Assange arrêté. La Suisse peut-elle encore lui accorder l'asile? Lhk

11-04-2019 65 articles lilianeheldkhawam.com 9 min #154604

L'Australien Julian Assange, réfugié depuis 6 ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres vient d'être arrêté. Le fondateur de Wikileaks, âgé de 47 ans, a trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade pour échapper à une extradition vers la Suède, où il était recherché pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il nie. La procédure a depuis été classée, mais les Etats-Unis demandent son extradition.

Assange arrêté, un des derniers remparts à l'avènement du nouveau monde vient de tomber.

Nous nous joignons à ces mots de Reporters sans frontières: « Viser Assange en raison de la fourniture d'informations d'intérêt public à des journalistes serait une mesure strictement punitive et constituerait un dangereux précédent pour les journalistes, leurs sources et les lanceurs d'alerte ».

A l'heure de procès contre les journalistes d'investigation, les mots résonnent fort.

Son cas peut sembler désespérer.

Mais il reste encore la lettre que la ville de Genève doit envoyer au Conseil fédéral pour que celui-ci lui accorde l'asile. Une occasion pour Berne de démontrer qu'elle tient encore à la liberté d'expression, à la liberté de la presse et aux droits de l'homme.

C'est donc vers la ville de Genève et vers le Conseil fédéral que nos regards se tournent!

Il est utile de préciser encore que Julian Assange a été déclaré innocent par un rapport des Nations-Unies.

« Un groupe de travail de l'ONU estime que Julian Assange a été « détenu arbitrairement ». Les Nations unies critiquent les lenteurs de l'enquête côté suédois sur le fondateur de WikiLeaks reclus dans l'ambassade d'Equateur à Londres.

Après un an et demi d'enquête, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a rendu, vendredi 5 février, une décision favorable à Julian Assange, le chef de l'organisation WikiLeaks. Les cinq experts de l'Organisation des Nations unies (ONU), qui se sont saisis de l'affaire à la demande de M. Assange et de plusieurs associations de défense des droits de l'homme, ont conclu qu'il est bien victime d'une détention arbitraire depuis juin 2012, date à laquelle il s'est réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour échapper à une extradition vers la Suède. En conséquence, ils affirment qu'il doit retrouver immédiatement sa liberté de mouvement et recevoir des compensations. »

 lemonde.fr

LHK

A lire aussi:

 lapresse.ca

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été arrêté par la police britannique

Les autorités britanniques ont confirmé que les Etats-Unis avaient émis une demande d'extradition.

Par Damien Leloup et Martin Untersinger Publié aujourd'hui à 11h50, mis à jour à 14h16

Depuis plusieurs mois, la rumeur d'une arrestation imminente bruissait dans l'entourage de Julian Assange. Elle s'est concrétisée jeudi 11 avril, lorsque des policiers britanniques ont appréhendé le fondateur de WikiLeaks dans l'enceinte de l'ambassade équatorienne de Londres, où il est réfugié depuis 2012. Selon les images de la scène, diffusées sur Twitter, Julian Assange, visiblement affaibli, est porté par six policiers et embarqué à bord d'un fourgon de police.

La police britannique  a précisé que c'est l'ambassadeur d'Equateur lui-même qui a « invité » les policiers à entrer dans ses locaux. Lenin Moreno, le président équatorien, a expliqué dans le même temps que son pays avait retiré l'asile à Julian Assange, qui l'avait obtenu en 2012. M. Moreno a présenté cette décision comme « souveraine [...] après les violations répétées des conventions internationales et des protocoles de cohabitation » avec Julian Assange au sein de l'ambassade. Une décision aussitôt dénoncée comme « illégale »  par le compte Twitter de WikiLeaks. Le ministre de l'intérieur britannique a confirmé en fin de matinée que Julian Assange était actuellement en garde à vue.

Les Etats-Unis ont demandé son extradition

Scotland Yard a également annoncé que l'arrestation avait été motivée par une demande d'extradition émise par les Etats-Unis. Cette perspective est, depuis 2012, la crainte principale des proches de WikiLeaks.

