20/07/2020 les-crises.fr  8 min #177013

Diffusion par aérosol du Sars-Cov-2 : une menace plus grande que l'Oms ne le supposait

Source :  The Conversation

Lorsqu'une personne tousse, parle ou simplement respire, elle projette de minuscules gouttelettes dans l'air ambiant. Les plus petites d'entre elles sont capables d'y flotter des heures durant. Or, de  solides preuves scientifiques indiquent que ces gouttelettes peuvent contenir des  coronavirus vivants, si la personne qui les a émises est infectée.

Jusqu'à la semaine dernière néanmoins, le risque lié à ces aérosols n'était pas pris en compte dans les  recommandations officielles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette vision des choses n'a changé que sous la pression des scientifiques : le 6 juillet dernier, plus de 200 d'entre eux ont publié une lettre ouverte mettant en garde contre la transmission du Covid-19 par aérosol et invitant l'OMS à reconnaître ce risque. La réponse de l'organisation ne s'est pas fait attendre : dans l'après-midi du jeudi 9 juillet, elle a procédé à une mise à jour dans laquelle elle reconnaît, quoi qu'avec quelque hésitation, l'existence d'un nombre croissant de preuves accréditant la  possibilité d'une dissémination de la maladie par voie aérienne.

En tant que  professeurs  spécialisés dans l'étude de  la dynamique des fluides et des aérosols, nous pensons qu'il est important que les gens comprennent les risques liés à ce mode de diffusion, et ce qu'ils peuvent faire pour s'en protéger.

Lire l'article complet sur  The Conversation

Qu'est-ce qu'un aérosol et comment se propage-t-il ?

Les aérosols sont constitués de particules en suspension dans l'air. Lorsque l'être humain respire, parle, chante, tousse ou éternue, il émet des gouttelettes qui se mélangent à l'air ambiant, formant un « aérosol respiratoire ». Étant donné que les grosses gouttelettes tombent rapidement au sol, lesdits aérosols respiratoires sont souvent décrits comme étant composés de très petites gouttelettes de moins de 5 microns de diamètre, soit environ un dixième de la largeur d'un cheveu humain.

 Sneezing and Coronavirus Disease 2019 (COVID-19)

Bien que la toux soit le mécanisme qui génère la plus grande quantité de gouttelettes, des recherches ont montré que  deux à trois minutes de conversation peuvent en produire autant qu'une quinte de toux.

Les gouttelettes de moins de 5 microns  peuvent rester en suspension dans l'air pendant de nombreuses minutes, voire pendant des heures, car l'effet de la résistance de l'air sur elles est beaucoup plus important que celui de la gravité. Qui plus est, les gouttelettes de plus petit diamètre  pénètrent plus efficacement et plus profondément dans le système pulmonaire, ce qui augmente le risque d'infection.

Les  recommandations de l'OMS suggèrent que l'ARN viral présent dans de petites gouttelettes n'est, dans la plupart des cas, pas viable. Cependant, des recherches préliminaires menées sur le virus SARS-CoV-2 ont montré que celui-ci reste  viable pendant 3 heures dans les aérosols.

Les masques protègent-ils de la transmission par aérosol ?

Les masques sont absolument nécessaires pour se protéger et protéger les autres contre la transmission par aérosol. Leur fonction est double.

Tout d'abord, ils filtrent l'air expiré, capturant les gouttelettes respiratoires et réduisant ainsi le risque d'exposition des personnes alentour. Cette fonction est particulièrement importante, car les masques sont très efficaces pour capturer les plus grosses des gouttelettes, qui sont les plus susceptibles de transporter de plus grandes quantités de virus. Cela évite que de telles gouttelettes n'affectent directement les autres, ou qu'elles ne s'évaporent peu à peu en gouttelettes plus petites qui pourraient circuler dans l'air.

La seconde fonction de ce type de protection est de

 マスク着用の重要性(インフルエンザをうつさないために) produit par les éternuements, la toux ou la parole. La diminution de la vélocité de l'air expulsé réduit la distance sur laquelle les gouttelettes auraient initialement pu être transportées dans l'environnement de la personne.

Rester à 2 mètres est suffisant pour être en sécurité ?

