20/11/2023 chroniquepalestine.com  14min #237610

 Gaza : l'hôpital al-Shifa est devenu une «zone de mort» selon l'Oms, qui réclame une évacuation immédiate

« Déluge d'Al-Aqsa » Jour 44 : Israël a fait de l'hôpital al-Shifa « une zone de mort »

Ces derniers jours, l'hôpital Nasser a reçu un grand nombre de blessés et de morts palestiniens, y compris des enfants, après que les forces coloniales israéliennes aient pris pour cible des zones résidentielles à Khan Yunis. Des funérailles ont lieu à l'entrée de l'hôpital où les familles pleurent leurs proches qui ont été tués pendant les attaques. Suite à l'effondrement des services et des communications dans les hôpitaux du nord le 10 novembre, le ministère de la santé de Gaza n'a pas été en mesure de mettre à jour le nombre de victimes qui s'éleve à plus de 12 000, dont 5000 enfants et 3000 femmes. Des milliers de personnes sont toujours portées disparues sous les décombres des bâtiments détruits. Alors que les forces coloniales israéliennes multiplient les frappes aériennes dans la bande de Gaza, tous les hôpitaux du nord ont cessé de fonctionner. Selon le ministère de la santé de Gaza, seuls neuf des 35 hôpitaux de l'enclave fonctionnaient, même partiellement, le 16 novembre - Photo : Mohammed Zaanoun/Activestills

Par  Mustafa Abu Sneineh

L'OMS déclare qu'Israël a transformé l'hôpital Al-Shifa en « zone de mort » et que des milliers de Palestiniens ont été « humiliés » alors qu'ils fuyaient vers le sud de la bande de Gaza. Un convoi de Médecins sans frontières a été pris pour cible par des tirs israéliens, alors que les Palestiniens décrivent la route « humanitaire » pour fuir le sud comme un « couloir de mort et d'humiliation ». Les forces israéliennes d'occupation mènent des raids à Jénine et à Bethléem.

Victimes :

  • 12 012 Palestiniens tués, dont 4900 enfants, et 32 000 blessés à Gaza *
  • 215 Palestiniens tués en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est et 2750 blessés

* Ce chiffre couvre les victimes du 7 octobre au 16 novembre. En raison des pannes des réseaux de communication dans la bande de Gaza (en particulier dans le nord de Gaza), le ministère de la santé de Gaza n'a pas été en mesure d'actualiser régulièrement ses bilans.

Principaux développements :

  • L'Organisation mondiale de la santé a qualifié de « zone de mort » l'hôpital Al-Shifa, qui a fait l'objet d'un raid des forces israéliennes la semaine dernière et a été vidé de la quasi-totalité de ses patients, de son personnel médical et de ses civils déplacés.
  • Des images parviennet sur le massacre commis par Israël dans les écoles al-Fakhoura et Tal al-Zaatar, et qui ont fait près de 200 tués [ Al-Mayadeen].
  • Médecins sans frontières a déclaré qu'un convoi évacuant 137 membres de son personnel palestinien et leurs familles a été pris pour cible par les forces israéliennes, tuant un membre de la famille et en blessant un autre samedi.
  • Les Palestiniens blessés, âgés ou ayant des enfants ont été contraints de descendre de leur véhicule et de marcher en moyenne 10 heures pour parcourir 14 km jusqu'au point de contrôle de la rue Salah Al-Deen.
  • Des histoires horribles ont été diffusées : femmes harcelées, jeunes hommes déshabillés devant la foule, médecins et journalistes détenus et interrogés, personnes envoyées dans une fosse creusée dans le sol au point de contrôle de la rue Salah Al-Deen.
  • Le 11 novembre, 807 000 Palestiniens se trouvaient toujours dans les zones du nord de la bande de Gaza, après qu'environ 400 000 d'entre eux ont fui le sud de la vallée de Gaza au cours du premier mois de la guerre.
  • La Jordanie installe un hôpital de campagne dans la ville de Naplouse, ce qui a suscité l'inquiétude en prévision d'une nouvelle détérioration de la situation en Cisjordanie occupée.
  • L'administration pénitentiaire israélienne impose des mesures punitives aux prisonniers palestiniens : nourriture insuffisante et de mauvaise qualité, interdiction d'accès à la cour extrérieure, coupures d'électricité quotidiennes, négligence médicale et restriction des visites familiales.

L'hôpital Al-Shifa transformé en « zone de mort » alors que près de 400 000 Palestiniens fuient le nord de la bande de Gaza

L'OMS a qualifié de « zone de mort » l'hôpital Al-Shifa, qui a subi un raid des forces israéliennes la semaine dernière et a été vidé de la quasi-totalité de ses patients, de son personnel médical et de ses civils déplacés.

