Le tribunal administratif de Paris a jugé vendredi illégale l'interdiction d'une conférence de Rima Hassan par la direction de Sciences Po', annoncent la députée européenne et son avocat Vincent Brengarth qui avaient fait recours contre la décision liberticide.
Concrètement, la conférence, sur invitation de l'association Students for Justice in Palestine Sciences Po, n'a pu avoir lieu le 18 novembre comme initialement prévu, du fait de l'interdiction.'
Et si le tribunal a écarté le recours de Rima Hassan, au motif qu'elle n'est pas elle-même membre de Sciences Po' (IEP Paris), il a pleinement accueilli celui de Students for Justice in Palestine Sciences Po.
Il a ainsi enjoint à la direction de l'établissement de permettre la tenue d'une nouvelle conférence « dans les meilleurs délais », dès lors que l'association, Students for Justice in Palestine Sciences Po, voudra l'organiser et réinviter Rima Hassan.
Pour complaire au gouvernement génocidaire israélien, les institutions et autorités publiques françaises (préfets, universités, voire municipalités...) essaient de réduire au silence toute voix solidaire du peuple palestinien.
Avec, souvent, des tours de passe-passe : celui, notamment, qui consiste à signifier l'interdiction d'une réunion à la dernière minute, empêchant la victime de faire recours dans les temps auprès d'une juridiction capable de statuer en urgence (procédure dite de « référé-liberté »).
C'est arrivé cette semaine encore avec l'interdiction préfectorale de dernière minute d'une conférence du militant franco-palestinien Salah Hammouri dans la région lyonnaise. Idem pour une autre conférence de Rima Hassan, à Strasbourg cette fois.
Il n'empêche ! Même a posteriori, militants et avocats ne renoncent pas, et la victoire de la liberté d'expression est parfois au bout du chemin, comme on vient de le voir vendredi à Paris.
CAPJPO-EuroPalestine