Témoin de l'effondrement

06-10-2019 reseauinternational.net 9 min #162612

La vitesse avec laquelle s'effondre la civilisation occidentale, me fait terriblement craindre de ne pas lui survivre.

Jeremy Corbyn du Parti travailliste britannique, pense pouvoir se faire élire Premier ministre en promettant d'ouvrir les frontières britanniques à tous les arrivants et de les loger en réquisitionnant des maisons et des immeubles de bureaux. Bien évidemment, ça sonne l'heure du Camp des saints pour la Grande-Bretagne. Tant de Britanniques sont si éreintés, que Corbyn pense tenir là son scénario gagnant.

L'actuel président français et la chancelière allemande, ainsi que les dirigeants de l'Union Européenne, partagent le même point de vue. Il n'y aura pas d'Europe. Seules la Hongrie, l'Italie et la Pologne sont en désaccord et insistent pour rester hongroise, polonaise et italienne.

Aux États-Unis, le Parti démocrate a hélas le même point de vue que Corbyn. Parmi leurs raisons de vouloir destituer Trump, il y a le fait qu'en tant que chef du pouvoir exécutif, il s'efforce de faire respecter les lois sur l'immigration, malgré l'opposition démocrate.

Les démocrates actuels sont comparables aux PDG et aux conseils d'administration actuels. Ils se focalisent sur le court terme. Tout ce qui importe pour eux, c'est ce qu'ils peuvent obtenir tout de suite. Plus d'argent en envoyant à l'étranger les emplois et en embauchant des étrangers avec des visas de travail, ouvrir les frontières pour faire venir de la main-d'œuvre moins chère et avoir le vote démocrate des immigrants. Bonjour les « primes de performance, » adieu les États-Unis.

Mais quand le court terme se prolonge en long terme, les immigrants du tiers monde tiennent le pays. La haine que la politique identitaire, l'idéologie du Parti démocrate et la gauche libérale progressiste enseignent contre les Blancs, et la haine des hommes qu'enseignent les féministes radicales, signifient génocide et effondrement total de la société. Ça se passe si vite que je vais, je pense, en être témoin.

Par exemple, mon article du 30 septembre, intitulée «  Le féminisme a ruiné les femmes et nuit aux hommes, » a poussé de nombreux hommes et femmes à m'écrire « vous avez raison ! ». Beaucoup disaient que le mouvement féministe, qui proposait jadis aux femmes des alternatives au mariage et à la maternité, est devenu une idéologie agressive contre les hommes, allant jusqu'à prôner que même les rapports sexuels consentis entre mari et femme, sont des viols.

Nous avons maintenant des lois sur le « viol de femme » qui donnent à celles-ci un ascendant sur leurs maris, tout comme nous avons des lois contre les abus sur enfants, qui donnent à ces derniers un ascendant sur leurs parents, et au gouvernement, un ascendant sur les familles.

Pour l'essentiel, le féminisme a détruit les relations entre hommes et femmes. Le féminisme a rendu les femmes égoïstes. Elles font ce qu'elles veulent, sans tenir compte des conséquences émotionnelles ou autres pour l'homme. Si l'homme se plaint, la femme a la preuve qu'il est sexiste et qu'il ne la défend pas. Les femmes pensent que leur vagin leur permet de faire tout ce qui leur chante. On dit aux femmes que leur pouvoir réside en ce que les hommes feront n'importe quoi pour des relations sexuelles. Ce n'est pas vrai. À l'exception de quelques coureurs de jupons, que les Britanniques qualifient de « débauchés, » les hommes désirent que leurs relations amoureuses soient partagées.

À mon époque, il n'y avait pas d'homosexuels. Nous pensions qu'à l'instar des licornes, c'était un mythe. De nos jours, l'homosexualité a explosé. Comment savons-nous que le développement extraordinaire de l'homosexualité ne veut pas dire que les hommes ont renoncé aux femmes ?

