10/03/2025 reseauinternational.net  3min #271187

À quoi sert Satan ?

par Laurent Guyénot

Conférence à Bruxelles le 20 mars à 20h.

Voici, en guise de bande-annonce, le début du texte que je prépare pour cette conférence :

La ruse du diable

Depuis que j'ai commencé à exprimer mon scepticisme sur la thèse du gouvernement mondial des pédo-satanistes (the Satan-Worshipping Pedophiles, SWP, selon le terme désormais consacré aux US), on me cite Baudelaire, l'autorité suprême en matière de démonologie : «La plus belle ruse du diable est de faire croire qu'il n'existe pas». Merveille d'irréfutabilité ! Si je ne crois pas au diable, c'est que je suis victime de sa ruse. Les Romains, qui ignoraient l'existence de cet archange rebelle - ils avaient l'inconscience de nommer Lucifer la planète Vénus - était donc sous son emprise : de la chute de l'ange à la chute de l'Empire romain ? Et que dire des Chinois qui, à la lutte cosmique entre Dieu et le diable, ont préféré l'éternelle dialectique du Ciel et de la Terre. Pauvres naïfs !

Pour ma part, constatant les ravages du satano-complotisme, je suis tenté de dire que la plus belle ruse du diable est de faire croire qu'il existe. Car plus on y croit, plus il existe, cet égrégore maléfique ! C'est le principe de l'exorcisme, une technique hypnotique qui, appliquée avec conviction et incantation, fera surgir le démon de n'importe quel possédé - surtout à Hollywood.

Ainsi, nous autres peuples chrétiens ne cessons de créer le diable, de chasses aux sorcières en paniques sataniques. Le cauchemar des «Survivantes», promu tout récemment par des catho-tradis branchés sur le Saint-Esprit, n'est que la dernière vaguelette d'une marée noire apparue quarante ans plus tôt dans le monde anglophone. Le cœur de cette psychose collective était la croyance dans l'existence d'un culte satanique pratiqué secrètement de génération en génération dans certaines familles, dont les rituels incluaient la torture, le meurtre et le cannibalisme d'enfants et de nouveau-nés, et la programmation des adeptes par des techniques de dissociation ou fragmentation de la personnalité de type MK-Ultra. Ces satanistes pédophiles et cannibales étaient si nombreux que des dizaines de milliers d'enfants étaient sacrifiés par eux chaque année. Et ils étaient si puissants qu'ils échappaient à toutes les enquêtes policières. Cette mythologie était sortie presque exclusivement des cerveaux de femmes plongées dans des transes hypnotiques ou des extases mystiques dans les cabinets de psychothérapies régressives ou les églises charismatiques.

Dans cette conférence, je ne vais donc pas démontrer que Satan n'existe pas, mais plutôt :

dans un premier temps, expliquer de quoi notre «Satan» (Belzébuth, Lucifer, etc.) est fait ;

puis déterminer s'il existe - et même s'il peut exister - du «satanisme», au sens d'un culte de Satan ;

enfin et surtout tenter d'expliquer l'origine des forces «sataniques» qui s'exercent sur nos sociétés occidentales modernes, dont l'essence est la transgression de la nature humaine dans toutes ses dimensions, y compris les plus fondamentales.

 Laurent Guyénot

source :  Kosmotheos

 reseauinternational.net

newsnet 2025-03-10 #14625
Pour ma part, constatant les ravages du satano-complotisme, je suis tenté de dire que la plus belle ruse du diable est de faire croire qu'il existe. Car plus on y croit, plus il existe, cet égrégore maléfique !

toutes ces questions sont abordées dans notre dernier ouvrage