02/04/2025 reseauinternational.net  5min #273589

Russie-Chine : des relations au plus haut niveau stratégique

par Mikhail Gamandiy-Egorov

Moscou et Beijing poursuivent le travail conjoint dans le cadre du partenariat hautement stratégique qui lie les deux nations et puissances mondiales de premier rang. Comme à l'habitude des relations sino-russes contemporaines, indépendamment de la conjoncture internationale et des gesticulations d'une évidente minorité planétaire.

Les relations Chine-Russie rendent extrêmement nerveux l'axe de la minorité planétaire nostalgique de l'unipolarité non pas seulement en raison du niveau stratégique le plus élevé dans l'histoire contemporaine de ces relations entre les États russe et chinois, mais également par la capacité des deux civilisations et puissances mondiales à faire avancer les projets et les intérêts conjoints sans prêter attention à ceux qui tentent par tous les moyens de nuire aux relations sino-russes et à l'ordre mondial multipolaire moderne.

Ainsi et dans le cadre de la visite de trois jours du chef de la diplomatie chinoise Wang Yi à Moscou, lors de laquelle il a rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov et sera également reçu par le chef de l'État Vladimir Poutine, le haut représentant de la République populaire de Chine a rappelé que la Chine et la Russie sont amies pour la vie. «Le principe d'amis pour la vie, jamais ennemis, sert de base légale solide pour l'avancée de notre coopération stratégique au plus haut niveau», a déclaré Wang Yi.

Les chefs des diplomaties russe et chinoise ont par ailleurs évoqué le partenariat stratégique, la stabilité internationale et les commémorations communes liées à la Victoire de l'URSS contre le nazisme lors de la Grande Guerre patriotique et de la Chine face au militarisme japonais durant la même période de la Seconde Guerre mondiale. La rencontre était également l'occasion de discuter des préparatifs des prochaines visites de Vladimir Poutine en Chine et de Xi Jinping en Russie.

Avant l'ouverture des pourparlers, Sergueï Lavrov avait indiqué que l'objectif principal de cette réunion était la préparation au Sommet russo-chinois prévu en mai. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a pour sa part fait valoir qu'un partenariat global et une interaction stratégique entre les deux pays constituaient une constante, et non une variable, conformément à la ligne fixée par Vladimir Poutine et Xi Jinping.

En ce sens, le chef de la diplomatie russe a également rappelé que la Russie et la Chine étaient unies non seulement par une fraternité militaire historique et une frontière commune, mais aussi par des traditions séculaires de bon voisinage et une large convergence de leurs intérêts nationaux. Selon lui, les rencontres entre le président russe et le président chinois donnent toujours un élan puissant au développement ultérieur des relations bilatérales qui ont atteint un niveau sans précédent et continuent de progresser dans tous les domaines.

Le chef de la diplomatie russe a souligné que, d'après la majorité des observateurs, la coopération entre Moscou et Beijing constituait un facteur stabilisateur pour la scène internationale. Le ministre chinois des Affaires étrangères a souscrit à cette analyse, estimant que la Russie et la Chine, en tant que grands États voisins, puissances mondiales et membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, portaient une responsabilité particulière dans la préservation de la paix et du développement à l'échelle planétaire.

En termes de perspectives, cette nouvelle visite du chef de la diplomatie chinoise en Russie marque non seulement la force de la stabilité des relations entre les deux des trois principales puissances mondiales, mais également la ferme volonté à poursuivre la marche commune en avant.  Une solidité des relations face à laquelle les ennemis de la multipolarité restent totalement impuissants. Ayant été incapables au cours des dernières années à faire éloigner la Chine de la Russie, les régimes de la minorité planétaire occidentale doivent aujourd'hui se rendre à l'évidence qu'ils seront tout aussi incapables à pouvoir  faire éloigner la Russie de la Chine.

C'est d'ailleurs l'une des raisons, en supplément de l'officialisation de la défaite militaire otano-occidentale face à la Russie qui se rapproche de plus en plus et de l'incapacité pour les dits régimes occidentaux à mettre la Russie à genoux,  y compris économiquement, qui contribue fermement à enrager encore plus l'axe de l'extrême minorité planétaire néocoloniale et nostalgique d'une ère unipolaire révolue.

Car et malgré les innombrables efforts des régimes occidentaux tous confondus, la Russie et la Chine non seulement maintiennent le cap des relations bilatérales ayant atteint  le plus haut niveau historique dans l'histoire contemporaine, ce qui enrage véritablement la minorité planétaire occidentale, est la capacité de Moscou et de Beijing à poursuivre la marche commune en avant, aussi bien dans le cadre des relations bilatérales que multilatérales, sans oublier la responsabilité au plus haut niveau des deux civilisations dans la défense et la promotion de l'ordre mondial multipolaire moderne, à faire la sourde oreille aux aboiements de ceux qui ne seront plus en mesure à imposer leur diktat à l'humanité.

Oui, c'est aussi cela la relation Chine-Russie. Le temps des illusions est bel et bien terminé et aucune entité dans le petit espace nommé Occident ne sera en mesure à pouvoir bouleverser cette donne. Dans le monde contemporain d'aujourd'hui, il y a les partisans fermes du monde multipolaire, une extrême minorité planétaire nostalgique de l'unipolarité comme un certain nombre d'indécis. La Russie et la Chine savent parfaitement qu'elles se trouvent non seulement dans le premier groupe, mais bien plus que cela, c'est de leurs actions communes que dépend la suite pour l'humanité libérée de la mainmise des régimes parasitaires.

 Mikhail Gamandiy-Egorov

source :  Observateur Continental

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