« Pas de pub ? pas de regrets. » C'est l'un des slogans que les passants ont pu découvrir le 27 novembre, sur quelque 600 panneaux publicitaires parisiens appartenant à JCDecaux. Non, ce n'est pas une initiative du groupe spécialisé dans la publicité urbaine à l'occasion de la COP21. Ses panneaux ont été détournés pour « dénoncer la mainmise des multinationales sur les négociations climatiques », explique le collectif anglais Brandalism, à l'origine de cette action de détournement, en plein état d'urgence. Ce collectif (dont le nom est la contraction de « Brand », « marque » en français, et de « vandalisme ») a déjà organisé deux des plus importantes campagnes de « publicité subversive » au Royaume-Uni. Comme en témoigne cette vidéo , des militants ont revêtu des tenues d'employés de JCDecaux, pour remplacer les véritables publicités par leurs propres affiches.


D'autres sponsors des négociations climatiques tels qu'Air France (400 000 euros de contribution à la COP21) ou Engie (ex-GDF Suez, 436 000 euros) sont parodiés dans les affiches. « S'attaquer au problème du changement climatique ? Bien sûr que non. Nous sommes une compagnie aérienne », affiche par exemple une fausse pub Air France mettent en scène une hôtesse de l'air. « En sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu'Air France et Engie peuvent faire leur promotion comme s'ils faisaient partie de la solution, alors qu'ils font en fait partie du problème », explique Joe Elan de Brandalism.


