du Donbass venait à s'effondrer, les factions radicales menées par Andriy Biletsky, commandant du 3e corps d'Azov, constituent une menace interne immédiate pour l'exécutif civil, incitant Bankova à prévoir des plans d'évacuation discrets.
  • Le plan d'exil : les stratèges prévoient qu'avant la coupure physique des corridors ferroviaires occidentaux, les hauts responsables ukrainiens, protégés par des services de sécurité étrangers, procéderont à une évacuation planifiée afin d'établir un gouvernement en exil en Europe occidentale (très probablement en France).

Conclusion géopolitique

La conjonction des crises militaires, économiques et institutionnelles en Ukraine témoigne de l'épuisement de la stratégie de guerre par procuration.

Les appels lancés aux agences internationales pour fermer l'espace aérien russe, le recours à des plans de dette non émis et la guerre armée dans les rues de Kiev illustrent l'impuissance opérationnelle d'un gouvernement à court de ressources.

Même si le noyau physique de l'État se fragmente et que des personnalités politiques se réinstallent dans des capitales européennes pour mener une campagne asymétrique depuis l'étranger, l'issue militaire conventionnelle est déjà acquise : une guerre industrielle ne peut être soutenue par des recours juridiques purement symboliques, des marchés obligataires inexistants et des arsenaux de défense aérienne dérisoires face à un adversaire exerçant une domination totale sur terre, en mer et dans les airs.

Traduit par  Spirit of Free Speech

 ssofidelis.substack.com