
© Kim Hong-ji Source: AP
La Corée du Nord estime que la question nucléaire est un enjeu de souveraineté (image d'illustration).
14 août 2022, 12:48
Pyongyang a dénoncé le 14 août les propos du chef de l'ONU, qui a lancé un appel à la dénucléarisation.
En visite pendant deux jours dans la capitale sud-coréenne, Séoul, Antonio Guterres a affiché le 12 août son «engagement clair» en faveur de la dénucléarisation de la Corée du Nord, qu'il a érigée comme un «objectif fondamental pour apporter la paix, la sécurité et la stabilité à toute la région».
Ce 14 août, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord, Kim Son Gyong, a accusé le chef des Nations unies de faire preuve de «sympathie» envers la politique hostile des Etats-Unis.
«Je ne peux qu'exprimer mon profond regret à l'égard des remarques du secrétaire général de l'ONU, qui manquent cruellement d'impartialité et d'équité», a-t-il déclaré dans un communiqué repris par l'agence publique KCNA.
Il a souligné que la «dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible» de la Corée du Nord (RPDC) était «une atteinte à la souveraineté de la RPDC».
Washington et Séoul ont affirmé à plusieurs reprises ces derniers mois que la Corée du Nord se préparait à un nouvel essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire.
Antonio Guterres, de «l'essence versée sur des flammes» ?«Nous conseillons au secrétaire général Guterres d'être prudent lorsqu'il prononce des paroles et des actes aussi dangereux», a-t-il encore souligné, comparant ses propos à de «l'essence versée sur des flammes».
Kim Jong-un a mené une série record de tests d'armement cette année, dont un missile balistique intercontinental, pour la première fois depuis 2017.
En juillet, le dirigeant a assuré que son pays était «prêt à mobiliser» sa force de dissuasion nucléaire en cas de conflit militaire avec les Etats-Unis ou la Corée du Sud.