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28/01/2022 francesoir.fr  3 min #201266

Deux villes françaises gagnent une bataille contre le projet de construction d'antennes de Starlink

AFP PHOTO / HO/ Marco Langbroek, Leiden, the Netherlands

Depuis le 9 février 2021, grâce à une autorisation de l'ARCEP, la société américaine Starlink, un fournisseur d'accès à Internet très haut débit proposé par l'entreprise d'aérospatial SpaceX, propriété d'Elon Musk, peut utiliser les fréquences radioélectriques des stations de base, qui relient les satellites au réseau mondial. Antennes-relais et radômes motorisés sont ainsi installées. En France, trois stations de base Starlink devaient être installées à Gravelines (59-Nord), Villenave-d'Ornon (33-Gironde), et une autre était prévue à Saint-Senier-de-Beuvron (50-Manche). Toutefois, à Saint-Senier-de-Beuvron, à quelques dizaines de kilomètres du Mont Saint-Michel, et à Villenave-d'Ornon, les habitants refusaient la construction de ces infrastructures, par crainte des effets néfastes sur la santé et l'environnement ainsi que des impacts visuels et sonores.

Pas d'antennes à Saint-Senier-de-Beuvron ni à Gravelines, dans le Nord

Le 4 janvier dernier, l'ARCEP a rendu publique l' abrogation de la décision n° 2020-1452 en date du 1ᵉʳ décembre 2020, en faveur de Gravelines, où les voix s'étaient rapidement élevées contre ces infrastructures. Starlink ne s'installera pas non plus à Saint-Senier-de-Beuvron, après une lutte menée par ce village de 346 habitants depuis l'automne 2020. En Normandie, les militants se félicitent d'avoir fait rebrousser chemin aux multinationales. Pour François Dufour,  militant écologiste sexagénaire de Saint-Senier-de-Beuvron, cela a été possible grâce à la mobilisation locale. « Nous avons posé des questions très précises demandant des réponses précises. Ils n'ont pas su nous les donner, alors ils jettent l'éponge, peut-être pour chercher un territoire plus docile », déclare-t-il pour Ouest France.

Partout en France, des craintes liées aux infrastructures numériques

140 infrastructures endommagées en deux ans témoignent d'une diffusion de la méfiance envers les nouvelles technologies, contre le déploiement de la 5G et la généralisation de l'utilisation sans limite d'Internet. Certaines personnes choisissent donc l'action illégale et le  vandalisme pour prendre les choses en main et tenter d'en finir avec les équipements qui permettent les connexions.

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