14/01/2020 reseauinternational.net  3 min #167451

Le plan Iran-Irak-Syrie pour faire avancer le pont ferroviaire terrestre transnational historique

En novembre 2018, l'Iran, l'Irak et la Syrie ont conclu un accord provisoire pour construire un corridor autoroute et pont ferroviaire terrestre s'étendant du Golfe Persique en Iran au port méditerranéen de Lattaquié en Syrie, en passant par l'Irak, sur une distance de 1 570 km. En combinaison avec l'Initiative la Ceinture et la Route, il pourrait transformer les trois nations intervenantes. La construction de la première phase du projet va bientôt commencer.

La première phase consiste à construire une voie ferrée de 32 km entre Shalamcheh, dans le sud-ouest de l'Iran, à la frontière irakienne, et Bassora, en Irak. Cela implique la construction de quelques tronçons de voie ferrée nécessaires, et d'un pont qui enjamberait l'Arvand Rud/Shatt Al-Arab, une voie d'eau à la confluence du Tigre et de l'Euphrate.

La deuxième phase, plus longue, du corridor de transport consisterait à construire le chemin de fer et quelques tronçons d'autoroute sur 1 545 km, de Bassora jusqu'au port syrien de Lattaquié sur la Méditerranée.

Les routes nord (rouge) et sud (vert) du pont terrestre. La route sud comporte des branches supérieures et inférieures qui passent respectivement par al-Qaim/Albu Kamal et al-Tanf. Source : Adapté de la carte de Franc Milburn dans Strategic Assessment (Israël)

Avec cette épine dorsale, les biens et les personnes pourraient se déplacer de l'Iran, vers le nord par le corridor Nord-Sud ; de l'Iran vers l'est vers la Chine et le Pacifique ; ou de Lattaquié, Syrie vers l'ouest vers l'Atlantique. C'est particulièrement important pour les peuples de ces trois nations, qui ont été ravagés par la guerre pendant des décennies. Une réunion tripartite en juillet 2019 entre les responsables des transports des trois nations a confirmé « que le but des négociations est d'activer le corridor de chargement et de transport Iran-Irak-Syrie dans le cadre d'un plan plus large pour la renaissance de la Route de la Soie ».

Ce chemin de fer transnational s'inscrit parfaitement dans le plan que le Premier Ministre irakien Adil Abdul-Mahdi a signé lors de sa visite à Pékin du 19 au 23 septembre 2019, pour mettre en place un fonds de reconstruction irako-chinois, dans lequel l'Irak pourrait verser les revenus de 300 000 barils de pétrole/jour, contre lesquels les banques chinoises émettront des crédits aux entreprises chinoises pour reconstruire l'Irak.

Le financement du projet de chemin de fer transnational a été mis en place le 18 septembre 2019, avec l'annonce que la Fondation Mostazafan d'Iran, qui est une grande organisation semi-hamiltonienne qui gère des centaines d'usines et d'entreprises commerciales, avancerait la majorité du financement.

Une difficulté est que l'une des entreprises de la Mostazafan, la Banque Sina, a été sanctionnée par les États-Unis, et on ne sait pas si les sanctions annoncées le 10 janvier 2020 par le Secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin et le Secrétaire d'État Mike Pompeo bloqueront encore plus les activités de la Fondation Mostazafan, ce qui pourrait faire exploser tout le projet transnational.

Cela mène à un point plus important : l'attaque implacable sur cette région est le venin de l'Empire britannique contre l'Initiative la Ceinture et la Route, le développement de cette région et le monde. La proposition de Helga Zepp-LaRouche de convoquer un sommet des trois Présidents est urgente pour élever le monde à une dimension supérieure de la pensée.

source :  Iran-Iraq-Syria Plan to Move Ahead on Historic Transnational 'Land-Bridge' Railroad

traduit par  Réseau International

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