Le site, spécialisé dans la publication de documents secrets, est dans le viseur de la justice américaine depuis 2010 et la publication de documents secrets émanant de l'armée américaine. Conspué sous l'administration Obama - notamment par Hillary Clinton, alors responsable de la diplomatie américaine -, il s'est attiré la sympathie du clan Trump lors de la campagne présidentielle de 2016, en publiant sur WikiLeaks les e-mails piratés de la campagne d'Hillary Clinton.

Donald Trump avait même déclaré, lors d'un meeting, « j'aime WikiLeaks ! ». Mais la mise en ligne l'année suivante  de documents confidentiels de la CIA a refroidi le camp républicain, et a valu à Julian Assange des menaces de la part du patron de la CIA et du ministre de la justice américain, Jeff Sessions, lequel avait affirmé que son arrestation était une « priorité ».

L'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine accuse WikiLeaks d'avoir directement communiqué avec les espions russes responsables du vol et de la publication de documents confidentiels du Parti démocrate. Le Parti démocrate a lui-même porté plainte contre WikiLeaks pour la publication de ces documents, suscitant une vague de critiques dépassant largement le cadre des soutiens de WikiLeaks.

Outre d'éventuelles procédures lancées lors de la publication des premiers documents secrets de l'armée américaine, en 2010, c'est donc à deux fronts judiciaires que pourrait donc attendre Julian Assange s'il était extradé aux Etats-Unis. En novembre, des procureurs avaient révélé par erreur l'inculpation du patron de WikiLeaks aux Etats-Unis, mais les charges exactes n'avaient pas été dévoilées.

La perspective de son extradition aux Etats-Unis sur la base de ses travaux journalistiques de 2010 a fait réagir les organisations de défense de la liberté de la presse. Le lanceur d'alerte Edward Snowden a dénoncé un « jour sombre pour la liberté de la presse ». « Viser Assange en raison de la fourniture d'informations d'intérêt public à des journalistes serait une mesure strictement punitive et constituerait un dangereux précédent pour les journalistes, leurs sources et les lanceurs d'alerte »,  a réagi le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire.

Assange bientôt devant un juge britannique (...)

La suite sur le site du Monde

 lemediapourtous.fr)

 lilianeheldkhawam.com

 Proposer une solution

Articles associés plus récents en premier
19-04-2019 wsws.org 7 min #155051

The media's role in persecuting Julian Assange - World Socialist Web Site

By Andre Damon
17 April 2019

Last week's arrest of WikiLeaks publisher Julian Assange has been met with universal approval from the US print and broadcast media.

The New York Times, the Washington Post, and the Wall Street Journal, the three major US newspapers, have all enthusiastically endorsed Assange's arrest and extradition to the United States, for charges related to his publication of documents implicating the US government in war crimes and the mass murder of innocent people.

19-04-2019 wsws.org 8 min #155050

La police équatorienne réprime une manifestation de masse réclamant la libération de Julian Assange - World Socialist Web Site

Par Bill Van Auken
19 avril 2019

Des milliers de travailleurs et de jeunes équatoriens ont défilé mercredi dans le centre colonial historique de Quito pour exiger la chute du président Lénine Moreno et la liberté du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Cette manifestation, l'une des plus importantes depuis l'arrivée au pouvoir de Moreno en 2017, s'est heurtée à une répression brutale. Les forces de sécurité ont lâché la police montée, des chiens d'attaque et lancé des gaz lacrymogènes contre les manifestants alors qu'ils arrivaient à proximité de la Plaza de la Independencia, le site du palais présidentiel Carondelet, qui était entouré d'un lourd cordon de policiers et de troupes armées.

19-04-2019 wsws.org 7 min #155048

Les travailleurs américains exigent la libération de Julian Assange - World Socialist Web Site

Par Jerry White
17 avril 2019

Aux États-Unis, des travailleurs ont réagi avec indignation à l'emprisonnement de Julian Assange au Royaume-Uni et aux efforts déployés par l'administration Trump pour s'emparer illégalement du fondateur de WikiLeaks et le soumettre à une détention, à une possible torture et même à la peine capitale pour avoir révélé les crimes de guerre et les intrigues diplomatiques du gouvernement américain.

