
Par Paul Street, le 28 novembre 2025
La misogynie affichée
Donald Trump, ami de longue date de Jeffrey Epstein, ne cherche même plus à dissimuler sa misogynie toxique. Il y a deux semaines, lorsque Catherine Lucey, journaliste à Bloomberg News, lui a demandé s'il pense que des preuves susceptibles de l'incriminer dans l'affaire Epstein existent, il lui a répondu :
"Taisez-vous, petite cochonne".
Il a récemment qualifié la journaliste du New York Times Katie Rogers de "mocheté" après qu'elle a coécrit un article sur son manque d'énergie et d'activité.
Sans oublier ceci :
"Êtes-vous stupide ? Êtes-vous stupide ?... Vous ne posez des questions que parce que vous êtes stupide".
C'est ce qu'a déclaré hier l'ogre Trump à Mar-a-Lago à une journaliste venue le confronter à des preuves gouvernementales contredisant ses affirmations mensongères selon lesquelles :
(a) le ressortissant américano-afghan résidant aux États-Unis qui a tiré sur deux soldats de la Garde nationale à Washington DC il y a deux jours, n'aurait jamais été contrôlé avant d'être autorisé à entrer aux États-Unis.
(b) Joe Biden serait seul responsable de la présence du tireur aux États-Unis. La demande d'asile du tireur, contrôlée par les États-Unis, a été approuvée par l'administration Trump en avril dernier.
Insulter l'intelligence des femmes et s'en prendre à leur apparence physique n'est pas une nouveauté dans l'histoire du violeur condamné Donald Trump alias "Attrapez-les par la chatte", mais il semble plus enclin que jamais à insulter ouvertement les femmes journalistes.
La "migration inversée"
Au-delà de ces scandaleux accès de misogynie, la brute au look orange exploite la fusillade de Washington - incident qu'il a lui-même provoqué en exposant stupidement les troupes de la Garde nationale à un danger inutile avec la mobilisation militaire insensée de la capitale nationale (voir l'article du New York Times que je cite ci-dessous) - pour renforcer une autre composante essentielle de sa politique fasciste : son nationalisme raciste, anti-immigré et xénophobe. Le fou furieux fasciste Trump, dans d'autres commentaires inacceptables prononcés à Mar-a-Lago, s'en est pris aux immigrants "criminels" qui "ne devraient pas vivre ici". Alors qu'un journaliste a demandé à "l'autoritaire enragé" s'il reproche à tous les Afghans le crime d'un seul homme, Trump a répondu : "Non, mais les Afghans créent beaucoup de problèmes". Il a réitéré ses allégations absurdes selon lesquelles les réfugiés somaliens "infestent le Minnesota", "créent de nombreux problèmes" et "nous coûtent beaucoup d'argent".
Le fils suprémaciste blanc d'un membre du Ku Klux Klan a ensuite lancé une autre de ses nombreuses piques racistes à la représentante somalienne américaine Ilhan Omar (D-MN), ajoutant : "Nous n'acceptons plus ces gens-là".
Pour couronner le tout, ce porc fasciste a également traité le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz d'"attardé".
Mais le président dépravé et adulateur d'Hitler n'en était malheureusement qu'au premier acte de sa conférence de presse de Thanksgiving à Mar-a-Lago. Juste avant minuit, il s'est rendu sur son site orwellien "Truth Social" pour déclarer vouloir
"suspendre définitivement l'immigration en provenance de tous les pays du tiers monde" et révoquer la nationalité américaine des migrants "qui nuisent à la sécurité intérieure".
Le président a présenté un plan de "migration inversée", frôlant le nettoyage ethnique. Il a promis de
"mettre fin à ces millions d'admissions illégales du mandat de Biden, et d'expulser toute personne jugée non conforme aux intérêts des États-Unis".
Il a ajouté vouloir mettre fin à toutes les prestations et subventions fédérales accordées aux
"non-citoyens", et que son régime "expulsera tout ressortissant étranger constituant une menace pour la sécurité, une 'charge publique'" ou, tenez-vous bien, "incompatible avec la civilisation occidentale".
Pour information, l'expression "migration inversée" a été inventée par des néofascistes britanniques et européens pour décrire l'expulsion forcée de minorités ethniques et d'immigrants non blancs. En utilisant ces termes, Trump confirme son penchant pour le fascisme.
Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas que de rhétorique creuse de la part de Trump. La semaine dernière, il a annoncé la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour les Somaliens du Minnesota, accusant de manière absurde les réfugiés somaliens de blanchiment d'argent financé par les contribuables en soutien au terrorisme.
Le statut de protection temporaire (TPS) est
"une protection temporaire accordée aux étrangers déjà présents aux États-Unis et contraints de rester dans le pays en raison de conditions dangereuses dans leur pays d'origine, comme un conflit, une catastrophe ou d'autres circonstances d'urgence", - Al Jazeera.
