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12/10/2021 reseauinternational.net  7 min #196369

Tsunami géopolitique à venir : fin de la colonie d'apartheid nommée « Israël »

par Daniel Vanhove.

Pendant l'interminable saga du Coronacircus servant (aussi) d'écran de fumée en Occident, la situation du Moyen-Orient évolue à vitesse grand « V » et aura des répercussions majeures prochainement, tant pour les citoyens sur place que pour nous, dans la mesure où nous avons de nombreux échanges de tous ordres avec les pays de la région. Même si nos médias dominants n'en parlent pas à la mesure de l'importance des faits - et pour cause ! - le retrait officiel de l'armée américaine d'Afghanistan est loin d'être anodin et n'est que le début d'un « remodelage du Moyen-Orient », mais pas du tout comme l'avaient imaginé les assassins de l'administration US à l'époque ricanant de l'effondrement de l'URSS et annonçant la « fin de l'histoire » en s'érigeant alors comme modèle victorieux et indépassable.

Dans les guerres asymétriques qui se déroulent dans le monde depuis plusieurs décennies, entre la toute puissance technologique qui se pense invincible face à des résistances locales que nos « journaleux » caricaturent au mieux en « barbares » mais plus souvent en « terroristes », ce sont pourtant bien ceux-ci qui dament le pion aux plus imbus des « experts » qui en sont encore à se demander ce qui a pu échapper à leur omniscience pour se solder par de tels fiascos. Y compris en Palestine, occupée depuis des décennies par le projet colonial sioniste soutenu par l'Europe qui collabore avec un régime dont les relents d'apartheid sont devenus irrespirables jusqu'au plus haut niveau de l'administration américaine qui commence à trouver encombrant et cher à entretenir un projet qui se retourne finalement contre elle, dès lors qu'elle vante partout les vertus de sa « démocratie »... incompatibles avec les agissements assassins des colons aux manœuvres sur place.

Nos pays européens - toujours aux premières loges dès qu'il s'agit de projets coloniaux - en paieront l'ardoise également. Et l'on pourra pointer et dénoncer le suivisme aveugle et meurtrier des responsables de nos gouvernements qui se sont faits complices des crimes commis à l'encontre d'un peuple désigné d'un doigt vindicatif comme « terroriste » dans cette inversion des valeurs propres au nouveau langage politico-médiatique qui n'a de cesse de répéter à l'agresseur son « droit à exister » sans reconnaître à l'agressé son droit à lui résister, alors que cela est reconnu en toutes lettres par le Droit international et les résolutions de l'ONU.

Le monde « occidental » fier de sa toute puissance, a ainsi perdu en quelques années la confiance et l'amitié de nombreux peuples de la région, au profit de l'Orient dans cette place abandonnée qui ne reste jamais vide selon ce que l'histoire nous enseigne. Le gâchis est immense. Les douleurs, incommensurables pour nombre de familles innocentes de tels enjeux. Des sociétés entières sont ruinées par la dévastation que toute guerre inflige aux structures d'un pays convoité par d'autres, plus puissants. Mais le temps ne s'arrête jamais, quelques soient les drames. Et ceux-ci servent souvent de vivier à une réponse qui s'ourdit dans l'ombre et en devient d'autant plus implacable quand elle frappe. Et en fin de compte, les peuples qui résistent aux agressions des pays riches finissent par bouter ces derniers hors de leurs terres, les remballant chez eux, avec la honte en prime. Et ce qui s'aperçoit au Moyen-Orient aujourd'hui, se prépare pour demain en Afrique.

Les citoyens des pays occidentaux, abusés par les décisions criminelles de leurs gouvernements qui leur mentent à longueurs de déclarations, ne savent pas/plus ce que vivre en temps de guerre signifie. Ils en voient quelques images à la télé ou sur internet, mais ne peuvent réaliser ce que cela représente vraiment au jour le jour. Ils mènent leurs vies, absorbés par les tracas habituels de fins de mois difficiles sur fond de crise sanitaire obscure, désormais convaincus que le summum de leur liberté tient à un QR-code pour continuer à sortir et consommer « comme avant », sans rien savoir ni comprendre du quotidien de millions de familles assiégées, meurtries, décimées par nos politiques prédatrices. Les désignant parfois même, comme « menaces terroristes » pour leur pain, leur boulot, voire leurs femmes, quand après avoir traversé la Méditerranée au risque de leurs vies, certaines « osent » quémander refuge chez nous pourtant à l'origine de leurs malheurs.