19-04-2019 zerohedge.com 4 min #155047

Assange's Judge A Disgrace To The Bench, Former Uk Ambassador Says

Both Chelsea Manning and Julian Assange are now in jail, both over offenses related to the publication of materials specifying U.S. war crimes in Afghanistan and Iraq, and both charged with nothing else at all. No matter what bullshit political and MSM liars try to feed you, that is the simple truth. Manning and Assange are true heroes of our time, and are suffering for it.

If a Russian opposition politician were dragged out by armed police, and within three hours had been convicted on a political charge by a patently biased judge with no jury, with a lengthy jail sentence to follow, can you imagine the Western media reaction to that kind of kangaroo court? Yet that is exactly what just happened in London.

19-04-2019 dedefensa.org 20 min #155046

Notes sur le destin de Julian Assange

19 avril 2019 - Julian Assange se trouve donc dans les geôles de Sa Très-Gracieuse Majesté, et qui plus est dans la plus terrible d'entre elles, celle qu'on réserve aux ennemis-publics-N°1, aux Jack-l'Eéventreur, aux Saddam Hussein et autres Kadhafi. Il y est traité aussi mal qu'on peut l'être, entre humiliation, isolement, absence de soins, éventuellement quelques mauvais traitements, etc.

Assange est traité selon l'habitude désormais établi de l'infamie pénitencière dans les pays libéraux des droits de l'homme, anglo-saxons surtout et du bloc-BAO en général.

19-04-2019 tlaxcala-int.org 8 min #155031

Julian Assange est-il vraiment un antisémite? Un bobard impérial qui a la vie dure

 Eve Mykytyn

Le débat public autour d'Assange porte sur le secret d'État, les droits de la presse et la capacité des USA à imposer leurs lois à un étranger vivant hors de leur territoire. Comment se fait-il alors que, pour certains médias, la question cruciale soit de savoir si Assange est un antisémite ? Chaque personnalité publique doit-elle se soumettre à un examen pour déceler tout possible antisémitisme ou est-ce une manière de faire diversion avec un discours qui n'a rien à voir ?

18-04-2019 voltairenet.org 10 min #154980

Le président équatorien Lenin Moreno se venge de la publication des « Ina Papers »

par Alfredo Jalife-Rahme

Les graves accusations proférées par l'Équateur contre Julian Assange sont invérifiables. Tandis que les révélations de Julian Assange sur la corruption du président équatorien Lenin Moreno sont vérifiées. Alfredo Jalife revient sur le système d'enrichissement personnel latino-américain.

Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 18 avril 2019

Le président Lenin Moreno

18-04-2019 investigaction.net 2 min #154978

Michel Midi avec Rafael Correa sur l'arrestation de Julian Assange

18-04-2019 lesakerfrancophone.fr 15 min #154967

Sales petits arrangements dans le dos de Julian Assange

Par Kit Knightly − Le 13 avril 2019 − Source  Off-Guardian

Il est bien évident que les États-Unis ont l'intention qu'on leur remette Julian Assange depuis longtemps. Mike Pence, le vice-président, était en visite en Équateur l'année dernière, en théorie pour discuter de la situation au Venezuela et du commerce.

18-04-2019 mondialisation.ca 10 min #154958

L'Équateur arrête un suédois lié à Assange sous la menace de mesures de répression

Photo : Ola Bini, Credit: @MsJodiEvans (Twitter)

La semaine dernière, l'Équateur a remis le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, à une brigade d'enlèvement de la police britannique invitée jeudi dernier dans son ambassade à Londres pour le traîner dans une camionnette en attente. Maintenant, les autorités équatoriennes ont emprisonné un développeur de logiciels suédois pour un complot présumé qui viserait à «déstabiliser» le régime du président Lenin Moreno.

17-04-2019 francais.rt.com 4 min #154952

En Equateur, de violents heurts en marge des manifestations contre l'arrestation de Julian Assange

A Quito, des centaines de manifestants en soutien à Julian Assange, opposés au président Lenin Moreno, se sont violemment heurtés à la police alors qu'ils se rendaient vers le palais présidentiel.

