02/04/2024 francais.rt.com  2min #246041

Le président Abdel Fattah al-Sissi prête serment pour son troisième mandat à la tête de l'Égypte


© Hamad AL-KAABI / UAE PRESIDENTIAL COURT / AFP

Le cheikh Mohamed ben Zayed al-Nahyane reçu par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au Caire, le 23 mars 2024 (image d'illustration).

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prêté serment ce 2 avril devant le Parlement pour son troisième mandat à la tête du plus peuplé des pays arabes.

Au pouvoir depuis une décennie déjà, Abdel Fattah al-Sissi devrait rester à son poste jusqu'en 2030, après avoir remporté en décembre l'élection présidentielle avec 89,6% des voix, face à trois autres candidats relativement peu connus du grand public.

Ancien chef de l'armée et ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi avait orchestré en 2013, un an avant son accession à la présidence, la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi, suite à des manifestations populaires massives.

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Son nouveau mandat, qui débutera dès le 3 avril et pour une durée de six ans, est censé être le dernier, conformément à la Constitution. Selon les images de la cérémonie d'investiture organisée ce 2 avril et retransmise à la télévision étatique, Abdel Fattah al-Sissi a prononcé son serment devant les députés rassemblés au siège du Parlement dans la nouvelle capitale administrative qu'il a fait construire à l'est du Caire.

L'événement marque aussi l'inauguration de cette nouvelle capitale, selon les médias locaux.

Cette investiture intervient dans un contexte de crise économique sévère, marquée par une inflation galopante et une pénurie de devises qui entrave les échanges commerciaux.

Au premier trimestre 2024, l'Égypte a néanmoins bénéficié d'un afflux de plusieurs dizaines de milliards de dollars, dont 35 milliards des Émirats arabes unis et une rallonge de 5 milliards d'un prêt originel de 3 milliards du Fonds monétaire international.

Selon les partisans du président Sissi, cet afflux de devises étrangères devrait remettre l'économie à flot, mais les observateurs restent sceptiques quant à une amélioration sans réformes structurelles visant à réduire l'implication de l'État et de l'armée dans l'économie.

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