La guerre du Donbass n'aura pas lieu, mais appelons un chat un chat : M. Macron est un sacré fouteur de merde

La guerre du Donbass n'aura pas lieu.

Pourquoi ? Et bien parce que les Russes ne la veulent pas et qu'ils sont trop aguerris (intellectuellement/diplomatiquement) pour tomber dans le panneau. En un mot, par un seul soldat de la Fédération de Russie ne franchira la frontière ukrainienne et il est à parier que Moscou fera tout pour maintenir le statu quo avec le camp atlantique quant aux deux Républiques sécessionnistes auto-proclamées de l'Est ukrainien. Et ce, quelle que soit la confiance stratégique que l'armée russe a acquis avec la maîtrise des vecteurs hypervéloces  1. Une avancée technique qui lui confère, en principe, la capacité de frappes imparables en n'importe quel point du globe et particulièrement du territoire américain.
Mais il est des armes dont la vocation première est de ne pas servir... sauf en ultime et définitif recours.

En outre l'Amérique du sénescent M. Biden vient de connaître deux revers géopolitiques non négligeables. Le premier à l'occasion du retrait précipité d'Afghanistan le 30 août 2021... Un signalé fiasco ! Il faudrait d'ailleurs plutôt parler de débandade puisqu'une grande partie des matériels militaires des coalisés - armes et munitions, y compris des blindés légers et des hélicoptères - furent abandonnés sur place, et pour finir, les opérations d'évacuation ne furent pas non plus un modèle d'exploit logistique. Le dernier échec en date est ces jours-ci la révolution colorée manquée  2 au Kazakhstan en dépit d'une organisation insurrectionnelle impressionnante ayant mis en œuvre quelque vingt mille insurgés ! Les Russes sont intervenus rapidement, avec une réelle efficacité et ont éteint le feu dans le cadre de l'OTSC (Organisation du Traité de Sécurité collective  3). Une fois le calme rétabli ils se sont retirés aussi vite qu'ils étaient venus... Ce qui n'a pas empêché notre bonne presse de présenter cette intervention comme unilatérale - alors qu'elle s'inscrivait dans un cadre collectif et que plusieurs États y participèrent - et une quasi ingérence armée. Il est vrai que la légende noire du président Poutine doit faire l'objet d'ajouts constants... Il convient d'entretenir la fable du croquemitaine prêt à dévorer la douce, l'innocente Ukraine.

Rien de surprenant à ce qu'après ces deux sévères déconvenues les stratèges de la terreur  4 de Langley (siège de la Central Intelligence Agency) relancent le conflit gelé du Donbass... bientôt, peut-être, réactiveront-ils également la question pendante de la Transnistrie, cette enclave de facto indépendante depuis 1991 après l'éclatement de l'Union soviétique. Sans débouché sur la mer Noire, enfoncée comme un coin dans le flanc de la Moldavie, la Transnistrie réclame son rattachement - à l'exemple de la Crimée - à la Fédération de Russie. Toutefois les enjeux géopolitiques sont loin d'être comparables mais ce pourrait être quand même l'occasion de chercher chicane au grand voisin eurasiatique... Car la stratégie du harcèlement dans laquelle les anglo-saxons sont passés maîtres et qu'ils appliquent avec constance au Bloc de l'Est nouvelle mouture, s'inscrit dans une tenace politique d'endiguement (containment) poursuivie sans relâche depuis trois décades.

De l'EuroMaïdan à l'Ukraine sous le parapluie euratlantiste

Ayant échoué à réitérer à Almaty le coup de l'EuroMaïdan de novembre 2013, les Atlantistes sous couvert de faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN (l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord dont les Européens sont de pâles supplétifs, est présentée par les experts comme une Alliance défensive. On croit rêver !) continuent à tisser un réseau offensif le long des frontières occidentales de la Fédération, de la Baltique à la mer Noire via la Pologne. Comme le fait justement remarquer le président Poutine, ce ne sont pas les forces armées russes qui déploient leurs missiles au Canada, dans les Caraïbes ou en Amérique centrale  fr.sott.net/article/39229-Vladimir-Poutine-Plus-un-seul-pas-en-arriere-face-a-l-Otan5

