11/07/2024 dedefensa.org  12min #252363

Rapsit-Usa2024 : Joe, ou la folie « habitée »

 Bloc-Notes

• Hypothèse audacieuse sur le comportement de Joe Biden : il répond à un plan d'action sans doute élaborée par sa femme Jill pour rester en place, en mettant en cause les "élites" démocrates et le 'DeepState'. • Tonnerre de Dieu, cela fait donc de lui, dans tous les cas pour un temps, un antiSystème sans doute inconscient de son sacrilège ? • Si vous suivez cette hypothèse, suivez le comportement de Jill Biden, qui s'inspire d'Edith Wilson, femme du président Wilson, qui dissimula au reste du monde pendant plus d'un an la paralysie de son mari.

Un texte très récemment édité nous suggère un prolongement sur le rôle que joue actuellement cet acteur totalement perdu dans la labyrinthe de la folie qu'est Joe Biden. L'idée que ce texte nous a suggérée est celle de la "folie 'habitée'" de Joe Biden, ou comment ce personnage totalement déconstruit, déstructuré, quasiment inconscient de lui-même, absolument comme une accumulation des vices et des faiblesses, accomplit pourtant un travail important dans le sens de l'attaque contre le Système.

Cité par ' ZeroHedge.com', le site nommé ' QTR Fringe Finance' conduit par un mystérieux personnage qui se surnomme lui-même 'Qote The Raven' [QTR], publie un texte sur l'interprétation qu'il donne du comportement le plus récent de Joe Biden, et notamment cette fameuse interview téléphonique où il se montre véhément et furieux, faite par le couple Brzezinski-Scarborough (Mika Brzezinski est la fille de Zbigniew), présentateurs-vedette de MSNBC :

« Dans une déclaration aussi enflammée de rester dans la course qu'un octogénaire semi-conscient pouvait le faire, Biden a semblé imputer le manque de confiance dans sa capacité à remplir un autre mandat, non pas au processus de vieillissement, mais aux "élites" au sein de son parti.

» Joe Scarborough, à l'air perplexe, et son directeur général, l'émasculatrice Mika Brzezinski, ont hoché la tête et ont fait de leur mieux pour donner l'impression qu'ils n'avaient pas reçu de consignes de leurs maîtres pour faire avancer le récit selon lequel Biden n'avait plus sa place dans la course (pas même 2 mois après que Scarborough ait chanté les louanges de Biden à l'antenne). »

Nous-mêmes, donc,  avions parlé de cette interview d'une manière très spécifique. Inconsciemment encore pour notre part, il apparaît que cette intervention avait quelque chose d'inhabituel par rapport à l'habituelle saga médiatique de Joe Biden :

« Sans doute l'une de ses interventions les plus teigneuses le fut hier matin à MSNBC, le station 150% démocrate, qui propage depuis des années tous les simulacres, toutes les constructions déconstructurantes du wokenisme, et qui donc pendant quatre ans maintint Biden au pinacle des très-Grands hommes d'Etat, sans vergogne, sans hésitation, sans souci de mesurer la qualité de la marchandise avariée qu'on leur fourguait... Joe parlait au couple Joe Scarborough et Mika Brzezinski (mari et femme) auquel il était arrivé une aventure si significative. »

QTR nous livre ensuite une hypothèse intuitive que notre propre vision et perception de l'"incident" ne démentent pas. Pour lui, l'intervention de Biden est construite, sinon préparée, elle fait partie d'une sorte de "plan" qu'il attribuerait volontiers à Biden et à son cercle le plus rapproché, essentiellement familial, et particulièrement à sa femme Jill.

Il est vrai que Biden attaque nommément "les élites" du parti démocrate, ce qui est une accusation d'habitude très droitiste, sinon populiste, et dans tous les cas absolument incongruE et extraordinaire de la part d'un président en exercice, appartenant au progressisme bienpensant et au parti démocrate wokeniste. C'est notamment le moment surréaliste de la "découverte" de l'existence de l'"État profond" (DeepState) par le président Biden.

