12/05/2024 francais.rt.com  2 min #248443

Arménie : tensions à Erevan, sur fond de démarcation de la frontière avec l'Azerbaïdjan


© KAREN MINASYAN Source: AFP

Des manifestants arméniens se rassemblent contre le transfert de terres vers l'Azerbaïdjan, sur la place de la République d'Erevan, le 9 mai 2024 (photo d'illustration).

Les rassemblements antigouvernementaux se poursuivent dans la capitale arménienne, où 48 personnes  ont été interpellées, a annoncé ce 11 mai à Ria Novosti le ministère arménien de l'Intérieur. Depuis le 9 mai, des milliers de personnes se donnent rendez-vous place de la République, à Erevan.

Emmenés par l'archevêque Bagrat Galstanian, chef du diocèse de Tavouch venu  en procession depuis cette région frontalière, ils exigent la démission du Premier ministre arménien, l'arrêt du processus de délimitation de la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, et l'arrêt du transfert des territoires frontaliers sous l'autorité de Bakou. Le 10 mai, Bagrat Galstanian  avait annoncé que des actions de désobéissance dans la capitale et à travers le pays auraient lieu ce 11 mai et promis un nouveau rassemblement le 12 mai.

Courant avril, les deux pays du Caucase ont annoncé avoir entériné la délimitation de leur frontière commune. La partie arménienne avait assuré que ces «travaux de délimitation» de la frontière excluaient «le transfert de toute partie du territoire souverain de l'Arménie».

Des frontières basées sur celles du temps de l'URSS

Il est prévu que la frontière soit alignée sur celle qui existait entre ces ex-républiques soviétiques au moment de l'effondrement de l'URSS. Le président azerbaïdjanais avait, pour sa part, déclaré que les deux pays étaient « plus proches que jamais» de parvenir à un accord de paix.

Rapidement, des mouvements de protestations  ont éclaté en Arménie, dans les  régions frontalières de l'Azerbaïdjan, afin d'exiger l'arrêt du processus.

La capitale arménienne avait déjà été le théâtre d'importantes manifestations antigouvernementales au lendemain de l'offensive éclair menée en septembre 2023 par l'Azerbaïdjan afin de reprendre le contrôle du Haut-Karabagh, une enclave sécessionniste vis-à-vis de Bakou, majoritairement peuplée d'Arméniens. Nikol Pachinian avait alors été accusé d'abandonner les Arméniens du Haut-Karabagh et d'avoir fait trop de concessions à Bakou.

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