Le 17 avril, des centaines de personnes ont battu le pavé à Quito, capitale de l'Équateur, pour manifester contre la décision du gouvernement de laisser la police britannique  arrêter Julian Assange dans son ambassade de Londres le 11 avril.

17-04-2019 tlaxcala-int.org 14 min #154943

Le martyre de Julian Assange

 Chris Hedges

L'arrestation jeudi dernier de Julian Assange fait voler en éclats toute prétention au respect de la légalité et de la liberté de la presse. Les violations du droit, commises par les gouvernements équatorien, britannique et US, sont de funeste augure. Elles laissent augurer un monde où les pratiques internes, les abus, la corruption, les mensonges et les crimes, surtout les crimes de guerre, commis par les États au service du capital et de l'élite dirigeante mondiale, seront masqués aux yeux du public.

17-04-2019 tlaxcala-int.org 12 min #154942

« Assange est arrêté pour délit de journalisme » Entretien avec Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de Wikileaks

 Richard Gizbert

Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de  WikiLeaks, parle de l'arrestation de Julian Assange et de ses conséquences sur les médias en général.

Six ans, neuf mois, trois semaines et deux jours après que Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, s'est réfugié dans l'ambassade de l'Équateur, la situation a pris un nouveau tour lorsqu'il a été traîné hors du bâtiment par la police britannique en réponse à une demande d'extradition des USA.

17-04-2019 rt.com 7 min #154939

Truth itself is behind bars in Julian Assange's cell (by George Galloway)

 Home Op-ed

Truth itself is behind bars in Julian Assange's cell (by George Galloway)

George Galloway was a member of the British Parliament for nearly 30 years. He presents TV and radio shows (including on RT). He is a film-maker, writer and a renowned orator.

Published time: 17 Apr, 2019 12:44

17-04-2019 legrandsoir.info 14 min #154903

Ce que vit Nizar Trabelsi, ce qui attend Julian Assange s'il est extradé

Luk VERVAET

La possible extradition de Julian Assange a remis les pratiques de la justice étasunienne et de son système carcéral, le goulag des temps modernes, au centre de l'attention. Assange, le co-fondateur de Wikileaks, est réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres depuis 2012 pour échapper à son extradition vers les États-Unis. Julian Assange, tout comme Edward Snowden, qui s'est réfugié en Russie, ont été dépeints aux États-Unis comme des terroristes et des traîtres.

16-04-2019 tlaxcala-int.org 7 min #154884

Assange et les salauds

 Atilio A. Boron اتيليوا. بورون

Il ne reste pas grand-chose à ajouter à tout ce qui a déjà été dit, sur l'affaire Assange. Une opération qui viole absolument le droit international tel qu'établi par le Groupe de travail des Nations Unies contre les détentions arbitraire,s qui, dans une résolution exhaustive datée du 4 décembre 2015, a établi que la détention du fondateur de Wikileaks était arbitraire et illégale et qu'il devait être libéré.

16-04-2019 legrandsoir.info 54 min #154839

« Accusations suédoises » : Déposition de Julian Assange - 14/15 novembre 2016 (texte complet)

Note du traducteur : on a beau se démener à traduire tout ce que l'on peut, il arrive malgré tout de tomber sur le texte par lequel il aurait peut-être fallu commencer...

14/15 NOVEMBRE 2016 : DEPOSITION [de JULIAN ASSANGE] À L'AMBASSADE D'ÉQUATEUR

PRIVILÈGE LÉGAL

Vous m'avez soumis à six ans de détention illégale et politisée sans inculpation, dans une prison, en résidence surveillée et à quatre ans et demi dans cette ambassade.

15-04-2019 lesakerfrancophone.fr 10 min #154832

La Cia attaque Assange en justice pour empêcher d'autres fuites

Par  Moon of Alabama - Le 13 avril 2019

Après l'arrestation de Julian Assange par la police britannique et le dévoilement de l'acte d'accusation américain, la question qui se pose est de savoir pourquoi les États-Unis agissent ainsi et pourquoi maintenant.

L'acte d'accusation allègue qu'Assange a « conspiré » avec Chelsea Manning en l'aidant dans sa tentative de trouver un mot de passe pour un compte qui lui aurait permis de dissimuler son vol de documents américains.

 Se réfère à :