« Voici : l'ironie cruelle et poignante d'un homme qui a passé ses années de formation politique à affirmer qu'un État profond n'existait pas, et qui apprend maintenant de première main que c'est le cas, qu'il est aux commandes et qu'il tentera de vous détruire comme n'importe qui si vous vous mettez en travers de son chemin. »

Si c'est bien le cas, si Biden & Cie découvre que le DeepState veut se débarrasser de lui à tout prix, alors la sensation évoquée plus haut implique une riposte organisée du clan Biden et l'intention de se battre jusqu'au bout et par tous les moyens. C'est bien ce que nous suggère QTR, une action selon un schéma organisé et conçu, essentiellement par le clan Biden, Jill en tête, pour forcer au maintien de sa candidature. C'est admettre, ce qui n'est pas impossible dans cette atmosphère de cloisonnement et de simulacre permanent, que Biden et son clan sont complètement convaincus que le président toussotant et trébuchant a bien assez fait son boulot pour mériter de tenter un second mandat. Ce n'est plus une question de possibilité physique, maladie ou pas, mais une question d'égo, - un ego de porte-flingue et un égo de clan mafieux !

« Je ne peux tout simplement pas m'empêcher de penser que si l'ensemble de la machine démocrate - celle-là même qui a unilatéralement expulsé Bernie Sanders de la course en 2016 - veut que Biden se retire, il le sera. Et peu importe ce que veulent les autres. [...]

» Mais supposons aussi simplement que le fait que Biden se soit mis sur la défensive agressive hier fait partie d'un plan plus vaste visant à terme à imposer sa candidature. Supposons que Jill ou Hunter, ou peut-être même le président Biden lui-même, soient convaincus qu'ils méritent une chance pour un second mandat et qu'ils vont très bien l'accepter.

» Si c'est le cas, et que Biden est vraiment en train de s'opposer à la machine démocrate, eh bien... Dans ce cas, je suppose que je dois lui accorder un peu de crédit et j'aimerais seulement qu'il soit lucide. de quoi se rendre compte de l'hypocrisie omniprésente au sein de son parti, contre laquelle il déciderait désormais de lutter. À tout le moins, j'espèrerais que d'autres démocrates "hésitants" le reconnaîtraient, mais je suis sûr que non. »

Ainsi se poursuit le schéma complotiste de l'auteur, - et même schéma double-complotiste... Un complot comme le 'DeepState' a l'habitude pour éliminer un de ses pions devenus gênants, et un contre-complot des Biden, Jill Biden en tête nous semble-t-il, pour faire échec au premier.

Il faut savoir que Biden s'est montré particulièrement offensif et sans trop montrer la faiblesse de son état au sommet de l'OTAN. Il est évident que, dans ce schéma complotiste, Biden a intérêt à surenchérir en fait de dureté en faveur de l'Ukraine, pour rester l'interlocuteur privilégié de Zelenski, et s'affirmer comme le seul homme qui puisse éviter une débâcle en Ukraine qui constituerait un coup terrible pour les USA, - et notamment contre le 'DeepState' qui se trouve pris entre deux feux et deux obligations...

Dernières considérations de QTR :

« Comme je l'ai souligné il y a quelques jours à peine, les démocrates ne sont pas vraiment des experts en finesse dans la manière dont ils ont traité Donald Trump. S'ils continuent à manquer de stratégie pour gérer la situation du président Biden, les choses pourraient devenir vraiment moche, très rapidement. Et plus le DNC est dans le chaos, moins il a de temps pour se concentrer sur Donald Trump. Sur ce, j'espère que cette auto-immolation politique se poursuivra. C'est la meilleure télé-réalité qui soit, et elle va créer un désordre extraordinairement sans précédent dans la théorie des jeux politiques d'ici novembre.