« Les signes de bombardements et de tirs étaient évidents. L'équipe a vu une fosse commune à l'entrée de l'hôpital et on lui a dit que plus de 80 personnes y étaient enterrées », a déclaré l'équipe de l'OMS qui a passé une heure à l'intérieur d'Al-Shifa.

Dimanche, Mohammed Al-Zaqout, directeur de l'hôpital de Gaza, a déclaré à Al-Jazeera Arabic que quatre bébés prématurés étaient morts à Al-Shifa, qui a cessé de recevoir des patients et les a dirigés vers l'hôpital indonésien.

Zaqout a déclaré que le personnel médical d'Al-Shifa était en pourparlers avec l'OMS pour évacuer les 32 prématurés restants dans les couveuses. Dimanche matin, 25 membres du personnel médical et 291 patients se trouvaient toujours à Al-Shifa, dont deux dans l'unité de soins intensifs et 22 dans le service de dialyse.

« Le manque d'eau potable, de carburant, de médicaments, de nourriture et d'autres aides essentielles au cours des six dernières semaines a fait que l'hôpital Al-Shifa a cessé de fonctionner en tant qu'établissement médical », a déclaré l'OMS.

« Les couloirs et le terrain de l'hôpital étaient remplis de déchets médicaux et solides, ce qui augmentait le risque d'infection. Les patients et le personnel de santé avec lesquels ils se sont entretenus étaient terrifiés pour leur sécurité et leur santé, et ont demandé à être évacués », a ajouté l'organisation.

Israël a osé prétendre que les combattants du Hamas disposaient d'un centre de commandement et de contrôle et d'un réseau de tunnels sous Al-Shifa, tandis que les États-Unis -relayant la propagande israélienne - ont prétendu que l'hôpital fonctionnait comme un nœud pour les opérations du Hamas. Le Hamas et les factions de la résistance palestinienne ont catégoriquement dénoncé ces affirmations mensongères et ont demandé à plusieurs reprises que des équipes d'enquête internationales inspectent l'établissement.

Près d'une semaine après le siège brutal et le raid sur Al-Shifa le 15 novembre, les forces israéliennes d'occupation sont toujours dans l'incapacité de publier des preuves de l'existence de tunnels du Hamas ou d'une cache d'armes à Al-Shifa.

Les forces d'occupation ont publié une vidéo montrant quelques fusils, des chargeurs de balles et des gilets pare-balles, affirmant qu'ils avaient été laissés à Al-Shifa par des combattants du Hamas. La vidéo a été retirée puis remise en ligne après avoir supprimé une section dans laquelle un ordinateur portable était présenté comme une preuve de la présence du Hamas à Al-Shifa.

L'analyste politique d'Al Jazeera, Marwan Bishara, a commenté la vidéo des forces israéliennes en déclarant : « Je ne comprends pas pourquoi le Hamas continue de 'laisser derrière lui' des armes que l'armée israélienne doit 'trouver' pour prouver sa présence dans les hôpitaux ! »

Les Israéliens massacrent 200 réfugiés dans des écoles de l'ONU transformées en refuges

Les forces d'occupation israéliennes ont commis  deux autres massacres dans les écoles d'al-Fakhoura et de Tal al-Zaatar, où se réfugiaient des Palestiniens déplacés de force.

Après le rétablissement des communications, les journalistes ont confirmé que les forces d'occupation israéliennes, dans la nuit du 17 au 18 novembre, avaient perpétré deux nouveaux massacres dans les écoles d'al-Fakhoura et de Tal al-Zaatar, où s'étaient réfugiés des Palestiniens déplacés de force du camp de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

« Israël a bombardé les écoles de réfugiés pendant la nuit, tuant des dizaines de Palestiniens pendant qu'ils dormaient. »

Selon le ministre palestinien de la santé, Mai al-Kaila, le nombre de martyrs du bombardement israélien de l'école d'al-Fakhoura s'élève à 200.

Il convient de noter que l'école al-Fakhoura est la plus grande école du camp de Jabalia, qui abrite des milliers de personnes déplacées de Gaza qui ont quitté leurs maisons en raison des violentes frappes aériennes israéliennes.

M. Al-Kaila a ajouté qu' « Israël » mène une guerre contre tous les hôpitaux de Gaza, ce qui équivaut à une guerre de génocide.

L'école Al-Fakhoura a été prise pour cible à plusieurs reprises ces dernières années. Lors de l'agression de 2009, elle a été  bombardée par les forces d'occupation, causant le martyre de plus de 40 personnes. Lors de l'agression de 2014, les forces d'occupation l'ont à nouveau bombardée, causant le martyre de plusieurs personnes.

