06/07/2024 arretsurinfo.ch  6min #252020

Les jeunes occidentaux ne sont pas prêts à partir en guerre pour leur pays

Par  Reto Thumiger

(Crédit image: Prix Nobel du désarmement)

Malgré l'augmentation de la rhétorique guerrière et la présentation dans les médias occidentaux d'adversaires potentiels comme une menace, souvent accompagnée d'une diabolisation, une enquête récente montre que les jeunes en Europe et aux États-Unis ne sont pas très enclins à se battre pour leur pays.

Le média Politico rapporte que dans une enquête menée auprès de douze pays de l'UE par le Conseil européen des relations étrangères (ECFR), seuls trois pays - la Pologne, le Portugal et la Suède - préfèrent nettement aider l'Ukraine à récupérer les territoires occupés par la Russie. Cinq autres pays - l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, l'Italie et la Roumanie - se sont prononcés majoritairement en faveur d'une solution pacifique pour Kiev. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne, les avis sont partagés.

Aux États-Unis, une enquête menée par l'université Quinnipiac en 2022 a révélé que seuls 55 % des Américains seraient prêts à se battre en cas d'invasion. Il est particulièrement frappant de constater que seuls 45 % des 18-34 ans se battraient pour leur pays, alors que deux tiers des 50-64 ans seraient prêts à le faire.

Au Royaume-Uni également, une enquête Unherd montre que seuls 29 % des 18-24 ans seraient prêts à défendre leur pays en cas d'invasion. Ces résultats sont corroborés par d'autres enquêtes montrant un manque d'intérêt général des jeunes occidentaux pour partir en guerre pour leur pays.

Cette réticence se reflète également en Europe continentale. Selon Gallup, seuls 32 % des Européens seraient disposés à se battre pour leur pays en cas de guerre.

Les résultats de cette enquête donnent des raisons d'espérer que le discours consistant à propager la guerre comme la solution préférée, voire la seule solution viable pour résoudre les conflits internationaux, sera remis en question. Le refus de se sacrifier ou de partir en guerre contre des personnes qui veulent vivre en paix autant que la population elle-même est un signe de bon sens commun.

Bien que cela semble improbable, on peut espérer que les élites politiques finissent par se rendre compte que la politique de paix, les négociations, la coopération internationale et le désarmement en tant que mesures de confiance sont le seul moyen de résoudre les énormes problèmes auxquels l'humanité est confrontée. Seule une telle approche peut garantir un avenir durable et pacifique, dans lequel les ressources et les efforts de l'humanité sont consacrés à la construction et à l'amélioration des conditions de vie de toutes les personnes, plutôt qu'à des conflits destructeurs et générateurs de pertes.

Reto Thumiger, - Berlin, Allemagne

Reto Thumiger

Suisse d'origine et commercial de formation, il milite depuis plus de 25 ans en faveur du Nouvel Humanisme. Il s'engage pour la promotion de la diversité culturelle, l'égalité des droits et la création de possibilités égales pour tous les êtres humains. Il s'engage pour une révolution intérieure et extérieure basée sur la non-violence active. En travaillant bénévolement pour Pressenza, il s'efforce de contribuer à vaincre la violence grâce à un journalisme axé sur la paix et la non-violence.

Source : politico.eu

Traduit de l'espagnol: pressenza.com

Malgré l'augmentation de la rhétorique guerrière et la présentation dans les médias occidentaux d'adversaires potentiels comme une menace, souvent accompagnée d'une diabolisation, une enquête récente montre que les jeunes en Europe et aux États-Unis ne sont pas très enclins à se battre pour leur pays.

Le média Politico rapporte que dans une enquête menée auprès de douze pays de l'UE par le Conseil européen des relations étrangères (ECFR), seuls trois pays - la Pologne, le Portugal et la Suède - préfèrent nettement aider l'Ukraine à récupérer les territoires occupés par la Russie. Cinq autres pays - l'Autriche, la Grèce, la Hongrie, l'Italie et la Roumanie - se sont prononcés majoritairement en faveur d'une solution pacifique pour Kiev. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne, les avis sont partagés.

Aux États-Unis, une enquête menée par l'université Quinnipiac en 2022 a révélé que seuls 55 % des Américains seraient prêts à se battre en cas d'invasion. Il est particulièrement frappant de constater que seuls 45 % des 18-34 ans se battraient pour leur pays, alors que deux tiers des 50-64 ans seraient prêts à le faire.

Au Royaume-Uni également, une enquête Unherd montre que seuls 29 % des 18-24 ans seraient prêts à défendre leur pays en cas d'invasion. Ces résultats sont corroborés par d'autres enquêtes montrant un manque d'intérêt général des jeunes occidentaux pour partir en guerre pour leur pays.

Cette réticence se reflète également en Europe continentale. Selon Gallup, seuls 32 % des Européens seraient disposés à se battre pour leur pays en cas de guerre.

Les résultats de cette enquête donnent des raisons d'espérer que le discours consistant à propager la guerre comme la solution préférée, voire la seule solution viable pour résoudre les conflits internationaux, sera remis en question. Le refus de se sacrifier ou de partir en guerre contre des personnes qui veulent vivre en paix autant que la population elle-même est un signe de bon sens commun.

Bien que cela semble improbable, on peut espérer que les élites politiques finissent par se rendre compte que la politique de paix, les négociations, la coopération internationale et le désarmement en tant que mesures de confiance sont le seul moyen de résoudre les énormes problèmes auxquels l'humanité est confrontée. Seule une telle approche peut garantir un avenir durable et pacifique, dans lequel les ressources et les efforts de l'humanité sont consacrés à la construction et à l'amélioration des conditions de vie de toutes les personnes, plutôt qu'à des conflits destructeurs et générateurs de pertes.

Reto Thumiger, - Berlin, Allemagne

Reto Thumiger

Suisse d'origine et commercial de formation, il milite depuis plus de 25 ans en faveur du Nouvel Humanisme. Il s'engage pour la promotion de la diversité culturelle, l'égalité des droits et la création de possibilités égales pour tous les êtres humains. Il s'engage pour une révolution intérieure et extérieure basée sur la non-violence active. En travaillant bénévolement pour Pressenza, il s'efforce de contribuer à vaincre la violence grâce à un journalisme axé sur la paix et la non-violence.

Source : politico.eu

Traduit de l'espagnol: pressenza.com

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