Mercredi dernier, le régime Trump a annoncé la fin du TPS pour plus de 350 000 Haïtiens, alors que la misère et la violence continuent de sévir dans cette île longtemps opprimée par les États-Unis.
Toujours à l'affût d'un prétexte pour assouvir ses penchants fascistes
L'escalade massive de la « migration inversée » en réponse à un incident isolé ne fait que confirmer l'autoritarisme de Trump. Le terroriste en chef et ses principaux lieutenants sont toujours à l'affût du moindre prétexte pour faire avancer leur mission fasciste, fondée sur une nouvelle forme de gouvernance nationale de type dictature "chrétienne" nationaliste blanche.
Le déploiement arbitraire de la Garde nationale à Washington a été motivé par une prétendue agression contre l'un des agents DOGE d'Elon Musk (un jeune Blanc bodybuildé surnommé "Big Balls") par des adolescents noirs dans un parking de la capitale.
Le "roi" Trump a invoqué les protestations légitimes de la population contre la terreur raciste de l'ICE, dans un périmètre de 10 km2 à Los Angeles au printemps dernier, pour affirmer abusivement que cette ville de 1 300 km2 est en proie à une "rébellion contre le gouvernement américain" nécessitant l'envoi de la Garde nationale, voire de Marines américains en service régulier.
Mein Trumpf a exploité l'assassinat du jeune leader fasciste Charlie Kirk pour promulguer un décret et un mémorandum présidentiel (Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale n° 7) portant gravement atteinte aux protections fondamentales de la liberté d'expression et menaçant l'existence même des organisations osant remettre en question le programme et le régime de Trump.
"C'était inévitable"
Le président particulièrement impopulaire a contribué à créer une atmosphère propice aux attaques de la Garde nationale à Washington après avoir imposé un contrôle militaire démesuré sur la capitale, ce que de nombreuses autorités et certains soldats eux-mêmes reconnaissent ouvertement. Comme le rapporte le New York Times d'hier :
"La fusillade de deux membres de la Garde nationale à Washington, D.C., a choqué les Américains mercredi, mais pour certains, l'événement n'a rien de surprenant. 'C'était prévisible', a déclaré un membre de la Garde nationale de Californie dans un SMS envoyé au New York Times, alors que la nouvelle faisait le tour du pays, s'exprimant sous couvert d'anonymat - non habilité à faire de commentaires publics. Ce soldat, qui sert dans la Garde depuis six ans et a été déployé à Los Angeles cet été pour lutter contre l'immigration, a déclaré que lui et ses commandants craignent que leur mission 'expose au risque d'ouvrir le feu sur des civils ou d'être la cible de tirs en retour'. Selon au moins deux autres membres de la Garde nationale californienne, cette préoccupation est partagée par d'autres soldats, y compris dans la capitale américaine, où deux membres de la Garde nationale de Virginie-Occidentale ont été grièvement blessés vers 14 h 15 par un tireur isolé, près de la Maison Blanche, selon le département de police métropolitain de Washington."Selon des directives internes diffusées aux unités de la Garde nationale à Washington en août, les commandants ont alerté leurs troupes sur l''environnement à haut risque' et rappelé que des 'individus malveillants, inspirés par des revendications ou des organisations terroristes étrangères, pourraient cibler le dispositif de sécurité'.
"'De plus, certaines composantes de la population civile pourraient tenter de perturber ces opérations', indique une note de service adressée aux militaires le 28 août. Cette note, jointe au dossier d'un procès intenté par le procureur général de Washington Brian Schwalb contre l'administration Trump, stipule que les forces de l'ordre locales se sont engagées à renforcer les patrouilles dans la zone où les troupes sont stationnées. Elle recommande également aux militaires de patrouiller par deux, de se vêtir en civil lorsqu'ils ne sont pas en service ou éloignés de leur caserne, et de signaler immédiatement tout comportement suspect à leurs supérieurs ou aux autorités locales.
"Le 12 août, les commandants de la Garde nationale de Washington ont publié une autre note détaillant les objectifs du déploiement et les risques encourus. Ils ont notamment indiqué que le déploiement 'donnait aux criminels, aux extrémistes violents, aux groupes motivés par des causes particulières et aux acteurs isolés l'occasion de porter atteinte à la sécurité publique'".
Le psychopathe en chef de la superpuissance la plus meurtrière du monde a bien entendu instrumentalisé la fusillade de Washington pour en rajouter une couche, ordonnant le déploiement de 500 gardes nationaux supplémentaires dans la capitale. Le "criminel le plus dangereux de l'histoire de l'humanité" veut que de jeunes gens issus de la classe ouvrière et des milieux défavorisés soient les prochaines cibles dans les rues de Washington. Il n'attend qu'une nouvelle fusillade semblable à celle qui a fait des victimes mercredi dernier.
Il faut renverser au plus vite ce régime fasciste mortifère avant qu'il ne soit trop tard.
Traduit par Spirit of Free Speech