10/02/2020 reseauinternational.net  4 min #168801

Sur la tentative d'utilisation d'un Airbus A320 civil avec des passagers à bord comme leurre par les israéliens lors de leur dernier raid sur Damas

Les avions de combat israéliens utilisent des tactiques gardées secrètes pour échapper à la riposte des systèmes de la défense aérienne syrienne : l'une de ces tactiques a causé la destruction accidentelle d'un Ilyouchine Il-20 des forces aériennes russes par des missiles Sol-Air syriens et a failli provoquer la destruction d'un Airbus A320 de la compagnie syrienne privée Cham Wing Airlines (Lignes aérienne des Ailes du Levant) assurant la liaison entre la ville irakienne d'al-Najaf et Damas.

Le 06 février 2020, l'Airbus A320 (vol 6Q514) de la compagnie Cham Wing Airlines entamait son approche finale pour atterrir sur une des pistes de l'aéroport international lorsque des General Dynamics F-16I Sufa des forces aériennes israéliennes survolant la partie occupée du Golan ont lancé des missiles Air-Sol en direction de plusieurs cibles situées dans le Sud de Damas.

Les appareils israéliens furent détectés par le système d'alerte du dispositif de la défense aérienne syrienne dès la phase de décollage et les radars syriens ont pu les suivre jusqu'au-dessus du plateau du Golan où les F-16I Sufa avaient disparu en exploitant la géodésie du relief particulier aux hauteurs du plateau du Golan avant de réapparaître au-dessus de la partie syrienne. À ce moment-là ils avaient déjà décoché leurs missiles et munitions sur Damas.

Simultanément, des missiles leurres lancés à partie du sol tentaient d'induire en erreur ou de divertir les systèmes de défense Sol-Air autour de Damas. En réalité, le timing précis du raid coïncida précisément avec l'approche de l'Airbus A320 civil en provenance d'al-Najaf. Des systèmes Pantsir S-1 avaient commencé à ouvrir le feu avec parcimonie sur les projectiles hostiles mais contrairement aux fois précédentes, aucun missile S-200 ou Buk ne fut tiré pour tenter d'atteindre les F-16I Sufa israéliens en phase de fuite.

Des opérateurs de la tour de contrôle civile de l'aéroport de Damas constatant un brouillage anormal des radars et des balises ILS (Instrument Landing System) d'aide à l'atterrissage aux instruments, ont alors dérouté l'Airbus A-320 sur la base aérienne militaire de Hmemim où les Russes ont mis en place des balises radio spécifiques à ce type de situation. Contrairement à ce qui a été avancé par certains sites spécialisés pro-OTAN, les appareils israéliens n'ont pas utilisé l'Airbus A320 comme bouclier ou utilisé sa signature radar pour leurrer les missiles Sol-Air syriens mais ont bénéficié d'une cyberattaque et d'un brouillage électromagnétique visant les radars du dispositif syrien comme cela s'était passé récemment en Iran. La signature radar de l'Airbus A320 est utilisé comme un leurre puisque sa trajectoire connue à l'avance change subitement à un certain moment ou disparaît avant d'apparaître sur une nouvelle position sur les écrans radars syriens et russes (à Hmeimim).

L'utilisation de telles tactiques impliquant la mise en danger d'appareils civils quoique fortement répréhensible sur le plan du Droit international et de l'éthique, est de plus en plus courante depuis quelques années. La perte des vols MH370 et MH17 de la Malaysian Airlines, respectivement au-dessus de l'océan indien et de l'Ukraine, et plus récemment celle du vol 752 de l'Ukrainian International Airlines au-dessus de Téhéran auraient tous été provoqués par des opérations aériennes où de nouvelles tactiques de brouillage électromagnétique et de cyberguerre ont été utilisés pour soit dérouter des appareils en vol ou bien les transformer en cibles non identifiées dans une zone de conflit active.

Les militaires US connaissaient depuis plus d'une décennie les tactiques démentielles des pilotes israéliens qui ne se sont jamais encombrés de scrupules moraux quand il s'agit de tromper et de tuer des civils de pays tiers mais pas le reste du monde. Cependant, les militaires russes ont beaucoup appris sur ces tactiques depuis le début de leur intervention en Syrie à l'invitation du gouvernement syrien et développent à chaque fois des contre-mesures appropriées car de toute évidence le conflit au-dessus de la Syrie est en premier lieu une guerre électromagnétique.

source :  strategika51.org

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