09/05/2025 francais.rt.com  3min #277413

L'Algérie vise à développer son exploitation aurifère grâce à l'expertise d'un partenaire étranger

© Peter Dazeley Source: Gettyimages.ru

Lingot d'or. (Photo d'illustration)

Le pays dispose d'un énorme potentiel aurifère, mais faute de prospection et d'exploitations convenables, il est loin d'atteindre un niveau de production conforme aux standards internationaux, une lacune que l'Algérie entend bien combler.

À l'occasion de la Journée nationale des mines, célébrée le 6 mai, le PDG de la Société nationale de recherche et d'exploitation minières (Sonarem), Belkacem Soltani, a fait état au micro de la Radio algérienne des perspectives de la prospection et de l'exploitation de l'or en Algérie.

Belkacem Soltani a affirmé que l'Algérie dispose d'« un potentiel aurifère important qui n'est pas encore prospecté, et ce, en raison de l'absence d'une cartographie minérale qui dévoile le potentiel minéral exact du pays ».

L'Algérie compte, en effet, parmi les pays du continent africain qui possèdent des réserves aurifères importantes, estimées à plus 173 tonnes d'or, selon les chiffres du Conseil Mondial de l'Or (WGC), qui classe l'Algérie devant la Libye et l'Égypte, au niveau africain et au 25ᵉ rang au niveau mondial.

Le patron de la Sonarem a reconnu que l'exploitation aurifère algérienne péchait par un manque de savoir-faire en déclarant que depuis le début de l'exploitation des mines de Tirek et Amesmessa en 2000, « nous avons exploité ces gisements à ciel ouvert. Et en toute sincérité, nous n'avons pas su les exploiter convenablement et selon les normes et l'art minier ». Pour remédier à cela, la Sonarem avait établi des cahiers des charges, afin de pouvoir disposer de la collaboration d'un partenaire étranger qui puisse optimiser le potentiel de la production d'or du pays.

Plus de 400 kilos extraits en 2024

Les autorités algériennes ont permis à 350 microentreprises d'opérer dans la collecte et l'exploitation artisanale de l'or à une profondeur inférieure à 5 mètres. Ce recours a permis à la Sonarem d'extraire plus de 60 000 tonnes de terre avec une teneur moyenne estimée entre 17 et 20 grammes d'or par tonne. Selon le chef de la Sonarem, pour l'année 2024, une quantité de « plus de 400 kg d'or » a été extraite.

Pour sa part, l'agence nationale de l'activité minière (ANAM) a aussi mis en place un programme qui compte 26 projets d'exploration, confiés à l'Office national de la recherche géologique et minière (ORGM). L'initiative vise à valoriser et à optimiser le potentiel de production d'or en Algérie.

Il est à noter que l'Algérie a récemment identifié 93 nouveaux sites aurifères dans les wilayas de Tamanrasset, In Guezzam, et Tindouf, selon la presse locale, qui a cité le ministre algérien de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab. Après des études approfondies de leurs potentiels, ces gisements devraient être confiés à des microentreprises à travers des cahiers des charges spécifiques, leur permettant d'extraire de l'or brut tout en respectant les normes légales.

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