NDLR : en France, la recommandation en  matière de distanciation physique est 1 mètre, basée sur les  recommandations de l'OMS

La recommandation de maintenir une distanciation physique de 2 mètres (6 pieds) s'appuie sur une étude de W.F. Wells qui a montré qu'une goutte d'eau expulsée par un individu  tombe sur le sol ou s'évapore à une distance d'environ 2 mètres. L'étude n'a cependant pas tenu compte de l'évaporation et du fait le  noyau d'une gouttelette chargée de virus reste dans l'air, ce qui signifie que le risque d'infection demeure.

Par conséquent, si le fait de se tenir à 2 mètres de ses voisins constitue bien un moyen de limiter l'exposition, ce n'est peut-être pas suffisant dans toutes les situations, en  particulier dans les pièces fermées et mal ventilées.

En intérieur, comment se protéger des aérosols ?

Les stratégies visant à atténuer le risque d'infection par aérosols sont similaires aux stratégies visant à rester au sec lorsqu'il pleut. Plus vous restez longtemps sous la pluie, et plus il pleut fort, plus vous serez mouillé. De même, plus vous êtes exposé à des gouttelettes infectieuses, et plus vous passez de temps dans un tel environnement, plus le risque d'infection est élevé. Atténuer ce risque revient donc à diminuer à la fois la concentration en aérosols et la durée d'exposition. Comment faire ?

Une ventilation accrue permet de diminuer les concentrations en aérosols. Il faut cependant éviter de faire recirculer le même air, à moins que celui-ci ne puisse être filtré efficacement avant d'être réutilisé. Dans la mesure du possible, ouvrez les portes et les fenêtres pour augmenter le flux d'air frais.

Autre possibilité, complémentaire, pour réduire les concentrations en aérosols à l'intérieur : diminuer le nombre de sources d'émission - autrement dit le nombre de personnes. Mais en définitive, le moyen le plus efficace pour limiter le risque d'infection est de passer le moins de temps possible dans des lieux mal ventilés et surpeuplés.

Source :  The Conversation

Nous vous proposons cet article afin d'élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s'arrête aux propos que nous reportons ici.  Lire plusNous ne sommes nullement engagés par les propos que l'auteur aurait pu tenir par ailleurs - et encore moins par ceux qu'il pourrait tenir dans le futur. Merci cependant de nous signaler par le formulaire de contact toute information concernant l'auteur qui pourrait nuire à sa réputation.

Lorsqu'une personne tousse, parle ou simplement respire, elle projette de minuscules gouttelettes dans l'air ambiant. Les plus petites d'entre elles sont capables d'y flotter des heures durant. Or, de  solides preuves scientifiques indiquent que ces gouttelettes peuvent contenir des  coronavirus vivants, si la personne qui les a émises est infectée.

Jusqu'à la semaine dernière néanmoins, le risque lié à ces aérosols n'était pas pris en compte dans les  recommandations officielles de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette vision des choses n'a changé que sous la pression des scientifiques : le 6 juillet dernier, plus de 200 d'entre eux ont publié une lettre ouverte mettant en garde contre la transmission du Covid-19 par aérosol et invitant l'OMS à reconnaître ce risque. La réponse de l'organisation ne s'est pas fait attendre : dans l'après-midi du jeudi 9 juillet, elle a procédé à une mise à jour dans laquelle elle reconnaît, quoi qu'avec quelque hésitation, l'existence d'un nombre croissant de preuves accréditant la  possibilité d'une dissémination de la maladie par voie aérienne.

En tant que  professeurs  spécialisés dans l'étude de  la dynamique des fluides et des aérosols, nous pensons qu'il est important que les gens comprennent les risques liés à ce mode de diffusion, et ce qu'ils peuvent faire pour s'en protéger.

Lire l'article complet sur  The Conversation

Qu'est-ce qu'un aérosol et comment se propage-t-il ?

Les aérosols sont constitués de particules en suspension dans l'air. Lorsque l'être humain respire, parle, chante, tousse ou éternue, il émet des gouttelettes qui se mélangent à l'air ambiant, formant un « aérosol respiratoire ». Étant donné que les grosses gouttelettes tombent rapidement au sol, lesdits aérosols respiratoires sont souvent décrits comme étant composés de très petites gouttelettes de moins de 5 microns de diamètre, soit environ un dixième de la largeur d'un cheveu humain.

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admin [Commentaire] 2020-07-20 #9810

là où les contre-mesures (la contre-révolution) prend la forme de "camp de la peur". Ignorer l'extinction du covirus (ogm) est quand même pas mal !