02/04/2025 mondialisation.ca  4min #273568

Le Parfc condamne l'annulation d'un conférencier principal en raison de son soutien à Gaza

Par  CJPMO

Montréal, le 1 avril 2025 – Le Programme antiracisme de la Fondation CJPMO (PARFC) condamne fermement la décision de The Advocates' Society  d'annuler une allocution de l'humanitaire Tareq Hadhad uniquement parce qu'il a utilisé le mot « génocide » sur les réseaux sociaux pour décrire les actions d'Israël à Gaza. Cette décision — motivée par la pression de membres opposés à l'emploi du terme « génocide » — représente une tentative manifeste de faire taire les récits palestiniens et de punir ceux qui expriment leur solidarité envers le peuple palestinien. L'expression de préoccupation de M. Hadhad à propos des vies civiles, en particulier des enfants à Gaza, est en accord avec les positions d'institutions internationales respectées telles que la Cour internationale de justice (CIJ), qui a  reconnu en 2024 la vraisemblance d'actes génocidaires commis à Gaza. Annuler une prise de parole pour avoir exprimé cette réalité constitue non seulement une attaque contre la liberté d'expression, mais aussi un déni de vérité et de justice.

« Soyons clairs : il n'y a aucune neutralité dans cet incident, mais bel et bien un racisme anti-palestinien flagrant et un contrôle systématique du discours militant palestinien », a déclaré Jamila Ewais, chercheuse principale au PARFC. « Le deux poids deux mesures est évident : ceux qui dénoncent la souffrance des Palestiniens sont sanctionnés, tandis que les défenseurs de la violence d'État ne font l'objet d'aucun examen. Cette censure, en particulier au sein d'un milieu juridique qui prétend défendre la justice et les libertés civiles, trahit les valeurs mêmes qu'il affirme protéger. Elle envoie un message glaçant aux communautés racisées : votre souffrance est trop politique pour être reconnue », a-t-elle ajouté.

Le PARFC estime que  l'expérience vécue de M. Hadhad en tant que réfugié syrien et bâtisseur de paix, ainsi que son appel à la dignité de tous les êtres humains, auraient dû être célébrés — non réduits au silence. « Le fait que son message d'unité et de droits humains ait été jugé "diviseur" révèle à quel point des préjugés profondément enracinés façonnent encore qui est autorisé à parler et quelles vérités peuvent être dites. À une époque où les Palestiniens subissent une violence extrême, des déplacements massifs et une catastrophe humanitaire, effacer des voix comme celle de M. Hadhad ne fait qu'accentuer leur marginalisation. La profession juridique ne peut se détourner de ses obligations éthiques : elle doit protéger les plus vulnérables et dire la vérité au pouvoir — surtout lorsque le droit international et les principes des droits humains appuient l'urgence de ce message », a déclaré Ewais.

Le PARFC appelle The Advocates' Society à présenter publiquement des excuses à Tareq Hadhad et à réaffirmer son engagement envers la liberté d'expression et l'inclusion — non seulement en paroles, mais en actes. Le PARFC invite les associations professionnelles et institutions à travers le Canada à résister aux pressions politiques visant à réprimer la solidarité avec les Palestiniens, et à créer des espaces pour des discussions difficiles mais nécessaires, ancrées dans le droit international et la dignité humaine. À un moment où la CIJ et des organisations de défense des droits humains à travers le monde tirent la sonnette d'alarme sur l'ampleur de la souffrance à Gaza, réduire au silence les voix de conscience n'est pas simplement un échec de leadership — c'est de la complicité.

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Pour plus d'informations, veuillez communiquer avec Jamila Ewais:
Programme anti-racisme de la Fondation CJPMO
Téléphone: 514-389-8668
 Courriel CJPMO Site Web du Programme anti-racisme de la Fondation CJPME

La source originale de cet article est Communiqué du CJPMO

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