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27/01/2022 reseauinternational.net  3 min #201183

La Croatie refuse que ses soldats renforcent l'Otan « en cas d'escalade » entre la Russie et l'Ukraine

La Croatie retirera ses soldats des forces de l'OTAN déployées en Europe de l'Est en cas de conflit, a déclaré le président Zoran Milanovic, qui dénonce « des incohérences et des comportements en réalité dangereux » de la part des États-Unis.

La Croatie « ne veut rien avoir » à faire avec l'escalade des tensions autour de l'Ukraine. Les autorités du pays au damier rappelleront tous leurs soldats intégrés à l'OTAN en Europe de l'Est en cas de conflit entre la Russie et l'Ukraine, a déclaré le 25 janvier à la télévision le président Zoran Milanovic, relayé par l'agence TASS.

Rastu napetosti zbog zabrinutosti da Moskva planira invaziju na Ukrajinu. NATO najavio mogućnost raspoređivanja vojnih snaga. Situaciju komentirao i predsjednik Zoran Milanović. #dnevnikhr

« En tant que commandant en chef, j'ai suivi de près les déclarations indiquant que l'OTAN - pas un pays, pas les États-Unis - renforce sa présence et envoie des navires de reconnaissance. Nous n'avons aucune influence sur cette initiative et nous n'aurons rien à voir avec cela. Je le garantis », a déclaré Milanovic, assurant que « la Croatie n'enverra aucune troupe en cas d'escalade ». « Au contraire, elle rappellera toutes les troupes, jusqu'au dernier soldat croate », a-t-il promis.

Des comportements en réalité dangereux

Zoran Milanovic a souligné que cette position croate découlait de ce qu'il a décrit comme « les tendances de la politique intérieure des États-Unis, menées par Joe Biden et son administration », dont l'arrivée au pouvoir avait pourtant été saluée par Milanovic à l'époque. Le dirigeant avait en effet assuré en novembre 2020 que la Croatie serait une alliée et une amie du nouveau président américain. Désormais, « en ce qui concerne les questions de sécurité internationale, je constate des incohérences et des comportements en réalité dangereux », a-t-il déclaré.

À la tête d'une coalition, le président social-démocrate doit composer avec des adversaires politiques au gouvernement, dont le Premier ministre de centre-droit Andrej Plenkovic, le ministre des Affaires étrangères Gordan Grlic-Radman et le ministre de la Défense Mario Banozic, qu'il n'a pas manqué d'égratigner dans son allocution télévisée pour leurs positions belliqueuses à l'égard de la Russie : « Grlic-Radman et Banozic sont libres de se rendre à Bruxelles. Quant à l'armée croate, elle n'y participera pas. Personne ne bougera. Plenkovic peut menacer la Russie autant qu'il le souhaite. La Croatie devrait s'éloigner de cela comme du feu », a déclaré le chef de l'État, en poste depuis février 2020

Plusieurs pays occidentaux dont les États-Unis ont annoncé renforcer leur aide militaire à l'Ukraine, affirmant à plusieurs reprises que la Russie aurait pour projet d'envahir l'Ukraine. Moscou dément tout projet d'offensive, et lie une désescalade à des traités figeant l'OTAN, de manière à ce que l'Ukraine en particulier n'y adhère jamais. La demande est jugée inacceptable en Europe comme aux États-Unis. Mais Washington a néanmoins promis de remettre une réponse écrite aux Russes.

source :  francais.rt.com

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