
Conformément au protocole conclu il y a un mois entre la Russie et les États-Unis sur l'utilisation de l'espace aérien syrien, la Russie a annoncé quelques heures avant toute la trajectoire prévue des avions russes de bombardement pour la journée du 24 Novembre. L'information est arrivée à la fois au centre du Qatar et à la base aérienne turque d'Incirlik. Donc, la Turquie, comme les Etats-Unis, savaient, quelques heures avant, que l'avion Su-24 russe allait agir dans la zone frontalière et savaient quel objectif était attaqué. Par conséquent, la Russie a raison quand elle dit que son avion n'a pas pu entrer dans l'espace aérien de la Turquie et que l'attaque était préméditée par Ankara.

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Bien que les États-Unis se soient disculpés en niant toute implication dans l'attaque contre le bombardier russe, la Turquie n'aurait pas violé les procédures internationales, si elle n'avait pas eu la garantie de Washington qu'il ne lui arriverait rien. La preuve en est que, aussitôt après avoir abattu l'avion russe, les Turcs se sont dépêchés d'aller se cacher derrière l'OTAN, c'est-à-dire derrière les États-Unis, qui s'est mise à parler d'agression commise par la Russie sur le territoire de la Turquie.
Avec le positionnement du croiseur Moskva, équipé de missiles de type AA S-300, près de Lattaquié, la situation sur le terrain change. Les Russes peuvent omettre (intentionnellement) d'informer les Américains et les Turcs sur certains des trajets de leurs avions, près de la frontière avec la Turquie. Il reste à voir si la Turquie va agir comme dans le cas du Su-24, ou si un F-15 américain sera envoyé pour l'interception.
Valentin Vasilescu
Traduction du roumain : Avic - Réseau International
La source originale de cet article est reseauinternational.net