🗺 14/09/2026 francais.rt.com  4min 2 #326643

La France exprime ses regrets aux États-Unis après les avoir critiqués sur les droits de l'Homme à la suite d'un vote à l'Onu

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Source: AP

Des drapeaux sont visibles sur la table lors d'une réunion entre des représentants américains et français. [Photo d'illustration]

Paris cherche à refermer un épisode diplomatique tendu avec Washington après des critiques françaises sur la position américaine en matière de droits de l'Homme. La représentation française auprès de l'ONU a exprimé ses regrets, après que le différend eut provoqué une réaction des États-Unis et tendu les relations entre les deux alliés.

La France a exprimé ses regrets aux États-Unis après la polémique provoquée par ses critiques sur la position américaine en matière de droits de l'Homme. Dans un communiqué publié le 11 septembre, la représentation française auprès de l'ONU à Genève a dit "regretter" un message diffusé le 25 juillet sur X, dans lequel elle mettait en doute l'engagement de Washington dans ce domaine.

À l'origine du différend se trouve le vote organisé le 24 juillet à l'Assemblée générale des Nations unies sur le renouvellement du mandat de Volker Türk, haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme depuis 2022. Celui-ci a finalement été reconduit pour quatre ans, jusqu'en octobre 2030.

Au total, 144 États ont soutenu sa reconduction, dix ont voté contre et treize se sont abstenus. Les États-Unis, la Russie, Israël et plusieurs autres pays ont notamment rejeté une prolongation de quatre ans du mandat.

Moscou défendait une solution différente

Les positions américaine et russe ne se limitaient toutefois pas à un simple rejet du renouvellement. Washington avait d'abord proposé de reporter la décision, sans obtenir suffisamment de soutien.

Moscou avait, de son côté, avancé une solution différente. La Russie proposait de prolonger le mandat de Volker Türk uniquement jusqu'au 31 décembre 2026, soit jusqu'à la fin du mandat d'Antonio Guterres à la tête de l'ONU.

Le représentant russe Dmitri Tchoumakov avait justifié cette proposition par la transition prévue à la direction de l'organisation. Selon lui, le prochain secrétaire général, qui prendra ses fonctions en 2027, devait pouvoir constituer sa propre équipe et mettre en œuvre sa vision dans le domaine des droits de l'Homme. La proposition russe n'a cependant pas été retenue.

Cette distinction n'a pas empêché Paris de critiquer fermement le vote américain. Dans son message du 25 juillet, la représentation française avait affirmé que les États-Unis avaient autrefois été un "phare en matière de droits de l'Homme", mais que ce n'était "plus le cas". La diplomatie française mettait ainsi directement en cause Washington pour sa position lors du scrutin.

La critique française provoque un différend avec Washington

Les déclarations françaises ont vivement irrité les autorités américaines. Des diplomates des États-Unis ont ensuite quitté ostensiblement une réunion de l'ONU pendant l'intervention d'un représentant français. Washington a également envisagé de bloquer la nomination d'Aurélien Lechevallier comme nouvel ambassadeur de France aux États-Unis.

La controverse a ainsi rapidement dépassé le cadre du renouvellement du mandat de Volker Türk pour devenir un différend diplomatique entre Paris et Washington.

Dans son communiqué du 11 septembre, la représentation française a finalement réduit la portée de ses précédentes critiques. Elle a précisé que les divergences avec les États-Unis concernaient "un vote spécifique" et non leur engagement général en faveur des droits de l'Homme.

Paris a également assuré que cet épisode ne remettait en cause ni le dialogue entre les deux pays ni leur alliance historique. Le département d'État américain a, de son côté, pris acte de cette déclaration et indiqué vouloir poursuivre sa coopération avec la France.

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Admin 2026-09-14 #15727 🇫🇷

ah bin si on peut plus dire ce qu'on pense...