» Si les démocrates n'avaient pas passé les deux dernières années à mentir au public et à eux-mêmes à propos de Biden, ils ne seraient pas coincés dans ce pétrin 5 mois avant les élections. Mais maintenant, ils récoltent ce qu'ils ont semé et, pour moi, c'est un sentiment particulier de les voir devoir enfin s'étouffer avec le shitburger [Burger à la merde] politique dont ils nourrissent le reste du pays depuis deux ans. Bon appétit ! »

Une Régence Edith Wilson Biden ?

Un point est à mettre en évidence à propos de cette hypothèse de QTR. Nous avons déjà parlé du rôle que joue la 'First Lady' dans cette aventure : quasiment le premier, bien plus qu'aucun conseiller, au point où l'on dit qu'elle est la seule personne qui soit capable de modifier la position de Joe Biden, - le conforter dans sa volonté de rester président ou le convaincre de partir.

Il semble manifeste qu'elle dirige aujourd'hui les opérations du côté de Joe Biden et l'on retrouve une autre hypothèse, qui conforte la précédente, qui nous dit que Jill Biden s'inspirerait du rôle qu'Edith Wilson tint auprès de son maris Woodrow, d'octobre 1919 à janvier 2021.

Edith Wilson réussit à dissimuler à tous, sauf bien entendu à son "complice" le docteur personnel du président, Grayson, que Woodrow, victime d'une attaque cervicale lors d'un déplacement en octobre 1919, était impotent, paralysé hémiplégique, et donc nécessairement invisible au public comme étant dans l'incapacité totale de remplir sa fonction. C'est elle qui "joua" le rôle extraordinaire de soi-disant "messagère" entre un Wilson complètement isolé de tous et l'extérieur (le cabinet, le Congrès, les diverses institutions), menant de facto elle-même la politique des États-Unis pendant près d'un an et demi puisque communiquant les décisions du président qui était en réalité d'elle-même.

Sous le titre « Edith Wilson Biden » (née Jill Giaccopo), l'excellent David Stockman qui fut le secrétaire au Trésor de Reagan développe  une réflexion sur ce sujet, en citant notamment l'historien de la médecine Howard Markel, qui a apporté de nombreuses précisions inédites sur cette affaire restée très longtemps dissimulée et très peu documentée.

« Inutile de dire que ce sursis a été balayé depuis longtemps. L'Amérique est désormais un dangereux empire et son président est virtuellement le timonier de la planète. Le fait que Jill Biden ait apparemment lu et relu l'intégralité du récit du professeur Markel sur la première régence des époux de l'Amérique est donc troublant.

Il était évident, sans l'ombre d'un doute, jeudi soir dernier, qu'une deuxième régence des conjoints était en cours. "Joe Biden aurait reçu depuis longtemps sa montre commémorative en or des mains des apparatchiks de Washington, si ce n'est que Jill Biden a déclaré que 'nyet signifie nyet'". [...]

»... La férocité tribale de Jill Jacobs Giacoppo ne provient pas des collines bucoliques de Willow Grove, en Pennsylvanie, ni des salles de classe de l'Upper Moreland High School, ni même des instructeurs du Brandywine Junior College. La famille de son père avait émigré du village sicilien de Gesso, perdant la partie 'Giacoppo' de son, nom quelques jours après le passage de Lady Liberty, mais s'accrochant à la partie "loyauté du sang" jusqu'à l'heure actuelle. »

Il est bien connu depuis ces dernières semaines que Jill Biden, qui accompagne de très près son mari partout où il va, a mis une main de fer sur l'emploi du temps et les déplacements du président. Cela donne une mesure inédite de la partie qui est engagée, qui ne peut être réduite aux habituelles manœuvre, coups bas, etc. entre forces politiques qui sont l'habituel cocktail que nous avons à nous mettre sous la dent pour y comprendre quelque chose.