Or si l'on peut être assuré qu'en toute logique - quoique la rationalité ne soit jamais systémique ! - les Russes ne feront pas franchir la frontière ukrainienne à des unités prélevées sur les cent-mille hommes massés à ses abords (une concentration marquant la détermination de la Fédération à ne pas se laisser intimider), ils se trouveront néanmoins exposés à de possibles provocations destinées à les pousser à la faute... L'on parle de commandos des forces spéciales ukrainiennes conduisant des opérations terroristes en uniformes russes... la ficelle serait un peu grosse, mais la relecture de ce type d'événements par la presse des oligarchies dominantes ferait la différence. N'oublions pas l'adage mille fois vérifié « plus c'est énorme et mieux cela passe »... le mensonge manipulatoire étant de nos jours l'arme absolue dans le pilotage des peuples quand il s'agit de leur faire accepter l'inacceptable. Un outil de gouvernance comparable à ces aiguillons électriques utilisés pour pousser le bétail vers les chaîne d'abattage. La comparaison n'est pas trop forte si l'on regarde les statistiques européennes relatives aux effets secondaires de la vaccination de masse. Des données soigneusement noyées dans un inextricable maquis de tableaux d'où il faut les extraire, mais selon lesquelles ce serait près de 35 000 décès liés ou associés à des injections transgéniques (c'est à dessein que nous n'écrivons pas « causés par ») potentiellement létales... Au prétexte de sauver des vies On demande au cheptel européen de jouer à la roulette russe (sans jeu de mots) alors que la vaccination supposée éradiquer la coronavirose, ne fait que la diffuser ou même, lui laisser le champ libre comme tend à le prouver l'actuelle flambée de contaminations par le variant omicron dans une population pourtant vaccinées à 90% !

Un accrochage en Ukraine pourrait-il sauver la mise du président Macron ?

Au fond un conflit - qu'à l'Ouest tous espèrent limité, mais si l'on sait où les détramages commencent, nul ne sait par avance où ils s'arrêteront - arrangerait bien du monde. Aux États-Unis, après seulement une année d'exercice du pouvoir, la présidence démocrate est déjà passablement dévaluée pour ne pas dire discréditée. Des doutes persistants se font jour quant à la fiabilité mentale de M. Biden et Paris - désormais petit dernier de la super classe mondialiste - s'enfonce dans toutes les impasses imaginables dans sa gestion de sa crise sanitaire, dans le traitement de l'insécurité ou le contrôle d'une immigration galopante ce qui présage le pire dans le pilotage de l'Union européenne confié pour les six mois à venir à la France.

Du discours d'investiture de M. Macron devant le Parlement européen à Strasbourg le 19 janvier, retenons que, tout en insistant sur son intention de consolider l'unité européenne, il entend développer son action suivant deux axes : l'environnement et l'avortement ! Passons sur le premier thème, pour ce qui est du second, à l'époque où existe de très nombreux et efficaces moyens de contraception, il est difficile de voir en quoi les pratiques abortives revêtiraient un caractère d'urgence dans et pour la construction européenne ?

M. Macron en bon prétendant au titre de Génie des Carpates, souhaite à ce titre actualiser la Charte des droits fondamentaux de l'Union « notamment pour être plus explicite sur la protection de l'environnement ou la reconnaissance du droit à l'avortement ». Un droit qui au demeurant n'est pas inscrit dans la Constitution française ! Mais n'est-ce pas agiter un chiffon rouge devant les opposants déclarés à l'interruption volontaire de grossesse que sont les Polonais, les Hongrois et les Maltais  6  ? Qui plus est ces derniers viennent de donner au Parlement européen sa nouvelle présidente en la personne de l'élégante Roberta Metsola. Est-ce la voie idéale pour unifier les européens ? Ou pour les diviser ainsi que M. Macron a su si bien le faire en stigmatisant six millions de non vaccinés, ces sous-citoyens !

Le hochet IVG brandi à la tribune du Parlement de Strasbourg, détourne astucieusement l'attention en occultant le volontarisme macronien en faveur d'un engagement occidental armé en Ukraine. Le 20 janvier au cours de la cérémonie de vœux aux Armées, nous apprenions en effet que la France se préparait à l'envoi de troupes en Roumanie... Laquelle avec la Bulgarie refusent de satisfaire aux exigences russes et de se retirer de l'Alliance atlantique. Rappelons qu'à l'époque de la pérestroïka (restructuration), en février 1990 le secrétaire général du PCUS, M. Brejnev aurait reçu l'assurance qu'en échange de la dissolution du Pacte de Varsovie, les États-Unis prenaient l'engagement de maintenir l'OTAN loin des frontières l'Union soviétique

 reseauinternational.net

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