Aujourd'hui, elle a de nouveau été prise pour cible lors de l'agression israélienne en cours sur Gaza.

Ces écoles, affiliées à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine ( UNRWA), qui ont été soumises à des bombardements israéliens incessants, comptent parmi les plus grands abris de la bande de Gaza.

Le convoi de Médecins sans frontières pris pour cible

Le ministère de la santé de la bande de Gaza a annoncé samedi soir que 12 012 Palestiniens avaient péri dans les bombardements et les frappes aériennes israéliennes depuis le 7 octobre, et qu'environ 32 300 autres avaient été blessés.

Jusqu'au 17 octobre, 3750 personnes, dont 1750 enfants, étaient portées disparues ou se trouvaient sous les décombres. Les bombardements israéliens ont tué 4900 enfants, 3155 femmes et 690 personnes âgées.

Les deux tiers des hôpitaux de la bande de Gaza ont cessé de fonctionner et les organisations médicales, telles que le Croissant-Rouge palestinien, peinent à répondre aux appels pour évacuer les blessés ou sauver les personnes piégées sous les décombres.

Médecins sans frontières (MSF) a  déclaré qu'un convoi évacuant 137 membres du personnel palestinien de MSF et leurs familles a été pris pour cible par les forces israéliennes, tuant un parent d'un employé de MSF et en blessant un autre samedi.

« MSF condamne avec la plus grande fermeté cette attaque délibérée », a déclaré l'organisation.

MSF a informé les forces israéliennes de son mouvement vers le sud de la bande de Gaza. Le convoi était composé de cinq voitures, toutes marquées de l'emblème de MSF sur le toit, transportant 137 personnes, dont 65 enfants, bloquées depuis près d'une semaine dans la ville de Gaza.

Cependant, ils n'ont pas pu franchir le point de contrôle israélien surchargé de la rue Salah Al-Deen et ont dû retourner 7 km au nord de Gaza, lorsqu'ils ont été pris pour cible dans la rue Al-Wehda.

« MSF lance un nouvel appel pour permettre l'évacuation urgente de son personnel, ainsi que de milliers d'autres personnes piégées par les combats et vivant dans des conditions extrêmement difficiles dans le nord de la bande de Gaza. Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat, qui est le seul moyen de mettre en place des corridors afin d'évacuer en toute sécurité les civils pris au piège », a déclaré l'organisation dans un communiqué.

Poste de contrôle de la rue Salah Al-Deen : « Le couloir de la mort et de l'humiliation »

La semaine dernière, des chars et des forces israéliennes étaient stationnés à l'est et à l'ouest de la rue Salah Al-Deen, qui coupe le nord de la bande de Gaza en deux.

Les Palestiniens évacuant les zones de combats intenses dans la ville de Gaza, Sheikh Ridwan, Beit Lahia, Jabalia et Beit Hanoun ont dû passer par un point de contrôle militaire israélien. La correspondante de  Wafa, Aseel Al-Akhras, qui a quitté l'hôpital Al-Shifa au cours du week-end, faisait partie des milliers de personnes qui ont entrepris à pied le périlleux voyage vers le sud.

Elle a décrit la « route humanitaire » qu'Israël a désignée pour permettre aux civils de fuir vers le sud comme le « couloir de l'humiliation et de la mort ».

Mme Akhras a déclaré que les Palestiniens blessés, âgés ou ayant des enfants étaient obligés de descendre de leur véhicule et de marcher pendant 10 heures en moyenne pour parcourir les 14 km vers le sud jusqu'au point de contrôle de la rue Salah Al-Deen, qui était encerclé par des chars d'assaut.

Elle a déclaré avoir été détenue au poste de contrôle pendant plus d'une heure et demie.

« Les filles et les femmes déplacées ont été harcelées et l'une d'entre elles s'est fait voler son or. Certaines des personnes déplacées ont été forcées d'enlever complètement leurs vêtements dans le froid, devant nous tous », a-t-elle déclaré.

Mme Akhras a indiqué que les chars israéliens ont provoqué un nuage de terre et de saleté qui a recouvert les personnes qui attendaient. On leur a demandé de présenter leur carte d'identité, tandis que certains ont été emmenés dans une fosse creusée près du point de contrôle.

« Nous avons été interrogés par les soldats de l'occupation et j'ai été séparé de ma famille. Des médecins et des employés du Croissant-Rouge ont également été interrogés et arrêtés... nous les avons vus tirer sur un jeune homme dont nous ne connaissons pas encore le sort. Ils ont également forcé six jeunes hommes à s'agenouiller devant le drapeau de l'occupant [israélien] sous la menace d'une arme », a-t-elle déclaré.

