16/03/2018 histoireetsociete.wordpress.com  3min #138994

 Brésil, démocratie en danger.

Brésil: l'assassinat de Marielle

15 mars 2018 - 13h10. Tandis que l'on nous amuse avec l'assassinat d'un espion dont tout le monde se moque, au Brésil où il y a eu un coup d'Etat aux apparences légales, où Lula est menacé de prison d'une manière tout aussi stupéfiante, l'assassinat d'une jeune femme qui oeuvre parmi les pauvres et dénonce les escadrons de la mort dans la police, une jeune femme proche des communistes vient d'être assassiné mais là cela ne mérite aucun « sujet »' sur BMTV, même si cela soulève l'indignation de tout un continent (note et traduction de danielle Bleitrach)

Le Parti socialisme et liberté (en portugais : Partido Socialismo e Liberdade, abrégé en PSOL) est un parti politique brésilien fondé en 2004 par une scission de l'aile gauche du Parti des travailleurs. Et il est en fait associé au Parti communiste Brésilien. A ce titre il représente un courant militant qui rallie des intellectuels et jouit d'un certain prestige même s'il a peu d'élus et s'il dépasse rarment les 7%. Le Parti des travailleurs de Lula représentant le vote utile.

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Nous sommes tous Marielle

Le meurtre de la conseillère municipale Marielle Franco, du PSOL, est un crime qui nous concerne tous. Femme, noire, « créatrice de bidonvilles », mère, militante des droits de l'homme et du progrès social, les coups de feu qui lui ont pris la vie ont atteint le coeur de la démocratie et de la lutte contre l'intolérance généralisée du pays. Ils ont atteint tous ceux qui luttent contre la volonté et l'illégalité.

Marielle a été exécutée exactement à cause de son combat pour les droits de tous. Son courage, son visage joyeux et gai, sont le portrait des Brésiliens qui luttent contre l'arbitraire. Contre l'injustice et l'illégalité. militante historique, bien que encore jeune (38 an) pour l' égalité, elle était en pleine campagne de plaintes contre les violences policières à Acari à Rio de Janeiro, et elle multipliait les accusations contre l'action de la police militaire qui affligent la communauté, et aussi contre l'intervention fédérale à Rio de Janeiro.

Le crime odieux commis à Rio de Janeiro, mercredi soir (14), ne peut être ignoré par personne; la conscience démocratique et légaliste exige qu'elle soit rigoureusement soumise à enquête et punie.

Son exemple de lutte et d'abnégation nous inspire tous et souligne l'obligation de continuer la lutte, de garder le drapeau debout.

Les coups de feu qui ont marqué sa vie ont marqué de son sang l'étendard de la résistance démocratique. La trace courageuse et intrépide de son sang marque la lutte démocratique. Marque de rouge, la couleur de ceux qui se battent pour le peuple et pour la démocratie. Du sang qui rejoint celui d'innombrables combattants dont la mort est souvent dénoncée. Jusqu'à quand la citoyenneté sera-t-elle traitée par des balles? Marielle et le chauffeur Pedro Gomes sont les victimes les plus récentes de la sanha intolérante qui se répand dans tout le pays. Jusqu'à quand?

« Nous sommes tous Marielle, arrêtez de nous tuer »

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