De nos jours, le sexe faible est si peu digne de confiance, que les entreprises sont contraintes de souscrire à des polices d'assurance pour protéger leurs dirigeants masculins contre les fausses accusations de harcèlement sexuel émanant d'employées. Le règlement d'entreprise prévoit que lors de déplacement professionnel, les employés masculins et féminins doivent séjourner dans des hôtels distincts, et qu'aucun employé ne doit dîner avec une employée. Les employés masculins doivent assister à des séminaires sur comment se protéger des accusations de harcèlement sexuel. J'ai entendu des PDG et des conseils d'administration dire combien il est stupide d'aider les femmes à traverser le « plafond de verre » [passer cadre supérieur], car avec le mouvement #MeToo, les conséquences sont innombrables, et les problèmes dilapident l'énergie de l'entreprise.

Oui, il est bien sûr évident que certains hommes excités par les femmes, se comportent de façon déplacée. À mon époque, une gifle suffisait pour gérer cela. Apparemment, seules les femmes féministes d'aujourd'hui sont incapables de domestiquer le malappris.

Les démocrates de la Chambre mènent une « enquête de destitution, » bien qu'ils sachent n'avoir aucune preuve de manquement et qu'il n'y a aucun espoir que le Sénat reconnaisse Trump coupable. Les démocrates de la Chambre savent ne faire qu'une campagne de dénigrement. Ils la font dans l'espoir qu'il en restera quelques éclaboussures qui réduiront les chances de réélection de Trump.

Quant à l'affaire avec le président ukrainien, qui aurait reçu l'ordre de rendre service contre commission, il est évident que c'est Joe Biden qui a donné six heures au président ukrainien pour faire ce qu'il exigeait de lui ou perdre un milliard de dollars du contribuable étasunien. Biden s'en est vanté devant le Conseil des relations extérieures. Sa vantardise a été filmée. J'ai posté la vidéo. On la voit partout sur Internet. Le procureur ukrainien a lui-même témoigné sous serment avoir été démis sur ordre de Biden. Ce procureur enquêtait sur une entreprise qui versait des sommes considérables à Biden fils, contre la protection accordée par Biden père à l'entreprise corruptrice. Les preuves sont claires.

Or, qu'entendons-nous de la presse, en particulier des putes de CNN et de la Radio publique nationale ? Nous entendons que les accusations étayées contre Biden ne sont que manigances politiciennes, et que les accusations pas du tout étayées contre Trump, requièrent sa mise en accusation.

Ici, nous avons à la fois le Parti démocrate entier et toute la presse qui nient les faits et comptent convaincre suffisamment d'évaporés de voter démocrate en ressassant à n'en plus finir des mensonges. Une fois élus, les démocrates enfourcheront le programme de Corbyn, et les Étasuniens auront leur Camp des saints.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne étaient naguère des « pays de liberté », imprégnés de liberté civile, de conscience individuelle, de liberté d'expression, de valeurs morales chrétiennes et d'État de droit. Mais c'était avant.

Un tribunal britannique  vient de révoquer un médecin parce qu'il a refusé de dire 'madame' à un barbu d'un mètre quatre-vingt. Le tribunal a condamné son « manque de foi envers le fait transsexuel, » car « incompatible avec la dignité humaine et en conflit avec les droits fondamentaux d'autrui. »

En d'autres termes, le médecin n'a pas droit à ses propres convictions ou opinions, parce que celles d'autres personnes plus respectées priment sur les siennes.

C'est [la hiérarchie des droits en fonction de la personne] de plus en plus le cas dans tout le monde occidental.

Si vous vous interrogez sur la disparition totale du journalisme d'investigation au Royaume-Uni et sa quasi-disparition aux États-Unis, ne cherchez pas plus loin que  ce document du ministère de la Défense britannique. Il cite le journalisme d'investigation dans la liste des menaces à la sécurité nationale du Royaume-Uni.

La liberté de presse est désormais considérée incompatible avec la sécurité nationale.

Le destin de Julian Assange et de Manning est par conséquent scellé. Comme  le disait dernièrement Karen Kwiatkowski, il est temps de « courir ! »

Mais vers où ? C'est partout pareil dans le monde occidental.

 Paul Craig Roberts

Original :  www.paulcraigroberts.org/2019/10/04/a-witness-to-the-collapse/

Traduction  Petrus Lombard

 reseauinternational.net

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