09/02/2024 mondialisation.ca  5 min #242548

Exclusive: Tucker Carlson Interviews Vladimir Putin

Tucker Carlson a semé la panique dans ce fragile monde occidental avec son interview de Poutine

Par  Karine Bechet-Golovko

Une tragédie vient de se dérouler dans notre monde occidental, si apaisé au xanax, si endormi grâce à des doses massives et quotidiennes de téléxomil, si apathique par déni de vie. Une véritable tragédie : Tucker Carlson a pris une interview de Poutine. Ô mon Dieu, il risquerait de réveiller nos masses confortablement somnolentes ! Après tant d'années d'efforts pour les écraser ! Il risquerait de montrer que le Roi occidental … est complètement à poil. Panique à bord !

Vous trouvez que j'exagère, qu'il n'y a pas de panique ? Ecoutez cet extrait de TF1. L'interview de Poutine n'est pas même sortie, qu'une véritable hystérie règne sur les plateaux. L'intervenante crachouille du « Tucker Carlson » avec tant d'émotion … qu'au début j'entendais Carcassonne. La pauvre, elle a dû doubler ses doses de Xanax pour se remettre !

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Au début, on lui reprochait un crime de lèse-majesté : il ne révère pas les dogmes globalistes. Et cela lui a d'ailleurs coûté sa place. Il est blanc et n'en a pas honte (c'est une honte), il est hétéro et ne supporte pas le culte LGBT (encore pire), et pour couronner le tout, il ne se couche pas devant les prêtres No Borders. Bref, ce type est à liquider. Ce n'est pas faute d'essayer, mais ils n'y arrivent pas : la demande d'une autre information est de plus en plus forte.

Ne s'alignant pas, il a décidé de donner la parole à Poutine, celui qui est accusé de tous les maux du monde global par la seule existence de la Russie. La Russie, qui n'a pas laissé les Atlantistes s'emparer de l'Ukraine avec le coup d'Etat du Maïdan de 2014 (après la tentative plus douce de 2004 avec la révolution orange). Et cela, ne lui a pas été pardonné : de quoi se mêle-t-elle ? Pourquoi ne s'écrase-t-elle pas, comme tous les pays occidentaux ? L'intérêt national, c'est de l'ancien monde, de celui des Etats, il n'a pas sa place dans la globalisation.

Et cette nuit, l'interview est sortie sur Twitter. Vous pouvez la voir ici. En quelques heures, il y a déjà 68 millions de vues. 68 millions de personnes ont pu avoir accès à un autre discours, que le discours primaire, qui est leur servi sur toutes les plateformes depuis des années.

 Ils peuvent ainsi replacer ce conflit dans l'histoire. Se souvenir, ou apprendre, que l'Ukraine d'aujourd'hui est un pays artificiel, composite, qui a toujours été dans la Russie depuis un millénaire et, lors des vagues périodes d'autonomie, a été instrumentalisé contre la Russie :

« Le dirigeant est ainsi revenu sur l'histoire de l'Ukraine, faisant remarquer notamment que l'«ukrainisation» des terres du sud de la Russie avaient été activement promues par l'état-major autrichien avant la Première Guerre mondiale, pour «affaiblir un ennemi potentiel», et que le nom «Ukraine» avait été inventé par les Polonais, voyant les terres du sud de la Russie comme une «frontière» et non «comme appartenant à un groupe ethnique». »

Tout y est passé : la violation par l'OTAN de sa promesse de non-extension vers les frontières russes, la déstabilisation volontaire de la situation en Ukraine et l'agression atlantiste, la guerre économique et l'inutilité des sanctions, etc.

Ce qui choque les médias français, et notamment  Le Point, est le lien indéfectible affirmé et réel entre l'Ukraine et la Russie. Car le discours atlantiste veut imposer dans les esprits une fantasmagorique existence historique de l'Ukraine. Et de reprendre une plaisanterie de Poutine, qu'ils n'ont évidemment pas appréciée, mais pas du tout :

« Le président russe a terminé avec une anecdote prétendument tirée du front. « Des soldats ukrainiens ont été encerclés. On leur a proposé de se rendre, mais ils ont répondu en russe que les soldats russes ne se rendent pas », affirme-t-il. Une manière de nier une dernière fois l'existence même de l'Ukraine en parlant du conflit comme d'une « guerre civile ». »

Les Atlantistes ont effectivement provoqué une guerre civile, en lançant les Ukrainiens contre les Russes. Un millénaire d'histoire ne s'efface pas ainsi. Et si l'on veut une illustration, il suffit de s'intéresser à la personne, qui a remplacé Zaloujny à la tête de l'état-major ukrainien, Alexandre  Syrovsky. Il est Russe, né dans la région de Vladimir en Russie, où vivent toujours ses parents et son frère. Son père est d'ailleurs colonel de l'armée russe à la retraite. Sa famille publie régulièrement des photos patriotiques sur les réseaux sociaux, des photos du Régiment Immortel, avec le ruban de Saint George (interdit en Ukraine). Le frère se distancie de nouveau chef de l'état-major ukrainien, déclarant qu'ils n'ont plus de contact depuis des années.

Oui, c'est bien une guerre civile, car l'Ukraine c'est la Russie. Cette guerre passe à travers les familles et c'est bien pour cela que les Atlantistes ont agressé l'Ukraine, pour toucher le coeur de la Russie. Pour ce qui est du discours de la guerre « nationale » ukrainienne, il faudrait déjà savoir ce qu'est cette « nation » ukrainienne, quand il a fallu trouver un Russe pour diriger sous le commandement de l'OTAN l'armée dite ukrainienne … contre la Russie.

Tout cela va radicalement à l'encontre de la propagande déversée en continu par les médias atlantistes. Maintenant, les gens ont le choix : ils peuvent s'informer ou continuer de dormir. Lorsque l'on voit l'inquiétude réellement provoquée par cette interview, on comprend à quel point ce monde global est faible. Sa force est notre faiblesse, elle n'est qu'une illusion. Il suffirait d'un réveil des masses, pour qu'il s'écroule.

Karine Bechet-Golovko

La source originale de cet article est  Russie politics

Copyright ©  Karine Bechet-Golovko,  Russie politics, 2024

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