22/03/2025 reseauinternational.net  5min #272474

L'Ue comme principal propagateur de chaos

par Mikhail Gamandiy-Egorov

L'espace européiste renforce aujourd'hui sa position comme le principal soutien aux conflits à divers endroits du monde. Venant d'une entité géographique responsable des pires crimes contre l'humanité depuis des siècles, cela n'est probablement guère étonnant.

Les régimes européistes bruxellois se positionnent désormais de plus en plus ouvertement comme les soutiens les plus assumés de la guerre et de la propagation du chaos. Cela est d'ailleurs loin de concerner uniquement les discours belliqueux des dits régimes en direction de la Russie. Afrique, Moyen-Orient, partout la fameuse UE tente de promouvoir le chaos, en espérant par la même occasion que ledit chaos permettra d'éloigner encore un peu la chute de l'espace européiste devenu totalement insignifiant.

Après avoir été de loyaux suiveurs, en qualité de vassaux obéissants, dans la propagation de chaos sous la direction de Washington, désormais l'espace européiste semble vouloir poursuivre cette méthodologie avec ses propres moyens. Les appels quant à une guerre «imminente» ou sur le cours terme contre la Russie, auxquels il faut désormais simplement s'habituer, ne représentent pas les seuls éléments qui caractérisent l'extrême minorité planétaire qui a toujours soif de domination mondiale.

À titre d'exemple, et dans le cas du conflit en cours dans l'Est de la République démocratique du Congo, les régimes européistes de-facto sabotent les initiatives africaines de paix, notamment celles de l'Angola. En effet, dans la capitale angolaise Luanda devaient se tenir des pourparlers entre le pouvoir de Kinshasa et les représentants des rebelles AFC/M23. Mais après l'imposition des sanctions de l'UE contre plusieurs figures rebelles congolaises et de chefs militaires rwandais, sachant que le Rwanda est accusé de soutenir la rébellion dans l'Est de la RDC, les pourparlers en terre angolaise ont été de-facto sabotés. Les représentants rebelles ayant refusé de prendre part au processus de Luanda suite aux sanctions européistes.

Aussi, le Rwanda a annoncé sa rupture diplomatique avec la Belgique que Kigali accuse d'être l'instigatrice des sanctions de l'UE visant le Rwanda. Pour rappel, le régime belge représente l'ex-force d'occupation coloniale aussi bien du Rwanda que de la RDC (ex-Zaïre). En d'autres termes et indépendamment des actions du Rwanda que plusieurs observateurs accusent d'être à l'origine de la reprise des violences dans l'Est congolais, les régimes européistes bruxellois mettent de l'huile sur le feu dans un conflit qui dure depuis déjà un bien long moment et ayant emporté de très nombreuses vies humaines, sans apporter une quelconque solution digne de ce nom.

Le tout au moment où le risque d'une escalade régionale reste  très important. D'un autre côté, tout cela était à nouveau parfaitement prévisible connaissant la nature des régimes occidentaux et leurs objectifs de prédation pure et simple des ressources stratégiques africaines, dont le sol européiste est profondément stérile.

Le cas en question n'est pas unique. Au Moyen-Orient et plus précisément en Syrie, l'UE aura montré son plus hideux visage aussi. En continuant à soutenir un régime qui avec ses chiens de garde salafistes massacrent de la manière la plus barbare qui soit les civils appartenant aux minorités religieuses, et dont la Syrie est la terre ancestrale. En d'autres termes, les barbares européistes affirment aujourd'hui ouvertement leur alliance avec les barbares takfiristes.

Faut-il d'ailleurs s'en étonner ? Après tout, cela représente le seul véritable visage d'un espace représentant une extrême minorité planétaire, coupable des pires atrocités depuis de bien longs siècles : crimes liés à la colonisation du monde non-occidental et pillage en masse de ressources afin de combler la stérilité de l'espace européiste en question, traite transatlantique, provocation des deux guerres mondiales, peste brune nazie, et la liste est loin d'être terminée.

Dans cette situation, quelles sont les mesures à prendre de la part de la majorité mondiale et des partisans du monde multipolaire ? Une grande part de responsabilité sera sur les épaules de la Russie et de ses alliés à divers endroits du monde, notamment en Afrique, et plus particulièrement en Afrique subsaharienne. Ces mesures incluent bien évidemment la nécessité d'imposer  le calme à la minorité planétaire, y compris via les moyens technologiques militaires de dissuasion. La Russie dispose amplement de ces moyens.

Quant aux pays alliés africains, et de tous les partisans du Panafricanisme et de l'ère multipolaire en Afrique,  les efforts conjoints doivent être plus que jamais conjugués en vue de mettre la pression maximale sur les ennemis et de donner un coup d'accélérateur supplémentaire au processus d'éviction des européistes en cours. Oui, l'axe Afrique-Russie a un grand rôle à jouer pour l'avenir mondial. Le tout au moment où la population de l'espace européiste se trouve dans un déni massif et dans une passivité sans nom et que dans le monde arabe la notion de Panarabisme est de-facto morte. Cela conforte la responsabilité des nations eurasiatiques, africaines et latino-américaines véritablement libres pour la suite des événements. Une suite dans laquelle l'espace européiste n'a pas d'avenir.

 Mikhail Gamandiy-Egorov

source :  Observateur Continental

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