Joe contre les élites-Système

Laissons là le sort de Joe Bident et de la présidente-Régente Jill Biden, - dont nous ne savons rien d'assuré, bien entendu, - pour une réflexion qui nous paraît bienvenue. Elle est toute entière contenue dans le titre du texte de QTR : « Le dernier combat : Bien se bat contre les élites de l'État Profond dans son propre parti ». On le sait bien, ce n'est pas une bataille de conceptions, d'idéologie, de sens de la vie, mais une simple bataille d'humeurs furieuses traversées par une maladie et une ambition... Un caprice, si vous voulez.

... Et pourtant, voici Joe Biden en antiSystème ! En vrai de vrai, dénonçant "les élites du parti" ! Et cela, au milieu d'une situation indescriptible de désordre et d'incontrôlabilité !

Il n'est pas question une seconde de revenir sur tous les jugements calamiteux émis sur Biden : corrompu, cynique, stupide, grossier, qui plus est fidèle serviteur du Système, donc du 'DeepState'. Au contraire, on peut citer ce passage du  jugement de Gerry Baker, du Wall Street 'Journal' sur Biden, récemment signalé par nous comme résumant bien les choses :

« Biden a réussi parce qu'il a fait du suivisme du parti sa raison de vivre. Comme tous les politiciens dont l'ego éclipse leurs talents, il a gravi les échelons en suivant servilement son parti partout où il le menait... Finalement, dans l'ultime acte de servilité partisane, il est devenu le vice-président de Barack Obama, le sommet de la réussite pour ceux qui sont incapables, mais loyaux. : la position suprême pour le "béni-oui-oui" consommé. »

C'est pourtant lui, sans lui ôter une seule de ses qualités décomptées par Baker, c'est bien lui qui se trouve, dressé contre "les élites" et contre le 'DeepState'. Ce n'est pas de sa faute mais c'est tout de même un signe d'un reste inconscient de vertu chez lui qui a surgi, un instant, sans que son producteur s'en avise, car nous voilà soudain confortés : les élites pourries et le 'DeepState', eh bien oui, cela existe bel et bien, et les voilà désignés par le plus fameux porte-flingue de tous !

L'on comprend évidemment que Biden est d'abord un être doué d'une psychologie effacée et médiocre, extrêmement faible, incapable de la moindre volonté ni d'alimenter lac recherche d'un jugement de discernement sur les valeurs essentielles. Il est né esclave et porte-flingue... Et pourtant ! Il laisse filer une sacrée vérité, installe un peu plus la discorde dans le parti, c'est-à-dire dans le Système, met à jour des mensonges par système, accroit le désordre aux USA et ainsi de suite. Bien sûr, ne verront tout cela que ceux qui veulent bien regarder, - eh bien, nous en sommes !

Et notre verdict est bien que des forces inconnues et puissantes ont réussi à trouver des fissures dans la substance sans essence, sans rien du tout, du nommé-"Joe-Biden", pour y glisser des mécaniques mettant à jour l'horreur du Système. Peut-être que Jill Edith Wilson-Biden y est pour quelque chose, elle aussi inconsciemment... Qu'importe, seule vaut l' inconnaissance dans ce cas, pour laisser place au constat des effets essentiels.

Cela signifie que notre perception est qu'à côté des descriptions métaphysiques de la progression de la modernité et des virus de déconstructuration au travers de fissures faites dans la construction de la Tradition, à l'inverse et comme une "défense agressive", à la russe, on trouve dans l'architecture satanique qui a pris sa place, également des fissures par lesquelles on peut glisser des éléments d'une puissance de résistance et de rétablissement capable de s'opposer à la pourriture de la modernité. Que l'un de ces éléments se nomme pendant un temps "Joe-Biden", que nous importe en vérité ?

Mis en ligne le 11 juillet 2024 à 12H40

 dedefensa.org

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