Selon le Bureau central palestinien des statistiques, au 11 novembre, environ 807 000 Palestiniens vivaient dans les zones du nord de la bande de Gaza. On estime que 400 000 d'entre eux ont fui vers le sud de la vallée de Gaza, dans les régions de Khan Yunis, Dier al-Balah et Rafah.

Dans le nord de la vallée de Gaza, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a déclaré que 183 000 personnes déplacées de force étaient hébergées dans 154 installations de l'UNRWA.

Dimanche matin, la Russie a annoncé qu'elle avait évacué de Gaza 550 personnes ayant la double nationalité palestinienne et russe, dont 230 enfants.

Au cours des dernières 24 heures, Israël a bombardé des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des maisons familiales dans différentes zones de Gaza. Dimanche, un obus a visé le service pédiatrique de l'hôpital Kamal Adwan à Beit Lahia, a rapporté Al Jazeera Arabic.

Dans la rue Al-Nafaq à Gaza, les avions de guerre israéliens ont lancé une frappe aérienne sur une maison samedi soir, tandis que dans le centre de la bande de Gaza, au moins 31 personnes ont été tuées dans des bombardements.

Dans le camp de Nuseirat et à Khan Yunis dans la bande de Gaza, 15 personnes ont été tuées dimanche matin. Al Jazeera Arabic rapporte que les forces israéliennes ont détruit quatre mosquées dans le camp de réfugiés de Jabalia, ce qui porte à 76 le nombre de mosquées entièrement détruites et à trois le nombre d'églises ciblées.

Le roi Abdallah II de  Jordanie a appelé à un cessez-le-feu à Gaza afin de mettre un terme à la crise humanitaire engendrée par « l'horrible guerre contre les civils », lors d'une rencontre avec  Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

« La poursuite par Israël de son horrible guerre contre Gaza et de ses violations illégales en Cisjordanie et à Jérusalem entraînera une explosion de la situation dans toute la région », a déclaré le roi Abdallah.

Cisjordanie : un sixième prisonnier palestinien meurt sous la torture

Alors que la tension s'intensifie en Cisjordanie occupée, la Jordanie installe un hôpital de campagne dans la ville de Naplouse, ce qui inquiète les Palestiniens qui s'attendent à une nouvelle détérioration de la situation.

La Jordanie avait installé des hôpitaux de campagne dans les villes cisjordaniennes de Ramallah en 2000 et de Jénine en 2001, au début de la seconde Intifada.

Depuis dimanche matin, 215 Palestiniens sont tombés en martyrs en Cisjordanie, victimes des forces israéliennes d'occupation et des colons.

À Jénine, Issam Al-Fayed, 46 ans, une personne handicapée, a été tué dimanche matin par des tirs israéliens près du « rond-point des chevaux  », à l'entrée du camp de réfugiés de Jénine.

Omar Al-Laham, 20 ans, du camp de réfugiés de Dheisheh, a été tué lorsque les forces israéliennes ont pris d'assaut le camp. Un troisième Palestinien a été tué à Aida, un autre camp de réfugiés situé près de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie.

Dimanche, Thaer Samih Abu Assab, 38 ans, a été le sixième prisonnier palestinien à mourir en détention israélienne depuis le 7 octobre.

Qaddoura Fares, le chef de la Commission des affaires des prisonniers et ex-prisonniers, a déclaré à Wafa qu'Abu Assab est originaire de la ville de Qalqilya et qu'il est mort dans la tristement célèbre prison du désert du Néguev. Abu Assab avait été arrêté en mai 2005 et condamné à 25 ans de prison. La Commission a déclaré que la mort d'Abu Assab était une "opération d'assassinat préméditée".

La semaine dernière, Ahmad Muhammad Mari, 33 ans, est mort dans la prison de Megiddo. Le 6 novembre, Majed Ahmad Zaqoul, 32 ans, originaire de la bande de Gaza, est également décédé dans la prison. En octobre, les prisonniers Omar Daraghmeh, 58 ans, de Tubas, et Arafat Hamdan, 25 ans, de Ramallah, sont morts en détention israélienne. Un autre prisonnier palestinien de la bande de Gaza, dont l'identité n'a pas encore été identifiée par la Commission, a également été déclaré mort.

La Commission a  déclaré que l'administration pénitentiaire israélienne a imposé des mesures punitives aux prisonniers palestiniens, notamment une nourriture insuffisante et de mauvaise qualité, le refus d'accès à la cour d'exercice, des coupures d'électricité quotidiennes, la négligence médicale et des restrictions sur les visites familiales.

Selon le groupe de défense des droits des prisonniers  Addameer, il y avait 7000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes au 6 novembre. Près de 2 070 d'entre eux purgent des peines de  détention administrative, une politique utilisée par Israël pour détenir indéfiniment des Palestiniens sans inculpation ni jugement.

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