L'imposture covidienne que nous traversons se terminera un jour, et un autre événement prendra le relais et fera les gros titres des merdias où l'art de travestir les réalités occulte volontairement les problèmes majeurs au profit de l'émotionnel ambiant, sachant bien l'impact que l'émotion produit sur la raison. Le « Great Reset » que relaient certains, d'une population mondiale ramenée à 500 000 individus n'est qu'un trompe-l'œil par lequel ils sont distraits, s'alimentant eux-mêmes de peurs irraisonnées. Certes, il y a la volonté d'un contrôle des populations, mais aussi loin que l'on regarde il a toujours existé, et avec les technologies actuelles dont nous sommes si friands, nous y participons sans même nous en rendre compte. Tout pouvoir avance dès qu'il sent les conditions favorables à ses plans. Déjà à l'époque la Chine avait voté sa loi de l'enfant unique. Cela a-t-il provoqué quelque écho chez nous ? Aucun, tant notre européocentrisme est patent, et est notre risque majeur.

En réalité, le « Great Reset » est de tout autre nature et concerne la fin de l'écrasante domination occidentale sur le reste du monde, par la contrainte exercée par les pays émergents devenus incontournables pour une redistribution des cartes au profit d'un plus grand nombre et non plus d'une poignée de nantis. Quand chez nous, la colère populaire grandit avec ici-et-là quelques allures de révolte face aux inégalités entre les toujours plus riches et les précaires qui se multiplient, au niveau des États c'est pareil mais cela se fait dans les affres et la douleur avec d'innombrables victimes, tant les riches s'accrochent à leurs acquis et leur domination. En réalité, les gouvernements de la plupart de nos pays occidentaux ont toujours cet esprit colonial, s'appuyant sur la force pour s'accaparer les richesses d'autrui, ne faisant aucun cas des « dommages collatéraux » qu'occasionnent leurs frasques meurtrières. Sauf lorsque, impossible à cacher, tombe l'un des leurs et qu'il faut bien avoir quelque larme de crocodile pour la galerie. Mais, jusqu'à quand ?

Ne vous détrompez pas : avec leurs moindres moyens, les opposants à nos États assassins se sont patiemment organisés partout et sont occupés à renverser les paradigmes. Les populations de pays plus faibles résistent à nos hyper-puissances. Et ces dernières, après avoir ruiné leurs propres systèmes sociaux acquis de longues luttes par les générations précédentes afin de financer leurs aventures guerrières, finissent par capituler, déguerpir et rentrer chez eux en bandits qu'ils sont.

Ainsi de la soi-disant invincible armée sur laquelle repose l'odieux régime colonial israélien n'ose-t-elle plus bombarder là où auparavant elle marquait ses adversaires de sa toute puissance létale. Cela appartient au passé et à chaque tentative, elle essuie désormais une réponse cinglante du même ordre que ce soit de la part de Gaza, du Liban ou de la Syrie. Et les colons sionistes, ivres encore de leur impunité et de plus en plus violents car se sentant menacés, devraient-ils se hâter à rentrer d'où ils sont venus en Palestine ou ils finiront écrasés tels des cafards.

L'Afghanistan ne sera pas le dernier terrain que les États-Unis et leurs serviles alliés abandonneront. L'Irak, la Syrie et la Libye suivront, tout comme le Yémen où la résistance inflige des pertes colossales à la douteuse coalition menée officiellement par l'Arabie Saoudite, mais où d'autres puissances étrangères dont les USA, « Israël » et nombre de pays européens agissent sournoisement, comme à leur habitude. Ce qui redistribuera les cartes de fond en comble au niveau international. Ce n'est qu'une question de temps, et il n'est plus impensable de se dire que l'échéance est proche, même pour la Palestine. Tout observateur de ce qui se passe au Moyen-Orient a capté que le mouvement du balancier s'est inversé. Et des voix de plus en plus nombreuses en « Israël » même, en prennent conscience et alertent les autorités en se demandant ce qu'il convient de faire devant l'inexorable, tant la détermination de la résistance est inarrêtable !

Ainsi, pour résister aux mesures gouvernementales de tous ordres, ne vous laissez pas distraire par les histrions habituels et leurs gesticulations calculées et purement électorales, inspirez-vous encore et toujours de la résistance palestinienne. Elle est prise en exemple à travers la plupart des pays du monde. Elle est une source inépuisable de leçons de courage, de solidarité, d'endurance et de détermination. Et indique la voie, en toutes circonstances et quelle que soit l'adversité.

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